Rentrée scolaire 2026-2027 - UNE ÉNIÈME RENTRÉE MARQUÉE PAR LA PÉNURIE ENSEIGNANTE
MONTRÉAL, le 26 août 2026 /CNW/ -- L'Alliance des professeures et professeurs de Montréal déplore que, cette année encore, le gouvernement et le Centre de services scolaire de Montréal ne puissent pas garantir à tous les élèves la présence d'un•e enseignant•e devant la classe à la rentrée. La lourdeur des conditions de travail des profs, la déshumanisation de l'appareil bureaucratique du CSSDM et l'omniprésence de l'école à trois vitesses sont autant de raisons pour expliquer les difficultés de recrutement et de rétention du personnel enseignant à Montréal.
« Il n'est pas normal qu'à Montréal, les élèves et leurs parents angoissent à savoir s'il y aura un prof devant la classe pour amorcer l'année scolaire. », affirme la présidente de l'Alliance, Catherine Beauvais-St-Pierre. « Les conditions ne sont actuellement pas réunies pour attirer de nouveaux profs et retenir celles et ceux en poste. Nous ne sommes plus à l'heure des constats. Il faut investir en éducation, puis prendre des décisions qui ont à cœur le bien-être des élèves et des profs qui leur enseignent. »
Au moment d'écrire ces lignes, plus de 300 postes d'enseignant•e•s seraient à pourvoir au Centre de services scolaire de Montréal, un nombre à peu près identique à celui partagé par le gouvernement à pareille date l'an dernier. Les résultats de la récente consultation sur les facteurs de rétention menée par la FAE ne laissent pas entrevoir que la situation se résorbera d'ici peu : 20 % des profs employés par le CSSDM ne pensent pas ou ne savent pas s'ils demeureront dans la profession d'ici les trois prochaines années. C'est sans compter celles et ceux qui songent à quitter le CSSDM pour poursuivre leur carrière en enseignement au sein d'un autre centre de services scolaire.
« Chaque année, des profs se tournent vers les autres CSS du Grand Montréal dans l'espoir d'améliorer leur sort et de travailler pour un employeur qui les respecte. Les profs aiment enseigner. Le problème n'est pas là. », ajoute la présidente de l'Alliance. « Le personnel scolaire n'est pas prisonnier de l'employeur. Les dirigeants du CSSDM doivent constater les réalités et les défis que nous vivons quotidiennement dans les écoles de Montréal et adopter un mode de gestion axé sur l'humain. Ils doivent être à l'écoute des besoins des profs et de leurs élèves. »
À cela s'ajoute l'école à trois vitesses -- la cohabitation impossible des classes ordinaires, des programmes sélectifs et de l'école privée subventionnée par l'État -- véritable fléau qui vient renforcer les inégalités, alourdir la composition des classes et complexifier le travail des enseignant•e•s. À l'aube d'une campagne électorale provinciale, les partis doivent saisir l'occasion qui leur est offerte pour dénoncer ce modèle et s'engager à s'y attaquer, notamment en mettant fin aux subventions des écoles privées.
L'Alliance des professeures et professeurs de Montréal représente les quelque 10 000 enseignantes et enseignants du primaire, du secondaire, de l'éducation des adultes et de la formation professionnelle du Centre de services scolaire de Montréal ainsi que le personnel des écoles Peter-Hall et du Centre Académique Fournier. Elle est affiliée à la Fédération autonome de l'enseignement (FAE).
SOURCE Alliance des professeures et professeurs de Montréal

Information : Alexis Richard, 514-299-4087, [email protected]
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