OTTAWA, ON, le 2 août 2026 /CNW/ -- La grève qui a commencé ce matin chez WestJet confirme ce que l'ETCOF dit depuis des mois : un changement est nécessaire dans le cadre de la négociation collective dans le secteur privé sous réglementation fédérale. Comme le Canada est de nouveau confronté à un arrêt de production en temps réel dans une chaîne d'approvisionnement essentielle, cela peut avoir des conséquences immédiates et profondes. Plus de 250 000 passagers, au moins, verront leurs plans de voyage perturbés cette fin de semaine, et d'autres suivront si cet arrêt de travail se prolonge. Cela ne tient pas compte des dommages collatéraux causés à d'autres entreprises et travailleurs qui soutiennent l'industrie.
C'est devenu une tendance trop courante dans ces industries au Canada. Le droit de grève est exploité au détriment de l'intérêt public en général. Les arrêts de travail au cours de chacune des deux dernières années ont surpassé ceux des 10 années précédentes combinées. Il est clair que le Canada a un problème. Oui, le droit de grève existe. Mais le droit de grève n'est pas absolu. Les tribunaux ont constamment confirmé que des limites raisonnables peuvent être imposées à ce droit lorsque c'est dans l'intérêt public.
Aujourd'hui, coïncidence, une période de consultation se termine sur les changements potentiels au Code canadien du travail, le cadre dans lequel les négociations ont lieu pour les industries essentielles de la chaîne d'approvisionnement, comme le transport aérien, maritime et ferroviaire et les télécommunications. Les employeurs ont affirmé d'une seule voix que des changements sont nécessaires pour apporter une plus grande stabilité à un système de négociation collective qui ne fonctionne pas, afin de protéger les intérêts de la population canadienne. L'ETCOF a proposé de petits changements au Code - comme la nomination d'un médiateur spécial - pour aider pendant les rondes de négociation difficiles. Et un filet de sécurité est clairement nécessaire pour éviter de tels arrêts de travail catastrophiques, en supposant qu'un critère d'intérêt public national soit respecté.
WestJet a publié ce matin les détails de sa dernière offre au syndicat représentant les agents de bord. Bien que nous ne soyons pas à la table de négociation, il semble que les principales préoccupations du syndicat aient été prises en compte. Chez ETCOF, nous croyons en une véritable négociation collective entre les parties. En l'espèce, l'employeur a respecté sa partie de l'entente. Avant que d'autres dommages ne soient causés aux Canadiennes et Canadiens, il est temps que le gouvernement agisse pour protéger l'intérêt public. Premièrement, en intervenant pour mettre fin à cet arrêt de travail percutant. Deuxièmement, en révisant le Code canadien du travail afin d'adopter une meilleure approche, qui favorise des négociations plus efficaces tout en protégeant l'intérêt public.
De façon plus générale, de tels arrêts de travail indiquent une fois de plus que le Canada devient un endroit peu fiable pour faire des affaires, en raison de chaînes d'approvisionnement en transport sur lesquelles on ne peut pas compter étant donné l'instabilité chronique et récurrente de la main-d'œuvre. Il faut agir maintenant.
L'ETCOF (Employeurs des transports et communications de régie fédérale) est la voix des employeurs du secteur privé sous réglementation fédérale, englobant environ les deux tiers de tous les travailleurs de ces industries, qui sont essentielles aux chaînes d'approvisionnement nationales et internationales.
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SOURCE FETCO

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