Un nouveau sondage de KPMG montre que l'utilisation de l'IA par les étudiants est en forte croissance, mais que leur préparation à un monde axé sur l'IA accuse un retard
MONTRÉAL, le 4 sept. 2026 /CNW/ -- Alors que les étudiants de partout au Canada retournent en classe cet automne, de nouvelles recherches suggèrent que les écoles ont de la difficulté à suivre le rythme de l'intelligence artificielle, une technologie que la plupart des élèves utilisent régulièrement. Un sondage de KPMG au Canada montre que les trois-quarts des étudiants utilisent l'IA générative pour leurs travaux scolaires, mais près de six éducateurs sur dix ne croient pas que le système d'éducation du Canada prépare adéquatement les étudiants à un avenir où l'IA est un outil standard en milieu de travail.
Les résultats du sondage soulignent un défi croissant auquel font face les établissements d'enseignement : l'adoption de l'IA par les étudiants progresse plus rapidement que l'offre d'encadrement et de formation en la matière. Un peu plus de la moitié (53 %) des étudiants affirment avoir reçu une formation officielle sur la façon d'utiliser l'IA de façon responsable pour leurs travaux scolaires, et une proportion moins élevée (46 %) des éducateurs affirment que les étudiants reçoivent actuellement suffisamment de formation sur l'IA responsable.
« Pour de nombreux étudiants, l'IA est déjà devenue un outil aussi courant qu'un moteur de recherche ou une calculatrice pour réaliser leurs travaux scolaires. Le problème, c'est que son adoption a progressé plus rapidement que la mise en place des mécanismes nécessaires pour leur apprendre à utiliser ces outils de façon responsable », a déclaré Rob Clayton, associé et leader nationale en Éducation, KPMG au Canada. « Bien utiliser l'IA va bien au-delà de la maîtrise des requêtes. Les étudiants doivent être en mesure de déterminer quand l'IA peut favoriser l'apprentissage et quand il est préférable de s'en remettre à leur propre jugement, à leur analyse et à leur pensée critique. Ces aptitudes seront indispensables dans un environnement de travail où l'IA occupera une place grandissante. »
L'étude montre que l'éducation des étudiants sur la façon d'utiliser l'IA de façon responsable devient une priorité essentielle pour les professeurs et leurs étudiants. Près de 80 % des éducateurs croient que les étudiants devraient recevoir des instructions claires sur l'utilisation responsable et éthique de l'IA, tandis que 70 % des élèves affirment que les écoles devraient offrir plus de cours sur la façon d'utiliser l'IA générative.
Principales conclusions du sondage
- 75 % des étudiants canadiens utilisent des outils d'IA générative dans leurs travaux scolaires.
- 59 % des éducateurs canadiens ne croient pas que le système d'éducation du Canada prépare adéquatement les étudiants à un avenir où l'IA est un outil de travail standard.
- 53 % des étudiants affirment avoir reçu une formation officielle sur la façon d'utiliser l'IA de façon responsable dans le cadre de leurs études.
- 46 % des éducateurs conviennent que les étudiants reçoivent actuellement suffisamment de formation sur l'utilisation responsable de l'IA dans leur établissement.
- 79 % des éducateurs affirment qu'il faudrait enseigner explicitement aux étudiants l'utilisation responsable et éthique de l'IA.
- 70 % des étudiants affirment que les établissements d'enseignement devraient offrir plus de cours sur la façon d'utiliser l'IA générative.
L'IA transforme la salle de classe
Les étudiants sont déjà de fervents utilisateurs de l'IA, près de 70 % d'entre eux utilisant l'IA générative à l'école au moins quelques fois par semaine. Plus des trois quarts des répondants affirment que l'IA a amélioré la qualité de leurs travaux scolaires, tandis que 81 %d'entre eux conviennent qu'elle les a aidés à mieux comprendre le matériel pédagogique.
Les étudiants indiquent également subir certaines conséquences négatives découlant de l'utilisation de l'IA. Plus de la moitié (51 %) affirment que leur pensée critique s'est détériorée depuis qu'ils ont commencé à utiliser l'IA, tandis que 69 % croient que leurs pairs comptent sur l'IA pour éviter complètement la pensée critique. Les éducateurs partagent ces préoccupations, 89 % d'entre eux étant d'accord pour dire que, sans encadrement adéquat, les étudiants risquent aussi d'adopter des habitudes problématiques qui auront une incidence sur leur apprentissage.
