Violence dans les milieux de soins - La FIQ demande de passer des constats aux actions
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Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec - FIQ01 oct, 2026, 05:00 ET
QUÉBEC, le 1er oct. 2026 /CNW/ -- La Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec--FIQ salue la prise de position des ordres professionnels du secteur de la santé et des services sociaux, qui réclament des actions concrètes pour mettre fin à la violence et à l'intimidation dans les milieux de soins. Pour la FIQ, il est temps de reconnaître une réalité vécue chaque jour par les professionnelles en soins : se faire intimider ou subir de la violence ne fait pas partie du travail.
« Quand une professionnelle va travailler, elle devrait pouvoir penser à soigner, pas à se demander si elle sera insultée, menacée ou agressée. On ne peut pas demander à nos professionnelles en soins de simplement encaisser. Elles ont droit à un milieu de travail sécuritaire, comme n'importe quelle autre travailleuse », affirme Julie Bouchard, présidente de la FIQ.
La violence prend plusieurs formes : insultes, menaces, intimidation, agressions physiques ou comportements haineux. Derrière ces situations, il y a des professionnelles en soins qui peuvent avoir peur, être blessées ou profondément ébranlées. Et lorsqu'une travailleuse ne se sent pas en sécurité, c'est aussi la qualité et la continuité des soins qui en souffrent.
Pour la FIQ, il ne suffit pas de mieux gérer les situations de violence lorsqu'elles surviennent. Il faut aussi agir sur les conditions dans lesquelles elles se développent. Une urgence qui déborde, des temps d'attente interminables, des lieux mal adaptés, des équipes en nombre insuffisant ou une professionnelle laissée seule face à une situation difficile peuvent accroître les risques.
« Rien ne justifie la violence, mais si on veut réellement la prévenir, il faut regarder ce qui se passe sur le terrain. Une équipe à bout de souffle a moins de moyens pour désamorcer une situation, intervenir rapidement ou assurer la sécurité de tout le monde. La prévention passe donc aussi par des équipes suffisantes et une organisation du travail sécuritaire », ajoute la dirigeante syndicale.
La FIQ demande au prochain gouvernement et à Santé Québec de passer des constats aux actions et de faire de la prévention de la violence une véritable priorité de santé et de sécurité du travail. Cela doit notamment passer par des mesures adaptées aux milieux à risque, une meilleure formation et un soutien accru aux équipes, ainsi que des mécanismes efficaces permettant de signaler les situations dangereuses et d'obtenir des correctifs.
« Les professionnelles en soins connaissent les risques. Elles les dénoncent et les signalent depuis des années. Maintenant, il faut les écouter et agir avant qu'une autre travailleuse soit blessée. Protéger celles qui soignent, c'est aussi protéger les patient-e-s et notre réseau public de santé », conclut Julie Bouchard.
À propos de la FIQ
Créée en 1987, la FIQ représente près de 90 000 professionnelles en soins (infirmières, infirmières auxiliaires, inhalothérapeutes et perfusionnistes cliniques) qui travaillent dans les établissements de santé à travers le Québec. Organisation féministe composée à près de 90 % de femmes, la FIQ se consacre à la défense des droits de ses membres, tout en veillant à la qualité des soins offerts à la population et à la pérennité du réseau public de santé.
SOURCE Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec - FIQ

Renseignements: Philippe Desjardins, conseiller aux communications, Fédération interprofessionnelle de la santé du Québec-FIQ, 581 995-0762 │ [email protected]
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