MONTRÉAL, le 2 sept. 2026 /CNW/ -- « Depuis 40 ans, la Fédération du personnel de l'enseignement privé se bat aux côtés de milliers de travailleuses et travailleurs de l'éducation pour la défense de leurs droits et le respect de leur employeur. Aujourd'hui, nous sommes plus déterminés que jamais à défendre notre monde, qu'il ne faut jamais tenir pour acquis », ont fait valoir le président de la Centrale des syndicats du Québec (CSQ), Éric Gingras, et la présidente de la Fédération du personnel de l'enseignement privé (FPEP-CSQ), Marie-Josée Dallaire, à l'occasion de la conférence de presse de la rentrée scolaire des établissements d'enseignement privé.
Les attentes du personnel de l'éducation privée
D'entrée de jeu, le président de la CSQ a rappelé que « les travailleuses et travailleurs qui se sont joints à la FPEP au cours des 40 dernières années voulaient deux choses, c'est-à-dire de mettre fin à l'arbitraire patronal et de remédier à l'injustice dans leur milieu de travail. Aujourd'hui, une autre grande demande leur tient à cœur : que les gouvernements en poste à Québec cessent de dévaloriser leurs professions ». Un message qui, selon Éric Gingras, mérite d'être entendu par toutes les cheffes et tous les chefs des partis politiques qui aspirent à gouverner le Québec l'automne prochain.
Renchérissant dans le même sens, la présidente de la FPEP ajoute que « les travailleuses et les travailleurs du secteur de l'enseignement privé rêvent d'un gouvernement qui croira suffisamment en l'importance de l'éducation pour y réinvestir afin d'améliorer les services aux élèves, d'offrir de meilleures conditions de travail au personnel et de redonner à l'école québécoise ses lettres de noblesse ».
Un meilleur gouvernement pour l'éducation
Marie-Josée Dallaire ajoute qu'en dépit de tout, les membres du personnel enseignant, professionnel ou de soutien continuent d'aimer leur travail et ont à cœur la réussite des élèves.
« Le Québec aura un nouveau gouvernement à l'automne et nous espérons fortement qu'il saura se mettre à l'écoute de nos membres, les soutenir et les respecter plutôt que de rendre leurs conditions de travail plus difficiles et de s'attaquer à leurs droits. Car c'est ce qui s'est passé avec le gouvernement sortant, qui a imposé des coupes de centaines de millions de dollars en éducation ainsi que des politiques visant le renforcement de la laïcité à l'école et l'adoption d'un code d'éthique abusif. Le personnel de l'éducation, les élèves et leurs parents méritent mieux que cela », note la dirigeante syndicale.
Cette dernière ajoute que les établissements d'enseignement privé et leur personnel font d'ailleurs face à d'importants défis en ce début d'une nouvelle année scolaire : surcharge de travail, budgets et ressources insuffisants, violence dans les écoles et déploiement intensif de l'IA, faisant en sorte qu'il faut adapter les pratiques et les façons de faire.
Une grande réflexion en éducation
Finalement, le président de la CSQ rappelle que son organisation pousse depuis des mois, auprès de l'ensemble des partis politiques, pour la tenue d'une grande réflexion en éducation.
« De la petite enfance à l'enseignement supérieur, en passant par tout le réseau scolaire, tant au public qu'au privé, la CSQ est là, dans toutes les catégories d'emploi. Ça suffit de gérer l'éducation à la pièce, sans plan structurant ni vision à long terme. La mixité scolaire et sociale, l'égalité des chances, l'organisation de nos réseaux, un accès juste, la violence, les écrans, l'intelligence artificielle, alouette! Qu'est-ce qu'on veut pour l'école de demain? On le voit comme un beau et grand projet de société, mobilisateur. La perte de sens est un mal sournois qui gruge tout le personnel de l'éducation, dans les établissements privés également. Le Québec est mûr pour cette grande réflexion collective qui implique l'ensemble des acteurs, syndicats, employeurs, parents, gouvernements et spécialistes. Et bien entendu, cette réflexion sur l'avenir de l'éducation doit se faire avec le réseau privé; il doit faire partie de la démarche », conclut Éric Gingras.
Profil de la CSQ
La CSQ est la plus importante organisation syndicale en éducation au Québec. Elle représente des membres dans toutes les catégories d'emplois, de la petite enfance à l'enseignement supérieur, en passant par tout le réseau scolaire.
La Centrale rassemble 235 000 membres; elle compte 11 fédérations qui regroupent quelque 240 syndicats affiliés, auxquels s'ajoute l'AREQ, le mouvement des personnes retraitées CSQ. Elle est également présente dans les secteurs de la santé et des services sociaux, du municipal, des loisirs, de la culture, du communautaire et des communications.
Profil de la FPEP-CSQ
La Fédération du personnel de l'enseignement privé (FPEP-CSQ) représente plus de 4 200 membres du personnel enseignant, professionnel et de soutien. Ses 49 syndicats affiliés proviennent des secteurs de l'enseignement préscolaire au collégial, répartis dans 10 régions du Québec.
SOURCE Centrale des syndicats du Québec (CSQ)

Renseignements : Éric Lévesque, Conseiller aux communications et aux relations de presse, Cellulaire : 418 564-4150, Courriel : [email protected]; Maude Messier, Attachée de presse de la CSQ, Cellulaire : 514 213-0770, Courriel : [email protected]
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