PGIRE : le Québec sous les projecteurs de l'Agence internationale de l'énergie, mais toujours dans l'ombre en matière de transition juste
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(FTQ) Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec02 juil, 2026, 11:31 ET
MONTRÉAL, le 2 juill. 2026 /CNW/ - Mardi dernier, le gouvernement de la CAQ profitait de la conférence de l'Agence internationale de l'énergie (AIE) à Montréal pour présenter son premier Plan de gestion intégrée des ressources énergétiques (PGIRE). Selon son analyse, la Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec (FTQ) y voit un plan qui passe à côté d'un enjeu central : la main-d'œuvre.
Pour la FTQ, le PGIRE démontre que le gouvernement de la CAQ ne comprend toujours pas ce qu'est une transition juste. Ce gouvernement parle d'emplois, de retombées économiques et de formation, mais sans véritable plan pour les travailleurs et les travailleuses, sans mécanisme de dialogue social et sans évaluation sérieuse des impacts sur l'emploi, les compétences, les métiers et les régions.
« Le gouvernement profite des projecteurs internationaux, mais son PGIRE laisse les travailleurs et les travailleuses dans l'angle mort. La transition juste, ce n'est pas seulement accompagner les entreprises dans leurs projets. C'est planifier avec les travailleurs et les travailleuses, protéger les emplois, anticiper les besoins de main-d'œuvre et garantir que les retombées bénéficient à la population, pas seulement aux intérêts privés », affirme Olivier Carrière, secrétaire général de la FTQ.
La FTQ s'inquiète aussi de la place grandissante réservée au privé dans la planification énergétique. Sous couvert de pragmatisme, le gouvernement ouvre davantage la porte aux producteurs privés, aux capitaux privés et aux partenariats qui risquent d'affaiblir le rôle public d'Hydro-Québec et de fragmenter la planification énergétique du Québec.
« Le PGIRE devait être l'occasion de renforcer notre capacité collective à réussir la transition énergétique. À la place, on sent encore que la CAQ est au service des entreprises privées, incapable de placer les travailleurs, les travailleuses et le bien commun au cœur de ses décisions », ajoute le secrétaire général.
La FTQ rappelle qu'elle demande depuis le début que le PGIRE comporte une véritable évaluation de ses impacts sur le marché du travail. Sans cette analyse, le Québec risque de multiplier les pénuries, les déséquilibres régionaux et les occasions manquées de créer des emplois de qualité.
La FTQ demande au ministre Bernard Drainville de revoir sa copie et d'intégrer rapidement au PGIRE un véritable volet de transition juste, incluant la participation formelle des organisations syndicales, une évaluation des besoins de main-d'œuvre, des mesures de formation et de requalification, ainsi que des garanties contre la privatisation directe ou indirecte de notre système énergétique.
La FTQ, la plus grande centrale syndicale au Québec, représente plus de 600 000 travailleurs et travailleuses.
SOURCE (FTQ) Fédération des travailleurs et travailleuses du Québec

Renseignements : David Francke-Robitaille, 514 961-4489, [email protected]
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