9e féminicide : Une coalition de près de 600 personnalités menée par Ruba Ghazal demande que les féminicides soient traités comme une urgence nationale
MONTRÉAL, le 21 avril 2026 /CNW/ - Alors que le Québec enregistre un 9e féminicide depuis le début de l'année, une large coalition menée par la cheffe parlementaire de Québec solidaire et candidate au poste de première ministre, Ruba Ghazal, exigent des actions concrètes pour mettre fin aux féminicides.
Dans une lettre ouverte signée par près de 600 personnes, dont plusieurs personnalités publiques de divers horizons, elles et ils unissent leurs voix pour interpeller la nouvelle première ministre Christine Fréchette.
« Neuf féminicides en 2026. C'est insupportable. Les Québécoises et les Québécois trouvent ça insupportable. On est en avril et déjà, on a atteint le triste record de l'an dernier. Je refuse d'accepter ça comme une fatalité. Ce sont des vies qu'on peut sauver. Les solutions existent : il manque seulement la volonté politique et les ressources pour les mettre en œuvre. Tout le monde a salué l'arrivée de la deuxième femme première ministre de l'histoire du Québec comme un symbole fort. Mais les symboles ne sauvent pas des vies. L'égalité, c'est d'abord le droit de vivre en sécurité. Je demande à Mme Fréchette d'entendre le sentiment d'urgence collectif et de poser des actions concrètes pour sauver des vies », a déclaré Ruba Ghazal, dans un point de presse devant les bureaux de Montréal de la première ministre, en compagnie d'une coalition d'artistes, d'activistes, d'intervenantes en violence conjugale notamment composée de:
- Ingrid Falaise
- Louise Riendeau
- Manon Massé
- Alejandra Zaga Mendez
- Safia Nolin
- Claire Pommet (Pomme)
- Rebecca Déraspe
- Laïma Abouraja Gérald
- Anicée Ouellet
- Martine Delvaux
- Michèle Ouellette
- Annie Laurin
- Sony Carpentier
Alors que Christine Fréchette s'apprête à composer son nouveau conseil des ministres, elles demandent entre autres que soit créé un ministère des Droits des Femmes et de l'Égalité, avec à sa tête une ministre qui aura les coudées franches pour agir et financer les organismes qui viennent en aide aux victimes de violence conjugale.
« Depuis 2020, 85 femmes ont été assassinées en contexte conjugal et 13 infanticides ont eu lieu. Cette année, elles sont déjà neuf à s'être débattues, en vain, pour ne pas mourir. Ces féminicides ne sont pas des faits divers, ce sont des vies qu'on n'a pas su protéger. Les solutions sont connues, les recommandations existent -- 190 ont été déposées en 2020-- mais ce qui manque, c'est la volonté d'agir maintenant. Pendant ce temps, des femmes vivent encore chaque jour dans la peur d'être les prochaines. Madame la Première ministre, vous avez aujourd'hui l'occasion d'être à la hauteur de l'urgence. Les solutions sont là. J'ose croire que vous ferez les choses différemment », a ajouté Ingrid Falaise,
« Les Québécoises ont besoin d'une loi bien pensée qui leur permettra d'être informées sur les antécédents de violence de leur partenaire et accompagnées de ressources spécialisées en violence conjugale pour tisser un filet de sécurité autour d'elles, au besoin. Madame Fréchette, pour que la loi atteigne ses objectifs, elle doit être assortie des budgets nécessaires », a conclu Louise Riendeau, coresponsable des dossiers politiques du Regroupement des maisons pour femmes victimes de violence conjugale.
SOURCE Aile parlementaire de Québec solidaire

Renseignements: Victor Wong Seen-Bage, Attaché de presse des porte-parole, Aile parlementaire de Québec solidaire, (581) 991-3465 ou [email protected]
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