FARNBOROUGH, United Kingdom, le 21 juill. 2026 /CNW/ -- Le carburant d'aviation durable (SAF)* pourrait devenir un vecteur important de la croissance industrielle et économique du Canada, tout en contribuant à l'ambition de l'industrie aéronautique mondiale d'atteindre « la carboneutralité d'ici 2050 », conformément à l'objectif établi par l'ATAG, l'IATA et l'OACI, selon une étude macroéconomique réalisée par Airbus et ICF, dévoilée au Salon international de l'aéronautique de Farnborough. L'étude définit les conditions nécessaires pour que le SAF puisse répondre à 40 % de la demande canadienne en carburant d'aviation d'ici 2040, en évaluant à la fois le soutien public requis et les retombées économiques qui pourraient en découler pour le Canada.
Entre 2026 et 2040, le développement d'une chaîne de valeur canadienne du SAF pourrait contribuer à hauteur de 32 milliards de dollars au PIB du pays. Il pourrait aussi soutenir la création de 140 000 emplois dans l'ensemble de la chaîne de valeur, soit l'équivalent de près du quart de la main-d'œuvre directe actuelle du secteur pétrolier et gazier. Cette croissance générerait également près de 890 millions de dollars par année en revenu disponible net pour les ménages canadiens impliqués. Les retombées se feraient sentir partout au pays, des régions agricoles et forestières aux grands centres urbains, en favorisant la diversification économique et la vitalité des communautés locales.
L'adoption du SAF permettrait aussi de réduire les émissions de carbone sur l'ensemble du cycle de vie**, ce qui pourrait générer une valeur sociétale additionnelle estimée à 19 milliards de dollars grâce aux coûts carbone évités, selon la méthodologie du gouvernement du Canada. Le coût social du carbone, adopté par Environnement et Changement climatique Canada (ECCC), sert à mesurer les impacts économiques additionnels*** associés à une hausse marginale des émissions de carbone.
Dans un contexte où une part importante du carburant consommé au Canada est importée, le développement d'une chaîne de valeur nationale du SAF représente également un enjeu de souveraineté énergétique et de résilience économique. Une production domestique permettrait de réduire la dépendance aux marchés étrangers et d'atténuer l'exposition aux fluctuations géopolitiques.
Sans augmentation de la capacité de production nationale, la dépendance du Canada aux importations de biocarburants pourrait dépasser 65 % d'ici 2030 pour répondre à une demande projetée de 8,5 milliards de litres. Cette vulnérabilité accrue accentuerait les risques pour la sécurité énergétique du secteur, qui dépend déjà de fournisseurs étrangers pour environ 35 % de son carburant d'aviation conventionnel.
Cette occasion se présente dans un contexte international en pleine transformation. Tandis que les politiques incitatives, notamment aux États-Unis, stimulent déjà les investissements et la mobilisation des ressources, le Canada possède lui aussi des atouts majeurs pour s'imposer comme un acteur de premier plan dans cette industrie, grâce entre autres à l'abondance de ses ressources naturelles, à son expertise industrielle et à son leadership reconnu dans le secteur aérospatial.
Airbus réitère son engagement à accélérer l'essor d'un marché du SAF viable, accessible et abordable, afin d'aider le secteur aérien à réduire sa dépendance aux combustibles fossiles. L'entreprise entend jouer un rôle de catalyseur au sein de l'écosystème en favorisant les partenariats industriels, en appuyant l'intégration du SAF à ses propres activités et en contribuant à la mobilisation des parties prenantes dans l'ensemble de la chaîne de valeur.
Airbus souhaite poursuivre sa collaboration constructive avec les partenaires gouvernementaux, aux côtés du Conseil canadien des carburants d'aviation durables (C-SAF). Des mesures incitatives prévisibles et complémentaires seront essentielles pour attirer les investissements et permettre le développement d'une chaîne de valeur du SAF concurrentielle et viable à long terme. En harmonisant ces initiatives de l'industrie avec des politiques publiques favorables, Airbus vise à contribuer à la production nationale de SAF, à assurer la disponibilité de carburants renouvelables pour l'industrie aérospatiale canadienne et à préserver l'abordabilité du transport aérien.
Consultez le rapport complet sur notre site Web.
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* Le carburant d'aviation durable (SAF) est un carburant synthétique. Pour être considéré comme durable, il doit être produit à partir de sources ou de matières premières renouvelables, notamment des huiles de cuisson usagées, des graisses, des huiles végétales ou encore des résidus municipaux, agricoles et forestiers. Il doit également satisfaire à des exigences rigoureuses en matière de durabilité sur l'ensemble de la chaîne de traçabilité, notamment celles prévues par le régime CORSIA de l'OACI ou par la directive européenne sur les énergies renouvelables (RED). Ces exigences tiennent compte, entre autres, de la sécurité alimentaire, de la gestion de l'eau et du respect des droits de la personne. Par exemple, les organismes de certification du SAF vérifient de façon indépendante que les matières premières utilisées ne détournent pas de ressources nécessaires à la production alimentaire. Pour en savoir davantage, consultez notre site Web.
** Bien que le SAF et le kérosène conventionnel émettent la même quantité de CO₂ en vol, le SAF peut réduire jusqu'à 80 % les émissions de CO₂ sur l'ensemble du cycle de vie par rapport au carburéacteur conventionnel, selon la filière de production utilisée.
*** Les répercussions peuvent notamment se traduire par une diminution de la productivité économique, une augmentation des dommages matériels liés à des phénomènes météorologiques extrêmes, comme les inondations, les ouragans et les feux de forêt, une réduction des services fournis par les écosystèmes ainsi que des effets sur la santé humaine.
SOURCE Airbus

Contacts pour les médias : Amélie Forcier, AIRBUS, Canada, 1-514-452-5279, [email protected]; Annabelle Duchesne, AIRBUS, Canada, +1-438-402-4276, [email protected]
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