Budget 2026-2027 - La colère monte dans le milieu communautaire et la riposte s'organise
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Réseau québécois de l'action communautaire autonome (RQ-ACA)18 mars, 2026, 20:19 ET
KÉ'BEC/QUÉBEC, le 18 mars 2026 /CNW/ - Le Réseau québécois de l'action communautaire autonome (RQ-ACA) s'indigne du budget austère de la CAQ, qui tourne le dos au filet social, dont les groupes d'action communautaire autonome (ACA) constituent une assise incontournable. Le gouvernement ignore une fois de plus les besoins criants des 4 500 organismes du milieu et ce, malgré l'annonce d'une vague de grève sans précédent qui sera déclenchée la semaine prochaine, à l'initiative du mouvement Communautaire à boutte.
Alors que nous entamons la dernière année du Plan d'action gouvernemental en action communautaire (PAGAC 2022-2027), le RQ-ACA souligne la confirmation, obtenue à sa demande, de l'intention du ministre Girard d'élaborer un prochain plan pour 2027-2032.
On aurait néanmoins espéré un budget qui va plus loin que le maintien des sommes déjà promises. En réalité, Québec n'injectera qu'un maigre 32 millions $ supplémentaires pour les organismes du domaine de la Santé et les services sociaux, dont 12 M$ pour les organismes en violence conjugale. Ces investissements se situent bien en deçà des besoins que nous évaluons à 2.6 G$ pour l'ensemble de l'action communautaire autonome. Aucune annonce quant à une indexation des subventions selon l'indice des coûts de fonctionnement communautaire (ICFC), ce qui nous plongera dans un autre cycle d'appauvrissement.
« Les quelques 50 000 travailleuses et travailleurs d'ACA sont au bout du rouleau, affirme Caroline Toupin, coordonnatrice du RQ-ACA, et ce ne sont pas les quelques miettes dispersées dans certains secteurs qui vont freiner la mobilisation. Nous sommes confronté•e•s à une détresse psychologique, un épuisement généralisé et à des conditions salariales indécentes, avec un écart salarial allant jusqu'à 42 % avec la moyenne québécoise. C'est un enjeu d'équité car ce sont majoritairement les femmes qui sont touchées par cette situation intenable, tant sur le plan des travailleuses que des personnes soutenues », insiste la porte-parole.
Les voyants sont au rouge. À l'heure actuelle, c'est la survie des organismes qui est en jeu car le gouvernement ne contribue, en moyenne, qu'à 17,5% de leur budget de fonctionnement, les forçant à multiplier les projets par ententes de financement non récurrentes pour joindre les deux bouts. Il faudrait minimalement doubler cette contribution, mais le gouvernement refuse d'agir. Le « saupoudrage » doit cesser au profit d'une reconnaissance pleine et entière à la hauteur de leur contribution sociale, économique et démocratique.
« Actuellement, notre travail est invisible et non reconnu. Ça suffit les tapes dans le dos et la langue de bois! Ça nous prend des engagements sérieux et sans équivoque quant à notre autonomie et notre financement. C'est pourquoi le RQ-ACA soutient le mouvement Le communautaire à boutte et répond présent à l'appel à la grève qui aura lieu du 23 mars au 2 avril prochain », conclut Caroline Toupin.
SOURCE Réseau québécois de l'action communautaire autonome (RQ-ACA)

Pour informations et demandes d'entrevues: Meaghan Johnstone : [email protected], 438.498.7681
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