CHICOUTIMI, QC, le 20 avril 2026 /CNW/ - Veuillez noter que le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Éric Gingras, s'adressera aux représentantes et représentants des médias de la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean dans le cadre d'une conférence de presse, ce mardi 21 avril à 10 h.
Les derniers mois ont été difficiles pour le climat social au Québec et, dans le contexte de l'arrivée d'une nouvelle première ministre, la CSQ en appelle à un changement de ton et au retour du dialogue, dans l'intérêt commun.
« Les Québécoises et les Québécois se sont braqués devant la stratégie d'affrontement et de division électoraliste du gouvernement de François Legault. La preuve, c'est qu'il n'en est plus. N'empêche, on est pris avec de nouvelles lois qui viennent complètement changer le paysage, tant en matière de relations de travail, de négociations collectives, de santé et sécurité du travail et de représentation syndicale. Ce sont aussi les contre-pouvoirs qui ont été visés. Est-ce vraiment le Québec que nous voulons pour demain? À la CSQ, on tend la main à Mme Fréchette pour favoriser une vision rassembleuse, de même qu'à l'ensemble des partis politiques, à l'aube des prochaines élections générales », lance le président de la CSQ.
Le bâton de pèlerin
La Centrale amorce aujourd'hui, à Chicoutimi, une tournée des régions, afin de discuter des différents projets de loi antisyndicaux et de leurs répercussions sur l'action collective des syndicats partout au Québec, ainsi que d'interpeller la population sur le rôle social des organisations syndicales et leur importance dans les collectivités.
« Dans notre mission, il y a plus que la négociation collective, il y a aussi l'intérêt commun. Les travailleuses et les travailleurs que nous représentons sont des citoyennes et des citoyens du Québec. La société dans laquelle nous vivons et évoluons a des effets directs et concrets sur leur vie et, oui, sur leurs milieux de travail. Ce qui se passe entre les murs de nos établissements, nos écoles, nos collèges, nos hôpitaux et nos services éducatifs en petite enfance, ça s'enracine bien plus largement dans la société. Les organisations syndicales ne sont pas dans une bulle à part : nous sommes au cœur des communautés, partout à travers la province. »
La violence comme enjeu de société
L'un des exemples actuels les plus probants pour la Centrale est le dossier de la violence. Il s'agit d'un enjeu majeur et prioritaire pour la Centrale, qui reflète les préoccupations et la réalité quotidienne des membres. « Si l'on devait se limiter aux seules conventions collectives comme le voudraient certains, on ne pourrait pas travailler sur l'aspect sociétal de la violence. Et ce serait alors une aberration, parce que ce sont nos membres qui nous mandatent pour le faire! Ce sont elles et eux qui réclament que nous fassions toutes les représentations nécessaires pour que se tienne enfin une grande réflexion collective en éducation », d'ajouter Éric Gingras, tout en faisant valoir que l'éducation était complètement éclipsée du discours politique à l'heure actuelle.
Se parler d'éducation
« Il faut se parler d'éducation, pour de vrai -- de la réussite éducative des jeunes et d'égalité des chances. Le temps est venu de réunir tous ensemble le gouvernement, les syndicats, les directions d'établissements, les parents, les spécialistes et personnes expertes, etc., et de jouer cartes sur table. Faire de l'éducation une priorité nationale, c'est un choix politique et social, et tout le monde a un rôle à remplir. Le Québec est mûr pour une grande réflexion en éducation, dans le but d'établir un plan pour les quelque quinze prochaines années. Notre réseau a grandement besoin de vision et de leadership. »
Dans un contexte de polarisation, la CSQ propose plutôt le dialogue et travaille à renforcer la cohésion sociale. « Avoir une idée, pencher la tête et foncer, ce n'est pas ça, le leadership! Le problème, ce n'est pas l'immobilisme ou l'obstruction syndicale, comme certains se plaisent à le dire, mais bien l'absence de dialogue social. Il faut se parler, s'adapter et trouver une voie de passage dans l'intérêt commun. Mais encore faut-il pouvoir en discuter, parce que la prochaine campagne électorale est à nos portes! »
Aide-mémoire
QUOI : |
Conférence de presse de la CSQ |
QUI : |
Éric Gingras, président de la CSQ |
QUAND : |
Le 21 avril 2026 à 10 h |
OÙ : |
Hôtel Le Montagnais (salle Réserve Nord) |
1080, boul. Talbot |
|
Chicoutimi QC G7H 4B6 |
Le président de la CSQ sera également disponible pour accorder des entrevues à l'occasion de son passage dans la région. Les médias sont priés de contacter Maude Messier, attachée de presse de la CSQ, au 514 213-0770.
La CSQ représente plus de 8 300 travailleuses et travailleurs dans la région du Saguenay-Lac-Saint-Jean, notamment en petite enfance ainsi que dans le réseau de l'éducation, et ce, dans toutes les catégories d'emplois.
Profil de la CSQ
La CSQ est la plus importante organisation syndicale en éducation au Québec. Elle représente des membres dans toutes les catégories d'emplois, de la petite enfance à l'enseignement supérieur, en passant par tout le réseau scolaire.
La Centrale rassemble 225 000 membres; elle compte 11 fédérations qui regroupent quelque 240 syndicats affiliés, auxquels s'ajoute l'AREQ, le mouvement des personnes retraitées CSQ. Elle est également présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, du municipal, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.
X : CSQ_Centrale
SOURCE Centrale des syndicats du Québec (CSQ)

Renseignements: Maude Messier, Attachée de presse de la CSQ, Cellulaire : 514 213-0770, Courriel : [email protected]
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