Rapport du Comité mixte spécial sur l'aide médicale à mourir : l'AMPQ réitère l'importance d'une approche fondée sur l'équité et l'autonomie des patients
MONTRÉAL, le 18 juin 2026 /CNW/ - L'Association des médecins psychiatres du Québec (AMPQ) prend acte des recommandations du Comité mixte spécial sur l'aide médicale à mourir concernant l'exclusion des troubles mentaux comme seule condition médicale invoquée dans le cadre de l'aide médicale à mourir.
Pour l'AMPQ, cette question mérite d'être abordée à la lumière des principes d'équité entre les patients, du respect de l'autonomie individuelle et de l'expertise clinique développée au cours des dernières années par la communauté psychiatrique canadienne.
« Les troubles mentaux sévères et persistants sont des conditions médicales pouvant entraîner une souffrance profonde et durable. À ce titre, il est légitime de se questionner sur les fondements d'une distinction qui prive une catégorie de citoyens de l'accès aux mêmes mécanismes d'évaluation que ceux prévus pour les autres conditions médicales », affirme la Dre Claire Gamache, présidente de l'AMPQ.
Les troubles mentaux sont des maladies complexes reposant sur des mécanismes biologiques qui affectent le fonctionnement cérébral. Bien que certaines dimensions de ces maladies demeurent imparfaitement comprises, cette réalité n'est pas unique à la psychiatrie et ne distingue pas fondamentalement les troubles mentaux de nombreuses autres conditions médicales pour lesquelles des décisions cliniques complexes sont prises quotidiennement.
L'AMPQ souligne également que la capacité à consentir à des soins doit être évaluée individuellement et non présumée à partir d'un diagnostic.
« Dans leur pratique quotidienne, les psychiatres évaluent régulièrement la capacité des patients à prendre des décisions concernant leur santé et leurs soins. Cette expertise permet précisément de distinguer les situations où une personne est en mesure d'exercer un choix libre et éclairé de celles où cette capacité est altérée. » a déclaré la Dre Gamache.
L'Association estime que les préoccupations soulevées par le Comité mixte spécial, notamment en matière d'accès aux soins, de complexité des évaluations d'admissibilité ou de suicidalité, méritent d'être prises au sérieux. Toutefois, ces enjeux appellent avant tout des mécanismes d'encadrement rigoureux plutôt qu'une exclusion fondée sur la nature de la maladie.
« Une approche moderne de la santé mentale repose sur l'évaluation clinique individualisée des situations et une pratique centrée sur la personne. Ces principes devraient demeurer au cœur des réflexions entourant l'évolution du cadre législatif canadien. » soutient la Dre Gamache.
L'AMPQ poursuivra sa contribution aux discussions publiques et gouvernementales afin que les enjeux liés à la santé mentale soient abordés avec la même rigueur scientifique, des standards cliniques similaires et le même respect de l'autonomie des patients que ceux appliqués dans les autres domaines de la médecine.
À propos de l'AMPQ
L'Association des médecins psychiatres du Québec regroupe plus de 1300 psychiatres pratiquant à travers le Québec. Elle a pour mission de promouvoir l'excellence en psychiatrie, de soutenir ses membres dans leur pratique et de contribuer à l'amélioration des soins et services en santé mentale pour l'ensemble de la population.
SOURCE Association des médecins psychiatres du Québec

Source: Marikym Gaudreault, Ryan Affaires publiques, [email protected]; (514)-267-4153; Martine Dériger, directrice générale, Association des médecins psychiatres du Québec (AMPQ), (514) 515-4304, [email protected]
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