Québec solidaire et des syndicats du réseau de la santé lancent l'alerte sur les impacts des politiques d'immigration de la CAQ
QUÉBEC, le 17 févr. 2026 /CNW/ - Alors que le ministre Roberge est seul à défendre l'abolition du PEQ, les travailleurs et travailleuses du réseau de la santé sonnent l'alarme sur l'impact des politiques en immigration de la CAQ sur les services à la population.
« Ce qu'on entend sur le terrain, c'est que la fermeture du PEQ crée de l'incertitude et brise des rêves. En plus de l'abolition de ce programme d'excellence, la CAQ coupe dans les services aux personnes les plus vulnérables. Tout cela aura un impact direct sur les services aux citoyens et citoyennes de la Capitale-Nationale, c'est inacceptable… », dénonce Etienne Grandmont, député solidaire dans la circonscription de Taschereau.
« Ce gouvernement improvise en immigration depuis des années, gonfle et ment sur les chiffres, notamment dans le dossier du PEQ. Les vraies victimes dans tout cela, ce sont des gens qui sont intégrés à la société québécoise, qui parlent français et contribuent à la vitalité de nos services publics. », ajoute Guillaume Cliche-Rivard, responsable solidaire en matière de Santé.
Depuis l'abolition du PEQ et la mise en place du nouveau programme d'accès à la résidence permanente, le PSTQ, un climat d'incertitude règne dans tous les secteurs du Québec. Les représentants syndicaux dénoncent cette situation, qui ne fait qu'ajouter de la pression sur l'économie et les services publics.
Pascal Côté est le vice-président de la CSQ : « On constate que l'abolition drastique du PEQ a eu des effets catastrophiques pour tous les réseaux publics et parapublics. Que ce soit en santé et les services, en petite enfance ou même pour les étudiants étrangers en enseignement supérieur, ces personnes et leurs familles ont tout quitté pour venir travailler ici à notre demande. »
François Proulx-Duperré est le Secrétaire général du Conseil central Québec-Chaudière-Appalaches de la CSN : « En fermant le PEQ unilatéralement et sans mesures transitoires, la CAQ change les règles du jeu en cours de partie. C'est inacceptable, inhumain et dégueulasse. Ce sont nos emplois, la pérennité de plusieurs entreprises et nos services à la population qui sont en péril. Ils sont déjà intégrés, ils parlent français et payent leurs impôts. Ils doivent rester. »
Myriam Belley est préposée aux bénéficiaires au CIUSSS : « C'est évident que si on perd ces personnes-là, ça va créer une surcharge de travail pour celles qui restent et on va avoir de la difficulté à maintenir les services. C'est la qualité de soin et de vie des patients qui va écoper. Ça va empirer la situation autant pour les travailleuses et les travailleurs que pour la population.»
Patricia Lajoie et Xavier Isabelle sont les représentants syndicaux du CIUSS de la Capitale-Nationale : « La fermeture du programme de régionalisation des demandeurs d'asil créé du chaos et de la souffrance dans les familles et dans le réseau de la santé et des services sociaux. Ces coupures auront des impacts majeurs auprès d'une clientèle extrêmement vulnérable; des hommes, des femmes, dont plusieurs femmes enceintes et des familles. Personne n'y gagne.»
SOURCE Aile parlementaire de Québec solidaire

Renseignements : Yssia Tormin, Attachée de presse, aile parlementaire de Québec solidaire, 367 995 2364 ou [email protected]
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