Une nouvelle recherche souligne l'urgence de soutenir les agent-e-s de programmes correctionnels et de renforcer la réhabilitation au sein du système correctionnel canadien English
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Syndicat des employé-e-s de la Sécurité et de la Justice25 mars, 2026, 08:30 ET
OTTAWA, ON, le 25 mars 2026 /CNW/ - Le Syndicat des employés de la sécurité et de la justice (SESJ) réclame une plus grande reconnaissance et un soutien accru pour les agent-e-s de programmes correctionnels (APC) à la suite de la publication d'un nouveau rapport de recherche examinant leurs expériences professionnelles au sein du système correctionnel fédéral canadien.
Le rapport, intitulé « Agents et agentes de programmes correctionnels : bien-être, sécurité et responsabilité de la réhabilitation, s'appuie sur des entretiens menés auprès de plus de 100 APC à travers le pays et offre le premier aperçu complet des réalités du milieu de travail auxquelles sont confrontés les professionnels chargés de mettre en œuvre les programmes de réhabilitation dans les établissements fédéraux et au sein de la communauté.
« En fin de compte, si le gouvernement du Canada est véritablement engagé en faveur de la réhabilitation des délinquants fédéraux, nous devons soutenir les personnes chargées de la mettre en œuvre », a déclaré David Neufeld, président national du Syndicat des employés de la sécurité et de la justice. « C'est pourquoi nous demandons au Service correctionnel du Canada de mettre fin à ses projets de réduction du nombre d'agents de programmes correctionnels et des soutiens connexes. »
La recherche fait ressortir plusieurs défis majeurs affectant les agent-e-s de programmes correctionnels et l'efficacité des programmes de réhabilitation, notamment de lourdes charges de travail, des exigences administratives considérables telles que la rédaction de rapports, une formation limitée pour les cas complexes, et l'exposition à des facteurs de stress tant opérationnels qu'organisationnels susceptibles d'avoir un impact sur la santé mentale et le bien-être.
Le rapport recommande de donner aux agents et agentes de programmes correctionnels une plus grande latitude en matière d'élaboration et de mise en œuvre de programmes, de s'attaquer à la charge de travail écrasante, de traiter les questions de sécurité physique et psychologique, et d'alléger les charges administratives superflues. Il préconise également une meilleure reconnaissance du rôle que jouent les agents et agentes de programmes dans le soutien à la réinsertion et à la sécurité publique.
« Les agent-e-s de programmes correctionnels sont au cœur de la réhabilitation dans le système correctionnel canadien », ajoute M. Neufeld. « Ils et elles travaillent directement avec les personnes pour les aider à remédier aux comportements qui les ont conduites dans le système de justice pénale et à acquérir les compétences nécessaires pour se réintégrer en toute sécurité et avec succès dans les communautés à travers le Canada. Lorsque ces professionnels sont surchargés ou manquent du soutien dont ils et elles ont besoin, cela a des répercussions sur les participants aux programmes et le bien-être du personnel et la sécurité publique. »
L'étude a également révélé que de nombreux agent-e-s de programmes correctionnels (APC) embrassent cette profession motivée par le désir d'avoir une incidence positive sur la vie des gens et de contribuer à réduire la récidive, mais que leur rôle demeure largement méconnu du public et souvent se sentent sous-estimés au sein du système correctionnel.
Le SESJ exhorte le gouvernement fédéral et le Service correctionnel du Canada à examiner ces conclusions et à collaborer avec les employé-e-s de première ligne pour relever les défis cernés dans le rapport.
L'étude a été menée par la Dre Rosemary Ricciardelli (Memorial University of Newfoundland), le Dr Mark Norman (Saint Francis Xavier University), Micheal Taylor (Memorial University of Newfoundland) et la Dre Christine Genest (Université de Montréal).
« Les agents et agentes de programmes correctionnels travaillent auprès de personnes sous responsabilité fédérale, dans la collectivité et dans les pénitenciers fédéraux. Ils fournissent à ces personnes les programmes nécessaires à la réduction du risque de récidive et au maintien de la sécurité publique. Si elles sont mises en œuvre, les recommandations contenues dans ce rapport pourront améliorer considérablement les programmes correctionnels et leur exécution », souligne Mme Ricciardelli.
Le sommaire exécutif est disponible ici : https://usje-sesj.com/wp-content/uploads/2026/03/2026-03-SESJ-Resume-Agentes-et-age[…]-bien-etre-securite-et-responsabilite-de-la-rehabilitation.pdf
À propos du SESJ :
Le SESJ représente près de 20 000 membres œuvrant auprès de 18 ministères et organismes, qui veillent tous à la sécurité publique et à l'accès à la justice au Canada.
SOURCE Syndicat des employé-e-s de la Sécurité et de la Justice

Pour information : Nancy Peckford, Courriel : [email protected]
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