Boissons énergisantes caféinées : Québec solidaire demande une loi «Zachary Miron» pour protéger les jeunes de moins de 16 ans
QUÉBEC, le 6 mai 2026 /CNW/ - À la suite du dépôt à l'Assemblée nationale d'une pétition réclamant l'encadrement de la vente de boissons énergisantes caféinées chez les mineurs, Québec solidaire demande au gouvernement de la CAQ de légiférer rapidement afin de protéger les jeunes de moins de 16 ans.
La pétition, qui compte plus de 35 000 signatures, est parrainée par le député et responsable en matière de santé pour Québec solidaire, Guillaume Cliche-Rivard :
« On ne peut pas fermer les yeux devant les risques que ces produits posent pour les jeunes. La CAQ a déjà reçu des recommandations claires pour mieux encadrer les boissons énergisantes caféinées et la motion qui a été adoptée à l'unanimité par tous les partis ce matin montre qu'il y a un consensus politique large. Maintenant, il reste peu de temps avant la fin de la session parlementaire, il faut passer à l'action et adopter une loi. Quand il est question de la santé de nos enfants, il n'y a pas de temps à perdre. », affirme Guillaume Cliche-Rivard.
M. Cliche-Rivard était accompagné de David Miron et Veronica Vera Martinez, parents de Zachary Miron, décédé tragiquement à l'âge de 15 ans en janvier 2024; de Jasun Taparauskas, directeur général de l'Externat Sacré-Cœur; ainsi que de Marie-Jeanne Rossier-Bisaillon, directrice des projets d'habitudes de vie à l'Association pour la santé publique du Québec (ASPQ).
« Nous sommes profondément touchés par la mobilisation des derniers mois et par l'ampleur que prend le mouvement Zachary Miron. Il est clair que les attentes de la population vont désormais au-delà de la sensibilisation. Il est temps de passer à des actions concrètes sur le plan législatif. Nous demeurons confiants qu'une solution peut être trouvée d'ici le 12 juin.», déclarent David Miron et Veronica Vera Martinez, les parents de Zachary Miron.
« Bien que le milieu scolaire continue de multiplier les efforts de sensibilisation, l'éducation à elle seule ne peut suffire face à la vente libre des boissons énergisantes. Les écoles jouent pleinement leur rôle en prévention, mais leur action doit être soutenue par un encadrement cohérent alors que ces produits, aux risques documentés, demeurent accessibles à chaque coin de rue. Le gouvernement a devant lui l'opportunité de saisir cette prise de conscience collective et de la transformer en une occasion réelle pour mieux protéger la jeunesse. », soutient Jasun Taparauskas, directeur général de l'Externat Sacré-Cœur, le collège que fréquentait Zachary Miron.
« La consommation de boissons énergisantes caféinées chez les jeunes n'est pas anodine : riches en sucres libres et en caféine, ces produits ciblent directement les jeunes. Au Québec, une volonté claire émerge : 86 % de la population soutient l'interdiction de leur vente aux moins de 16 ans. Ce chiffre et la mobilisation actuelle témoignent d'un élan collectif pour protéger la santé de nos jeunes », ajoute Marie-Jeanne Rossier-Bisaillon, directrice des projets d'habitudes de vie à l'ASPQ.
Pour Québec solidaire, la santé publique doit être la priorité dans ce dossier. Le parti demande à la CAQ de déposer un projet de loi rapidement afin de limiter l'accès des jeunes de moins de 16 ans aux boissons énergisantes caféinées.
Toutes les personnes présentes ont invité la ministre de la Santé à répondre favorablement à l'appel des parents, des milieux scolaires, des experts en santé publique et des dizaines de milliers de Québécoises et Québécois qui appuient cette pétition.
SOURCE Aile parlementaire de Québec solidaire

Renseignements : Nicolas Beaulieu, Attaché de presse pour le caucus de Québec solidaire, [email protected] ou (819) 446-4308
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