- 62 % des employés canadiens craignent que l'IA n'érode leurs compétences
- 54 % des employés canadiens et 55 % des DRH canadiens estiment que la pensée critique et la formulation de problèmes comptent parmi les compétences les plus importantes à l'ère de l'IA
MARKHAM, ON, le 2 oct. 2026 /CNW/ -- Une nouvelle étude mondiale de l'IBM Institute for Business Value met en lumière un décalage entre les compétences que les chefs des ressources humaines (DRH) jugent nécessaires à l'ère de l'IA et celles auxquelles les employés accordent la priorité. Alors que 68 % des DRH canadiens considèrent que la capacité de superviser, de valider ou de remplacer les résultats générés par l'IA est la compétence la plus essentielle pour la main-d'œuvre, seulement 29 % des employés canadiens accordent de l'importance au jugement.
L'étude*, menée auprès de 1 500 DRH et de 8 800 employés à l'échelle mondiale, révèle que 62 % des employés canadiens s'inquiètent de l'érosion de leurs compétences, la pensée critique étant la compétence le plus souvent citée comme étant en déclin. Parallèlement, les DRH canadiens considèrent la pensée critique (55 %) et le jugement humain (49 %) comme faisant partie des compétences les plus importantes pour la main-d'œuvre.
Les résultats montrent également que les organisations qui tirent le plus de valeur de l'IA repensent le travail, la prise de décisions et les compétences de leur main-d'œuvre en fonction des personnes et de la technologie. À l'échelle mondiale, les organisations qui définissent clairement les flux de travail comme étant dirigés par des humains, assistés par l'IA ou exécutés par l'IA réduisent les risques de 18 % et améliorent la qualité de 20 %. Pourtant, 37 % des organisations canadiennes n'impliquent pas le DRH dans la définition de leur stratégie d'IA.
« À mesure que l'IA s'intègre davantage à la façon dont le travail est accompli, les organisations ont l'occasion de renforcer les capacités humaines qui comptent le plus, a déclaré Brandon-Jo Mouna, directeur des ressources humaines, IBM Canada. La pensée critique, le jugement et la capacité de remettre en question les résultats générés par l'IA deviendront de plus en plus importants à mesure que les employés travailleront aux côtés de l'IA. Les organisations qui développeront intentionnellement ces capacités seront mieux placées pour créer de la valeur grâce à l'IA tout en préparant leur main-d'œuvre pour l'avenir. »
Autres principales conclusions :
Les préoccupations liées à l'érosion des compétences renforcent l'importance du jugement et de la pensée critique
- Parmi les employés canadiens qui s'inquiètent de l'érosion de leurs compétences, 69 % affirment que l'IA a déjà commencé à éroder au moins certaines d'entre elles.
- L'érosion des compétences figure parmi les principales préoccupations des DRH canadiens, 45 % des répondants l'ayant citée.
- 54 % des employés canadiens et 55 % des DRH canadiens estiment que la pensée critique et la formulation de problèmes comptent parmi les compétences les plus importantes à l'ère de l'IA.
- À l'échelle mondiale, lorsque le jugement est intégré à la façon dont le travail est accompli, 62 % des DRH constatent une hausse de la confiance des employés à l'égard des décisions appuyées par l'IA; lorsqu'il ne l'est pas, 57 % constatent une baisse de la confiance.
Les lacunes en matière de responsabilité liée à l'IA ont des répercussions sur les employés
- 39 % des employés canadiens indiquent que, lorsque quelque chose tourne mal avec l'IA, ils en portent la responsabilité.
- 32 % des DRH canadiens affirment qu'un manque de clarté dans la répartition des responsabilités complique le déploiement de l'IA.
- 39 % des DRH canadiens disposent d'une feuille de route commune avec les TI, soutenue par une cadence opérationnelle partagée, tandis que 72 % disent avoir de la difficulté à assurer une coordination constante au sein de la haute direction.
- À l'échelle mondiale, lorsque le DRH partage au moins la responsabilité de déterminer quelles décisions demeurent dirigées par des humains, 76 % des employés se sentent à l'aise de remettre en question ou d'annuler les recommandations de l'IA, comparativement à 43 % lorsque les RH n'ont qu'un rôle consultatif.
Les gains liés à l'IA exercent de nouvelles pressions sur la main-d'œuvre
- 87 % des DRH canadiens estiment que l'adoption de l'IA crée du travail « invisible » pour les employés, notamment pour valider des recommandations, corriger des erreurs, fournir du contexte et gérer les exceptions.
- 51 % des employés canadiens affirment que l'IA augmente leur charge de travail ou que le travail qui en découle n'est pas reconnu.
- 45 % des DRH canadiens affirment que les gains de productivité découlant de l'IA sont principalement réinvestis dans l'innovation ou le perfectionnement des compétences.
On s'attend à ce que les RH dirigent la transformation liée à l'IA, mais leur propre adoption accuse un retard
- 63 % des organisations canadiennes utilisent peu ou pas du tout l'IA au sein de la fonction RH.
- Les DRH canadiens évaluent particulièrement faiblement les capacités des RH en matière de maîtrise de l'IA au sein de l'équipe (23 %), de mesure du rendement de l'IA (20 %) et de gestion du changement lié à l'adoption de l'IA (24 %).
- À l'échelle mondiale, les organisations dotées de capacités avancées en IA au sein des RH, notamment en matière de gouvernance, d'architecture et de mesure, sont près de deux fois plus susceptibles de déclarer un plus grand nombre d'indicateurs clés de rendement positifs.
- « Proposer à une organisation un cadre de conception pour la transformation, c'est le travail des RH. C'est en fait le travail auquel tous les professionnels des RH aspirent. » -- Geneviève Bich, vice-présidente, Ressources humaines (DRH), METRO, et membre du conseil d'administration
Pour consulter l'étude complète : https://www.ibm.com/thought-leadership/institute-business-value/en-us/c-suite-study/chro.
*Méthodologie de l'étude :
L'IBM Institute for Business Value, en collaboration avec Oxford Economics, a mené deux sondages complémentaires d'avril à juin 2026. Le premier a recueilli les points de vue de 1 500 DRH et cadres supérieurs équivalents, dont 75 cadres canadiens responsables de la stratégie de la main-d'œuvre, sur la façon dont ils conçoivent le travail, la culture et la main-d'œuvre d'une entreprise propulsée par l'IA, dans 21 régions géographiques et 23 secteurs d'activité. Les cadres répondants représentaient des organisations de tailles et de secteurs variés, dont les revenus annuels ou le budget allaient de 250 millions de dollars américains à 123,7 milliards de dollars américains et qui comptaient de 200 à plus de 880 000 employés. Le second sondage a été mené auprès de 8 800 employés à temps plein, dont 452 employés canadiens, dans 28 pays, afin de comprendre leur expérience de l'IA au travail. Une analyse supplémentaire a permis de distinguer les organisations qui convertissent l'IA en croissance de celles qui la convertissent en économies, et de les segmenter selon leur maturité stratégique, en fonction de leurs capacités et de leur préparation culturelle.
L'IBM Institute for Business Value, le groupe de réflexion d'IBM, combine des recherches mondiales et des données sur le rendement avec l'expertise de penseurs de l'industrie et d'universitaires de renom afin de fournir des analyses qui aident les dirigeants à prendre des décisions éclairées. Pour en savoir plus, visitez www.ibm.com/ibv. Pour recevoir d'autres analyses, abonnez-vous au bulletin IdeaWatch : https://ibm.co/ibv-ideawatch.
Contact média :
Lorraine Baldwin
Communications, IBM Canada
[email protected]
SOURCE IBM
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