CPE Le Jardin de Robi - Rien de réglé !
ROBERVAL, QC, le 27 mars 2026 /CNW/ - Malgré l'imposition de services minimaux par le Tribunal administratif du travail (TAT) à compter du 1er avril, la grève se poursuit au CPE Le Jardin de Robi. Les travailleuses demeurent déterminées à obtenir une entente négociée, dans les meilleurs délais, afin de permettre le retour complet des services au CPE.
« C'est certain que les travailleuses déplorent que l'employeur mette tous ses efforts dans la judiciarisation au lieu de chercher une solution à la table de négociation, comme il se doit, explique Nathalie Duperré, présidente du Syndicat des travailleuses des centres de la petite enfance et des bureaux coordonnateurs du Saguenay-Lac-Saint-Jean-CSN. Il prétend n'avoir aucune marge de manœuvre financière à la table de négociation mais il a pu engloutir des sommes importantes en frais d'avocats! Nous ne baisserons pas les bras. La seule issue à ce conflit demeure la conclusion d'une entente négociée. »
La présidente de la Confédération des syndicats nationaux (CSN), Caroline Senneville, souligne que le gouvernement est responsable de la situation. Il a encouragé tacitement l'employeur à refuser toute négociation durant des mois, dans l'espoir que le tribunal impose des services minimaux. Il s'agit d'un précédent dangereux. « Le gouvernement a ouvert une véritable boîte de Pandore. Sous prétexte de protéger les personnes les plus vulnérables des effets d'un conflit de travail, il a rompu l'équilibre du rapport de force inhérent à toute négociation. Cela aura pour effet d'allonger la durée des conflits de travail, car plusieurs employeurs choisiront de s'asseoir sur leurs mains et d'appeler le ministre du Travail à leur rescousse au lieu de négocier. »
Le vice-président du Conseil central du Saguenay-Lac-Saint-Jean-CSN, Gilles Vaillancourt, appelle la population de la région à exiger un retour à la table de négociation. « Je pense que tout le monde souhaite un retour à la normale le plus rapidement possible au Jardin de Robi. Malgré les nombreux appels du syndicat à reprendre les négociations, il n'y a eu aucune rencontre depuis le début novembre. C'est inacceptable ! Nous nous tiendrons aux côtés des travailleuses jusqu'à ce qu'elles obtiennent une entente satisfaisante. Si l'employeur croit pouvoir leur imposer ses volontés à l'usure, il se trompe. Elles tiendront leur bout tant qu'il le faudra ».
Rappelons que la décision du TAT impose également à la directrice et à la directrice adjointe de contribuer au maintien de services minimaux. Elles reçoivent leur plein salaire depuis le début du conflit, même si elles ont choisi de fermer complètement le CPE.
À propos
La vingtaine de salariées du Jardin de Robi est membre du Syndicat des travailleuses des CPE et BC du Saguenay-Lac-Saint-Jean-CSN. Il est affilié à la Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN). Celle-ci regroupe 140 000 membres, ce qui en fait la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux ainsi qu'en services de garde éducatifs à l'enfance. Il fait également partie du Conseil central du Saguenay-Lac-Saint-Jean-CSN, regroupant 160 syndicats CSN comptant plus de 16 000 membres dans la région. La CSN, ce sont 330 000 travailleuses et travailleurs de tous les secteurs d'activité.
SOURCE CSN - Confédération des syndicats nationaux

Pour information : Jean-Pierre Larche, Information-CSN, 514 605-0757 ou [email protected]
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