« Les étudiants appliqueront en milieu professionnel les habitudes et les comportements qu'ils auront acquis pendant leur parcours scolaire », a déclaré Jameel Ahamed, associé et leader national, Plateformes de données et IA chez KPMG au Canada. « Les établissements d'enseignement doivent trouver de nouvelles façons de mettre les étudiants au défi de soutenir leurs idées, d'analyser et de résoudre des problèmes complexes et d'appliquer un jugement indépendant. Que ce soit grâce à un plus grand nombre de projets d'apprentissage, d'évaluations orales ou de discussions interactives, l'objectif devrait être de veiller à ce que l'IA améliore l'apprentissage plutôt que de devenir un substitut à celui-ci. »
Bien que l'adoption de l'IA soit plus lente chez les éducateurs (46 %) des répondants l'utilisent au moins quelques fois par semaine, et 77 % affirment que la technologie leur a permis de changer la façon dont ils évaluent les résultats d'apprentissage des étudiants. Les répondants ont également indiqué que l'IA soulève des enjeux d'intégrité académique qui sont difficiles à gérer.
En effet, le sondage montre que les étudiants et les éducateurs ont des opinions divergentes lorsqu'il s'agit de déterminer ce qui constitue une utilisation acceptable de l'IA en classe. Alors que 72 % des éducateurs estiment que l'utilisation de l'IA générative pour aider à réaliser des travaux scolaires constitue de la tricherie, cette opinion est partagée par seulement 50 % des étudiants. Si les étudiants ont largement adopté l'IA dans leurs travaux scolaires, 67 %t d'entre eux indiquent toutefois qu'ils douteraient du résultat si leur enseignant avait recours à l'IA pour évaluer leurs travaux.
« Les établissements d'enseignement entrent dans une nouvelle phase de développement de l'IA », a déclaré M. Ahamed. « La question n'est plus de savoir si les étudiants utilisent l'IA. Ils le font déjà. L'enjeu consiste désormais à créer des environnements d'apprentissage qui amènent les étudiants à penser de façon critique, à poser des questions, à collaborer et à mettre leurs connaissances en pratique de manière novatrice. L'IA amène les éducateurs à repenser la façon dont l'apprentissage se déroule, tant à l'intérieur qu'à l'extérieur de la salle de classe. Les établissements qui adopteront ce changement seront mieux outillés pour préparer les étudiants à évoluer avec assurance dans un monde du travail en évolution rapide. »
Tous les étudiants ne sont pas égaux devant l'IA
Le sondage souligne aussi des inquiétudes grandissantes quant à l'équité, alors que l'IA prend une place de plus en plus importante dans le domaine de l'éducation.
Près du quart des étudiants paient maintenant pour accéder à des outils d'IA pour soutenir leur travail scolaire, et près de la moitié d'entre eux croient que les étudiants qui paient pour l'IA obtiennent un avantage sur le plan des études par rapport à ceux qui ne le font pas. Parallèlement, 84 % des éducateurs se disent préoccupés par le fait qu'un accès inégal aux outils d'IA et à la formation pourrait créer des inégalités en éducation.
« L'IA a le potentiel de rendre l'apprentissage plus personnalisé et accessible, mais seulement si les établissements scolaires établissent des lignes directrices et des politiques claires qui garantissent que tout le monde a la possibilité de profiter de ces outils », a déclaré M. Clayton. « La mise en place de ces fondements dès aujourd'hui sera déterminante pour garantir que la technologie soutienne les résultats d'apprentissage de tous les élèves, indépendamment des facteurs socioéconomiques, tout en permettant aux éducateurs de s'adapter à cette nouvelle ère de l'enseignement et de l'apprentissage. »
À propos du sondage
KPMG Canada a sondé 1 009 Canadiens (âgés de 18 ans et plus) qui fréquentaient ou travaillaient dans des établissements d'enseignement universitaire, collégial, professionnel ou secondaire du 22 juillet au 5 août 2026, au moyen de la plateforme de recherche en ligne Methodify de Sago. Au total, 1 864 Canadiens ont participé au sondage. Le constat selon lequel 75 % des étudiants canadiens utilisent des outils d'IA générative dans leurs travaux scolaires est fondé sur l'ensemble de l'échantillon admissible et représente la proportion observée parmi tous les étudiants ayant participé au sondage. De l'ensemble des étudiants ayant participé au sondage, 47 % sont inscrits à l'université, 25 % au collège, 12 % à des études postuniversitaires ou à temps partiel, 12 % à l'école secondaire et 4 % dans un établissement d'enseignement technique, professionnel ou de métiers spécialisés. Chez les éducateurs, 63 % se définissent comme enseignants ou professeurs, 19 % comme chefs de département ou responsables de programmes d'études, et 18 % exercent des fonctions de direction ou de gestion.
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SOURCE KPMG LLP
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