Preuves additionnelles que le cancer du poumon est plus qu'une simple maladie : Un nouveau traitement expérimental, nintedanib* en association avec une chimiothérapie, prolonge la vie des patients atteints de cancer du poumon avec adénocarcinome.

Les résultats d'une nouvelle étude présentés dans le cadre de la Réunion 2013 de l'American Society of Clinical Oncology (ASCO) représentent le tout premier progrès en termes de survie globale chez les patients dont la chimiothérapie initiale a échoué depuis près d'une décennie.

BURLINGTON, ON, le 3 juin 2013 /CNW/ - Une nouvelle étude sur le cancer le plus mortel1 au Canada confirme à nouveau que les patients ont besoin de traitements personnalisés et adaptés à leur type spécifique de cancer du poumon afin d'obtenir de meilleurs résultats. Boehringer Ingelheim (Canada) Ltée a annoncé aujourd'hui les résultats grandement attendus de l'étude de Phase III LUME-Lung 1 menée auprès de patients atteints d'un cancer du poumon non à petites cellules au stade avancé. Le critère d'évaluation primaire était la survie sans progression, et les résultats de l'étude ont démontré que les patients ayant reçu un traitement par nintedanib en association avec une chimiothérapie (docétaxel) ont vécu pendant une période médiane de 3,4 mois avant que leur tumeur ne recommence à croître comparativement à 2,7 mois avec le traitement par docétaxel seul (RR : 0,79; p=0,0019)2. L'étude a également évalué la survie globale2 comme critère d'évaluation secondaire et a révélé qu'un groupe spécifique de patients répondaient particulièrement bien au traitement d'association.

L'étude a évalué un sous-groupe de patients présentant un adénocarcinome, le type le plus courant de cancer du poumon non à petites cellules3. Cette étude a démontré que les patients du groupe de traitement d'association par nintedanib présentant un adénocarcinome et dont la maladie avait progressé pendant le traitement de première intention ou peu de temps après celui-ci ont vécu 2,3 mois plus longtemps par rapport aux patients du groupe de traitement par docétaxel seul. Plus spécifiquement, la survie globale médiane (la mesure de succès du traitement du cancer du poumon par excellence) était de 12,6 mois dans le groupe du traitement d'association par nintedanib comparativement à 10,3 mois dans le groupe de traitement par docétaxel seul (RR : 0,75; p=0,0073)2.  

« Les résultats de cette étude sont significatifs étant donné qu'ils révèlent que le nintedanib pourrait être une option intéressante pour certains sous-types de patients atteints d'un cancer du poumon », a déclaré le Dr Normand Blais, oncologue médical au Centre hospitalier de l'Université de Montréal (CHUM) à Montréal. « Il s'agit d'une grande nouvelle pour la communauté du cancer du poumon puisque les patients présentant une progression de leur maladie à la suite d'un traitement de première intention ont besoin de traitements efficaces pour maîtriser leur cancer. En tant qu'oncologue, je désire offrir à mes patients les meilleures options thérapeutiques possibles. Il est encourageant de constater que de nouvelles options qui pourraient nous aider à élaborer des stratégies thérapeutiques personnalisées et plus efficaces sont présentement mises au point. » 

« La médecine personnalisée a changé la façon dont nous traitons le cancer du poumon et nous savons maintenant que le cancer du poumon est plus qu'une simple maladie. Par conséquent, nous devons tenir compte de ces changements dans nos recherches », a déclaré le Dr Mathias Knecht, MD, vice-président du Service médical et des affaires réglementaires, Boehringer Ingelheim (Canada) Ltée. « C'est pour cette raison que Boehringer Ingelheim étudie présentement deux médicaments pour le traitement du cancer du poumon non à petites cellules, soit l'afatinib* et le nintedanib*, afin de combler les besoins médicaux de deux populations distinctes de patients atteints d'un cancer du poumon. Ces résultats dénotent les plus récents progrès réalisés avec la gamme robuste de futurs produits oncologiques de Boehringer Ingelheim. »

Au sujet de l'étude LUME-Lung 1
LUME-Lung 1 (Identificateur d'étude clinique : NCT00805194) est une étude de Phase III à répartition aléatoire, ouverte et à double insu visant à comparer l'administration de nintedanib en association avec le docétaxel chez des patients souffrant d'un cancer du poumon non à petites cellules localisé au stade avancé ou métastatique (stade IIIb/IV ou récurrent) suivant un traitement de première intention au traitement par docétaxel et placebo. Cette étude a été menée auprès de 1 314 patients en Europe, en Asie et en Afrique du Sud4 ayant été répartis au hasard pour recevoir un traitement d'association par nintedanib à 200 mg deux fois par jour et docétaxel à 75 mg/m2 une fois par jour pendant trois semaines (n=655) ou par docétaxel et placebo (n=659)2.

Le critère d'évaluation primaire était la survie sans progression. Les résultats de l'étude ont démontré que les patients traités par l'association de nintedanib et de docétaxel ont vécu pendant une période médiane de 3,4 mois avant que leur tumeur ne recommence à croître comparativement à 2,7 mois avec le traitement par docétaxel administré seul (RR : 0,79; p=0,0019)2.

