Cible de réduction des GES : Québec maintient une cible ambitieuse, mais réaliste
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Cabinet du ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs22 janv, 2026, 07:30 ET
QUÉBEC, le 22 janv. 2026 /CNW/ - Le gouvernement du Québec annonce aujourd'hui qu'il maintient sa cible ambitieuse de réduction des émissions de gaz à effet de serre (GES) de 37,5 % sous le niveau de 1990, tout en ajustant l'échéance de réalisation à 2035. Cette décision permet de maintenir le cap sur la transition énergétique et sur les énergies vertes, tout en protégeant l'économie et les emplois.
Le ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs et ministre responsable de la région de la Chaudière-Appalaches, M. Bernard Drainville, en a fait l'annonce aujourd'hui.
Depuis 1990, le Québec a déjà réduit ses émissions de gaz à effet de serre d'environ 20 %. Autrement dit, en 35 ans - de 1990 à 2025 -, plus de la moitié de la cible a été atteinte. Maintenir coûte que coûte l'échéance de 2030 signifierait réaliser l'autre moitié du chemin, soit la différence entre 37,5 % et les 20 % déjà atteints, en seulement cinq ans.
Une telle accélération ferait peser des risques importants sur l'économie québécoise et sur les Québécois, dans un contexte déjà marqué par l'incertitude économique, commerciale, et les tensions tarifaires.
Le gouvernement adopte donc une approche équilibrée et responsable : préserver l'ambition climatique, comme l'ont demandé les participants à la consultation particulière de l'Assemblée nationale, tout en tenant compte des impacts économiques et humains. Cette décision permet de maintenir le cap sur la transition énergétique et sur les énergies vertes, tout en protégeant notre tissu économique et nos emplois.
Le contexte international et nord-américain rend cette approche nécessaire. Plusieurs partenaires économiques ont récemment reculé en ce qui concerne leurs engagements climatiques, y compris les États-Unis, l'Ontario et la Colombie-Britannique, qui ont modifié leurs politiques environnementales et climatiques pour attirer des investissements, parfois au détriment de la transition énergétique. Le Québec, de son côté, continue de miser sur les énergies renouvelables. Hydro-Québec prévoit investir 200 milliards de dollars au cours des 10 prochaines années, ce qui lui permettra de doubler sa production d'énergies vertes d'ici 2050.
Cette cible de 37,5 % sous le niveau de 1990 d'ici 2035 demeure ambitieuse et nécessitera des efforts soutenus de tous les acteurs. Le gouvernement invite toutes les parties prenantes à rester mobilisées. Les mesures pour réduire les émissions et renforcer l'adaptation aux changements climatiques se poursuivent et sont soutenues avec vigueur, notamment par les revenus du marché du carbone.
Citation :
« Agir pour le climat, c'est essentiel, mais il faut le faire de façon équilibrée et responsable. Maintenir une cible ambitieuse tout en ajustant le calendrier, c'est choisir une approche pragmatique qui protège à la fois l'environnement, notre économie et le gagne-pain des Québécois. Le Québec demeure pleinement engagé vers la carboneutralité en 2050. »
Bernard Drainville, ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs, ministre responsable de la Stratégie maritime et ministre responsable de la région de la Chaudière-Appalaches
Source : Béatrice Déry Attachée de presse Cabinet du ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Stratégie maritime et ministre responsable de la région de la Chaudière-Appalaches Tél. : 367 995-0528 |
Information : contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs |
SOURCE Cabinet du ministre de l'Environnement, de la Lutte contre les changements climatiques, de la Faune et des Parcs
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