Manifestation des salarié-es des RPA devant le siège social de Corev
MONTRÉAL, le 25 févr. 2026 /CNW/ - Alors que plusieurs résidences privées pour aîné-es (RPA) ont conclu leur négociation, un nombre important d'établissements visés par la négociation coordonnée accuse toujours un sérieux retard. C'est notamment le cas de la RPA du Manoir St-Augustin, dont les travailleuses et travailleurs sont sans convention collective depuis maintenant deux ans. Dans ce contexte, plusieurs dizaines de salarié-es ont manifesté aujourd'hui devant les bureaux de Corev, nouveau propriétaire du Manoir.
Des augmentations dérisoires
La grande majorité des travailleuses et travailleurs des RPA gagnent des salaires à peine supérieurs au minimum. « Cela fait deux ans que les salarié-es négocient sans véritable avancée de la part de l'employeur. Les offres déposées prévoient des augmentations de 0,40 $ l'heure, puis de 0,25 $ pour les années suivantes », déplore Marlène Ross, représentante des RPA à la négociation coordonnée. « De telles propositions équivalent à un appauvrissement réel pour des travailleuses et travailleurs déjà proches du seuil de pauvreté. C'est totalement inacceptable. »
La situation au Manoir St-Augustin reflète celle de plusieurs RPA rachetées par des entreprises dont l'activité principale n'est pas de prodiguer des soins de santé. La vice-présidente de la Fédération de la santé et des services sociaux-CSN, Lucie Longchamps, croit que le propriétaire a une responsabilité sociale envers le personnel et les résidents : « La partie patronale nous sert la même vieille cassette en plaidant l'absence de moyens financiers et les risque d'insolvabilité… Or, nous parlons ici d'un promoteur immobilier loin d'être en situation de précarité. Offrir des salaires de misère et espérer que le personnel accepte en silence ne passera pas ! »
La mobilisation s'intensifie
Corev n'est malheureusement pas le seul employeur à adopter ces pratiques. En Gaspésie et au Saguenay-Lac-Saint-Jean, comme au Bas-Saint-Laurent, le constat se répète : des employeurs qui demandent au personnel de s'appauvrir pour préserver leurs marges. « Face à un employeur aussi méprisant, nous n'avons d'autre choix que de hausser le ton et de nous mobiliser. La CSN sera aux côtés des travailleuses et travailleurs des RPA aussi longtemps qu'il le faudra pour obtenir une entente digne de ce nom », conclut le président du Conseil central du Montréal métropolitain, Bertrand Guibord.
À propos :
La Fédération de la santé et des services sociaux (FSSS-CSN) est la plus grande organisation syndicale en santé et services sociaux. Elle compte des milliers de syndiqué-es travaillant dans les résidences privées pour aîné-es (RPA) au Québec. Les priorités de ce secteur portent, entre autres, sur l'application d'une plateforme salariale, la création d'une mutuelle de formation, l'élaboration d'un régime de retraite et la coordination des négociations de conventions collectives.
Le conseil central du Montréal métropolitain-CSN (CCMM-CSN) rassemble tous les syndicats de la CSN de la région du Montréal métropolitain, de Laval, du Nunavik et d'Eeyou Istchee Baie-James. Il compte près de 400 syndicats représentant plus de 110 000 membres œuvrant dans tous les secteurs d'activités, tels que la construction, la santé et les services sociaux, les communications, l'industrie manufacturière, les services publics et parapublics, l'éducation, le commerce, etc.
Fondée en 1921, la CSN est la première grande centrale syndicale québécoise. Composée de plus de 1 600 syndicats, elle défend près de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis dans huit fédérations ainsi que dans treize conseils centraux régionaux, principalement sur le territoire du Québec. La CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s'engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise.
SOURCE CSN - Confédération des syndicats nationaux

Renseignements : Idriss Amraoui, [email protected] ; 438 871-2263
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