Le critère d'évaluation secondaire, soit la survie globale, a été évalué dans la population entière de patients admis à l'étude, ainsi que chez un sous-groupe de patients présentant un adénocarcinome, le type le plus courant de cancer du poumon non à petites cellules3. La survie globale a été évaluée selon la séquence suivante : patients présentant un adénocarcinome dont la maladie avait progressé pendant le traitement de première intention ou peu de temps après celui-ci (moins de 9 mois suivant le début du traitement de première intention); chez tous les patients présentant un adénocarcinome; et chez tous les participants à l'étude (population entière de patients admis à l'étude). Dans le groupe de patients présentant un adénocarcinome dont la maladie avait progressé pendant le traitement de première intention ou peu de temps après celui-ci, la survie globale médiane était de 10,9 mois dans le groupe de traitement d'association par nintedanib comparativement à 7,9 mois dans le groupe de traitement par docétaxel seul (RR : 0,75; p=0,0073)2. Chez tous les patients présentant un adénocarcinome, la survie globale médiane était de 12,6 mois dans le groupe de traitement d'association par nintedanib comparativement à 10,3 mois dans le groupe de traitement par docétaxel administré seul (RR : 0,83; p=0,0359)2. Dans la population entière de patients admis à l'étude, la survie globale médiane était de 10,1 mois dans le groupe de traitement d'association par nintedanib comparativement à 9,1 mois dans le groupe de traitement par docétaxel seul (RR : 0,94; p=0,272)2.

Les manifestations indésirables observées le plus couramment dans l'étude LUME-Lung 1 étaient de nature gastro-intestinale, ainsi qu'une élévation des enzymes hépatiques. Ces manifestations ont été prises en charge par l'administration d'un traitement d'appoint ou la réduction de la dose (manifestations indésirables avec le placebo par rapport au nintedanib : nausées (18 % vs 24 %), vomissements (9 % vs 17 %), diarrhée (22 % vs 42 %) et élévation des enzymes hépatiques (8 % vs 29 %)2.

L'étude LUME-Lung 1 est une composante du Programme d'études de Phase III LUME-Lung de Boehringer Ingelheim visant à évaluer l'innocuité et l'efficacité du nintedanib dans le traitement des patients atteints d'un cancer du poumon non à petites cellules suivant un traitement par chimiothérapie de première intention.

Au sujet du cancer du poumon non à petites cellules
Le cancer du poumon non à petites cellules est la forme de cancer du poumon la plus courante, représentant environ 85 % de tous les diagnostics5. L'adénocarcinome est le type le plus courant de cancer du poumon non à petites cellules, soit 40 % de tous les diagnostics de cancer du poumon non à petites cellules3.

Le cancer du poumon au Canada
Selon la Société canadienne du cancer, environ 25 600 Canadiens ont reçu un diagnostic de cancer du poumon en 20126, et 20 100 en sont morts7.  En fait, on estime qu'un plus grand nombre de personnes sont décédées d'un cancer du poumon en 2012 que du cancer colorectal, du cancer du sein et du cancer de la prostate pris ensemble8.  En tant que principale cause de décès dus au cancer chez les hommes et les femmes au Canada9, on estime à 55 le nombre de Canadiens qui meurent chaque jour d'un cancer du poumon1.

Malgré ces statistiques, les efforts de recherche sur le cancer du poumon et de financement sont loin d'être à la hauteur.  En effet, seulement 7 % du financement en recherche spécifique au cancer et seulement 0,1 % des dons pour la lutte contre le cancer sont consacrés au cancer du poumon, et ce, même si cette maladie est à l'origine de 27 pour cent des décès d'origine cancéreuse.

Notes aux rédacteurs

Nintedanib
Le nintedanib (BIBF 1120) est un inhibiteur triple de l'angiokinase expérimental administré par voie orale qui cible trois des récepteurs tyrosine-kinase. Il a été démontré que le nintedanib aide à régulariser l'angiogenèse : le facteur de croissance du fibroblaste (FGF), le facteur de croissance d'origine plaquettaire (PDGF) et le facteur de croissance endothéliale vasculaire (VEGF).

Le nintedanib fait l'objet d'études menées sur diverses tumeurs solides, notamment le cancer du poumon non à petites cellules (CPNPC) au stade avancé, le cancer de l'ovaire, le cancer du foie (hépatome), le cancer du rein et le cancer colorectal. Le CPNPC au stade avancé et le cancer de l'ovaire font l'objet d'études cliniques de Phase III. Le  nintedanib fait également l'objet d'étude de Phase III sur le traitement de la fibrose pulmonaire idiopathique, une maladie pulmonaire progressive et gravement invalidante. Le nintedanib n'a pas encore été homologué par Santé Canada et son profil d'innocuité et d'efficacité n'a pas été établi.

