La fragmentation et les obstacles à l'accès des peuples autochtones à la prise de décisions réduisent l'efficacité des conventions des Nations unies sur les changements climatiques, la perte de biodiversité et la dégradation des terres, mais peuvent être abordés par des mesures prises par les États-nations, les bailleurs de fonds et d'autres intervenants
SEATTLE, le 14 août 2026 /CNW/ -- Un nouveau rapport de Nia Tero, un organisme international à but non lucratif axé sur le renforcement de la tutelle des terres et des eaux ancestrales des peuples autochtones, examine comment la fragmentation des conventions de Rio limite l'influence significative des peuples autochtones dans la prise de décisions environnementales mondiales.
Le rapport, « Beyond Fragmentation: Advancing Coherence, Equity, and Indigenous Leadership Across the Rio Conventions » sera officiellement lancé lors de la 17e Conférence des Parties à la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD), qui se tiendra du 17 au 28 août à Oulan-Bator, en Mongolie, à l'occasion d'un événement parallèle consacré au renforcement de la cohérence entre les Conventions de Rio.
Les trois Conventions de Rio -- la Convention sur la diversité biologique (CDB), la Convention-cadre des Nations unies sur les changements climatiques (CCNUCC) et la Convention des Nations unies sur la lutte contre la désertification (CNULCD) -- sont issues du Sommet de la Terre de 1992, tenu à Rio de Janeiro, au Brésil.
Il s'agit des principaux cadres mondiaux traitant de la perte de biodiversité, des changements climatiques et de la dégradation des terres, des crises environnementales que les peuples autochtones perçoivent depuis longtemps comme interreliées.
« Pour les peuples autochtones, les changements climatiques, la perte de biodiversité et la dégradation des terres sont profondément liés et résultent d'une relation déséquilibrée entre les gens et la Terre. Toutefois, les trois Conventions de Rio abordent ces questions séparément, ce qui rend plus difficile la participation significative des représentants autochtones », déclare Minnie Degawan (Kankanaey-Igorot, Philippines), experte en politiques autochtones et auteure du rapport.
S'appuyant sur deux années de dialogue avec les dirigeants et les représentants autochtones, ainsi que sur les observations découlant des négociations et de l'analyse institutionnelle, le rapport formule des recommandations à l'intention des États, des secrétariats de la Convention, des bailleurs de fonds et des caucus autochtones afin de renforcer la coordination et de veiller à ce que les connaissances, les priorités et le leadership des peuples autochtones contribuent à façonner la gouvernance environnementale mondiale.
Les trois Conventions de Rio ayant tenu des conférences en 2026, le rapport souligne une occasion rare d'harmoniser l'action mondiale sur les crises environnementales interconnectées.
Principales conclusions du rapport
- Systèmes fragmentés, réalités interconnectées : la perte de biodiversité, les changements climatiques et la dégradation des terres sont étroitement liés, mais ils sont gérés par des systèmes mondiaux distincts. Cette fragmentation a nui à l'influence des peuples autochtones et limité l'efficacité des conventions elles-mêmes.
- La reconnaissance ne s'est pas encore traduite par une influence significative : les peuples autochtones ont obtenu d'importants gains de visibilité et de participation dans l'ensemble des Conventions de Rio, mais des obstacles importants subsistent pour influencer les résultats des négociations, de la mise en œuvre, du financement et de la prise de décisions.
- Avantages mondiaux : une meilleure harmonisation entre les conventions de Rio peut réduire les redondances, améliorer les mécanismes de participation et favoriser une utilisation plus efficace des ressources. Cela permettrait aux peuples autochtones d'influencer les décisions, la mise en œuvre et le financement de façon plus significative, ce qui se traduirait par de meilleurs résultats pour les territoires autochtones et la santé et l'habitabilité planétaires.
« En tant que gardiens éprouvés de bon nombre des écosystèmes intacts restants du monde, le leadership des peuples autochtones est essentiel pour faire face aux crises environnementales combinées auxquelles l'humanité est confrontée », déclare Margarita Mora, chef des programmes de Nia Tero. « Les Conventions de Rio doivent aller au-delà de la reconnaissance et de la participation pour veiller à ce que les peuples autochtones puissent façonner de façon pertinente les décisions, la mise en œuvre et le financement. »
Le rapport complet est disponible à l'adresse suivante : www.niatero.org/RioReport
À propos de Nia Tero
Nia Tero est une organisation internationale de premier plan dont l'objectif est de promouvoir la tutelle des terres ancestrales, des eaux et des océans par les peuples autochtones. Nous apportons un soutien direct à la fonction de gardiens exercée par les peuples autochtones et renforçons leur rôle et leur influence, essentiels à la préservation de la santé et de l'habitabilité de la planète. Pour en savoir plus, veuillez consulter www.niatero.org
SOURCE Nia Tero

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