Rapport du Commissaire à la langue française - Francisation des entreprises; réaction de la FTQ
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(FTQ) Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec28 mai, 2026, 10:29 ET
MONTRÉAL, le 28 mai 2026 /CNW/ - La Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) prend acte du rapport du Commissaire à la langue française sur la francisation des entreprises et partage plusieurs de ses constats. Par exemple, avec l'intégration au marché du travail de dizaines de milliers de personnes immigrantes ces dernières années, les besoins en apprentissage du français augmentent significativement dans les milieux de travail, mais en même temps, le Commissaire constate que le processus de francisation des entreprises demeure fragile.
« Le rapport du Commissaire nous indique clairement que les mécanismes adoptés par le gouvernement démontrent certaines lacunes, notamment quant à la capacité de diagnostiquer les besoins et à suivre l'évolution de l'apprentissage du français en entreprise. Or, en tant que société, nous avons fait le choix de ne plus tolérer le recul de l'usage du français comme langue normale et habituelle du travail. Tout comme le recommande le Commissaire, l'Office québécois de la langue française doit adapter ses pratiques pour faire bouger les entreprises et notamment les forcer à investir et à s'investir davantage et plus résolument dans la formation en français au travail », déclare le secrétaire général de la FTQ, Olivier Carrière.
La FTQ est d'accord avec le Commissaire : les employeurs qui embauchent des travailleurs et travailleuses qui ne maîtrisent pas suffisamment le français ont la responsabilité sociale et légale de les aider concrètement à y parvenir. « Il est urgent de se donner les moyens de faire de la francisation des milieux de travail et des travailleurs et travailleuses le projet rassembleur d'une société accueillante et inclusive, et un succès collectif. Pour nous, cela passe par la mise à jour des outils et un accompagnement adéquat de la part de l'Office pour permettre aux comités de francisation de bien jouer leur rôle, et aux employeurs de se responsabiliser en se fixant des objectifs de francisation clairs. Mais cela passe aussi par la fin des coupes budgétaires dans les divers services de francisation afin d'assurer une plus grande accessibilité et diversité de l'offre de formation destinée à soutenir les compétences linguistiques des travailleurs et travailleuses dans les milieux et durant les heures de travail », ajoute le secrétaire général.
Enfin, la centrale rappelle que les représentants des travailleurs et travailleuses peuvent jouer un rôle important et constructif dans l'analyse de la situation linguistique, ainsi que la mise en œuvre du programme de francisation des entreprises. « La FTQ a toujours fait la promotion du dialogue social dans les milieux de travail comme levier de développement des politiques et stratégies linguistiques, et les comités de francisation, lorsqu'ils existent, y contribuent positivement depuis près d'un demi-siècle ! Le temps est peut-être venu de reconnaître cette expertise et d'en faire bénéficier les entreprises de 50 employés et plus pour soutenir l'effort collectif de la généralisation du français dans les entreprises québécoises », conclut le secrétaire général.
La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.
SOURCE (FTQ) Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec

Renseignements : Jean Laverdière, 514 893-7809, [email protected]
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