Boehringer Ingelheim dans le domaine de l'oncologie
Forte de son expertise scientifique et de son excellence dans les domaines de la pneumologie, de la médecine cardiovasculaire, de la maladie métabolique, de la neurologie, de la virologie et de l'immunologie, Boehringer Ingelheim a entrepris un programme d'études d'envergure dans le but de mettre au point des médicaments anticancéreux innovateurs. Boehringer Ingelheim collabore étroitement avec la communauté scientifique internationale et un certain nombre de centres d'oncologie à renommée mondiale dans le but d'étudier et de mettre au point de nouveaux traitements anticancéreux. Cet engagement s'inspire des progrès scientifiques pour mettre au point une gamme de traitements cibles visant à combler des besoins médicaux, incluant le domaine des tumeurs solides et les cancers hématologiques. Actuellement, la recherche se concentre sur les composés agissant sur les trois plans suivants : inhibition de la transduction de signal, inhibition de l'angiogenèse et l'inhibition de la kinase du cycle cellulaire. La compagnie évalue également une gamme robuste et riche de futurs composés oncologiques au stade précoce dans des domaines tels que la signalisation de la croissance/survie, l'immunothérapie et l'épigénétique.

Au sujet de Boehringer Ingelheim
Boehringer Ingelheim, dont le siège social est situé à Ingelheim, en Allemagne, se classe parmi les 20 compagnies pharmaceutiques les plus importantes au monde. La compagnie compte 140 filiales, pour un total de plus de 46 000 employés. Depuis ses débuts en 1885, la multinationale familiale se consacre à la recherche, au développement, à la fabrication et à la commercialisation de produits thérapeutiques innovateurs de qualité pour la médecine humaine et vétérinaire.

Fidèle à sa culture, Boehringer Ingelheim s'engage à agir de manière socialement responsable. Projets sociaux, compassion envers ses employés et leur famille et équité en matière d'emploi forment le point de départ de ses opérations à l'échelle mondiale. La coopération et le respect mutuels, ainsi que la protection de l'environnement et la viabilité de l'entreprise sont des facteurs intrinsèques à toutes les activités de Boehringer Ingelheim.

En 2012, Boehringer Ingelheim a affiché des ventes nettes d'environ 14,7 milliards d'euros. Les investissements dans la recherche et le développement au sein de la division des médicaments d'ordonnance représentent 22,5 % des ventes nettes de la compagnie.

Boehringer Ingelheim a commencé à exploiter le marché canadien en 1972 à Montréal au Québec et son siège social est maintenant située à Burlington en Ontario. Boehringer Ingelheim compte plus de 550 employés partout au Canada. Pour plus de renseignements, visitez le site www.boehringer-ingelheim.ca.

Références : 


1 Canadian Cancer Society's Steering Committee on Cancer Statistics. Canadian Cancer Statistics 2012. Toronto,ON: Canadian Cancer Society; 2012, Page 9.
2   Reck M. Nintedanib (BIBF 1120) + docetaxel in NSCLC patients progressing after first-line chemotherapy: LUME Lung 1, a randomized, double blind phase 3 trial. Poster discussion (Abstract #8016) at American Society of Clinical Oncology, Chicago, June 2, 2013.
3   American Cancer Society. Lung Cancer (Non-Small Cell). Disponible sur : http://www.cancer.org/acs/groups/cid/documents/webcontent/003115-pdf.pdf. Consulté le 7 mai 2013.
4   ClinicalTrials.gov. LUME-Lung 1: BIBF 1120 Plus Docetaxel as Compared to Placebo Plus Docetaxel in 2nd Line NSCLC. Disponible sur : http://clinicaltrials.gov/ct2/show/study/NCT00805194?show_locs=Y#locn. Consulté le 21 mai 2013.
5  American Cancer Society.   Cancer Facts & Figures 2012.   Disponible sur : http://www.cancer.org/acs/groups/content/@epidemiologysurveilance/documents/document/acspc-031941.pdf. Consulté le 27 avril 2012.
6 Canadian Cancer Society's Steering Committee: Canadian Cancer Statistics 2012.  Toronto,ON: Canadian Cancer Society; 2012, Page 8.
7 Canadian Cancer Society's Steering Committee: Canadian Cancer Statistics 2012. Toronto,ON: Canadian Cancer Society; 2012, Page 9.
8 Ibid.
9 Canadian Cancer Society's Steering Committee: Canadian Cancer Statistics 2012. Toronto,ON: Canadian Cancer Society; 2012, Page 7.
10 Canadian Cancer Society's Steering Committee: Canadian Cancer Statistics 2012. Toronto,ON: Canadian Cancer Society; 2012, Page 9.
11 Charity Intelligence Canada: Cancer in Canada. April 2011. Page 39.


* L'afatinib et le nintedanib sont des molécules expérimentales.  Leur innocuité et leur efficacité n'ont pas encore été entièrement déterminées. La vente de ces composés n'est présentement pas autorisée au Canada.


SOURCE : Boehringer Ingelheim (Canada) Ltd.

Renseignements :

Émilie Talbot-Hamon
Capital-Image
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