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Fédération des professionnelles et professionnels de l''Éducation du Québec (FPPE-CSQ)17 avr, 2026, 06:00 ET
MONTRÉAL, le 17 avril 2026 /CNW/ - La Loi 94 sur la laïcité dans les écoles prive actuellement des élèves de services professionnels essentiels. À Montréal, au moins trois professionnelles, dont des orthophonistes et une psychoéducatrice, ont été suspendues ou sont en voie de congédiement. Ces décisions entraînent déjà des ruptures de services dans plusieurs écoles du réseau public montréalais, dont certaines situées en milieux défavorisés, à quelques semaines de la fin de l'année scolaire.
Dans plusieurs cas, les professionnelles visées ont été relevées immédiatement de leurs fonctions. Pour la Fédération du personnel professionnel de l'éducation (FPPE-CSQ), l'application actuelle de la Loi 94 a des effets concrets et immédiats sur l'accès aux services dans les écoles.
Cette situation survient alors que la FPPE-CSQ sonnait déjà l'alarme sur un recul historique du nombre de professionnelles dans le réseau scolaire.
« Un élève avait un suivi prévu avec son orthophoniste. Du jour au lendemain, il n'y a plus de service. On est déjà en pénurie et l'on enlève encore des professionnelles du réseau, en pleine fin d'année scolaire. Est-ce vraiment le moment de poser ce type de gestes? », affirme la présidente de la FPPE-CSQ, Carolane Desmarais.
Dans un contexte de pénurie de main-d'œuvre déjà critique, le réseau n'a plus de marge de manœuvre. Chaque professionnelle retirée entraîne immédiatement une perte de services pour les élèves, avec des impacts sur leur réussite scolaire et sur le climat dans les écoles.
« Des professionnelles ont été engagées avant l'entrée en vigueur de la loi, parce qu'on avait besoin d'elles. Elles répondaient aux besoins des élèves. Et quelques mois plus tard, on leur dit qu'elles doivent partir », ajoute Michel Mayrand, président du Syndicat des professionnelles et professionnels du milieu de l'éducation de Montréal (SPPMEM-CSQ).
Au-delà de ces situations, c'est aussi une expertise essentielle qui disparaît du réseau.
« On perd des professionnelles qui facilitaient le lien avec des élèves et des familles issues de l'immigration. Cette expertise ne se remplace pas du jour au lendemain », ajoute Nhi Phung, vice-présidente du SPPMEM pour les professionnelles de l'unité CSSDM.
La FPPE-CSQ demande au gouvernement de mettre en place sans délai des mesures transitoires afin d'éviter des ruptures de services d'ici la fin de l'année scolaire et d'assurer la continuité des services aux élèves. Elle demande également que la clause grand-père s'applique aux personnes embauchées avant l'entrée en vigueur de la loi.
À propos de la FPPE-CSQ
La Fédération du personnel professionnel de l'éducation du Québec (FPPE-CSQ) représente 18 syndicats regroupant plus de 12 500 membres répartis dans la quasi-totalité des centres de services scolaires et des commissions scolaires du Québec, incluant les commissions scolaires francophones, anglophones et cries, ainsi que la Commission scolaire Kativik. Elle est affiliée à la Centrale des syndicats du Québec (CSQ). Ses membres exercent 37 corps d'emplois professionnels assurant des services directs aux élèves, des services pédagogiques et des services administratifs.
Rapport sur la pénurie du personnel professionnel : https://www.fppe.ca/postes-professionnels-en-education-un-recul-sans-precedent-rapport/
Le SPPMEM-CSQ représente près de deux mille professionnelles du CSS de Montréal, du CSS de la Pointe-de-l'Île et de la CS English Montreal.
SOURCE Fédération des professionnelles et professionnels de l''Éducation du Québec (FPPE-CSQ)

Renseignements : Louis-David L. Renaud, conseiller en communication FPPE-CSQ, Cellulaire : 514 554-4744, Courriel : [email protected]
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