Les pertes d'emplois au fédéral risquent d'entraîner un recul générationnel des services publics English
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Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC)13 janv, 2026, 09:00 ET
13 janv, 2026, 09:00 ET
OTTAWA, ON, le 13 janv. 2026 /CNW/ - Les ministères fédéraux émettent des avis de réduction des effectifs à une échelle sans précédent depuis des décennies, ce qui soulève de sérieuses inquiétudes quant à la capacité du gouvernement fédéral à fournir les services publics sur lesquels les Canadien•nes comptent. L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC) prévient que la perte d'employé•es expérimentés aura des conséquences durables sur la qualité des services, la capacité et la responsabilité.
« Il ne s'agit pas de réductions abstraites dans le bilan financier du gouvernement, mais de vrais emplois, de vraies compétences et de vrais services menacés », déclare Sean O'Reilly, président de l'IPFPC. « Une fois cette capacité disparue, elle ne peut être remplacée rapidement ou à moindre coût. C'est une période sombre pour la fonction publique fédérale. »
Les ministères touchés aujourd'hui incluent Statistique Canada, une pierre angulaire de la fonction publique qui fournit les données fiables sur lesquelles les Canadien•nes comptent pour comprendre l'économie, le marché du travail, l'inflation et le logement. Ces données étayent la prise de décision fondée sur des données probantes au sein du gouvernement, des entreprises et des communautés, façonnant la politique économique, orientant les investissements et soutenant la prestation de services efficaces à l'ensemble de la population canadienne.
L'IPFPC note que les compressions à Statistique Canada font partie d'une vague plus large de réductions dans le secteur public qui a déjà touché de nombreux ministères fédéraux, et que d'autres coupes sont attendues dans les jours et les semaines à venir. Ensemble, ces réductions représentent une contraction importante de la capacité de la fonction publique dans l'ensemble du gouvernement, ce qui soulève des inquiétudes quant à la capacité du gouvernement fédéral à fournir des services et remplir des fonctions essentielles, à répondre efficacement à l'incertitude économique et à mettre en œuvre son propre programme ambitieux.
« Si le gouvernement veut une analyse solide pour aider à réorganiser l'économie canadienne, il a besoin des bonnes données et d'analystes qui savent comment les interpréter. Cette capacité n'existe pas sans les expert•es de Statistique Canada. Cette capacité a été considérablement réduite aujourd'hui », estime Sean O'Reilly. « Compte tenu des défis auxquels le Canada est confronté, il s'agit d'une mauvaise décision prise au pire moment possible. »
Le syndicat a également prévenu que les réductions d'effectifs s'inscrivent dans une tendance plus large qui nuirait à la productivité et entraînerait des départs anticipés, laissant les ministères de plus en plus dépendants de sous-traitants privés pour combler les lacunes.
« Cette situation n'est pas isolée », explique M. O'Reilly. « Les employé•es fédéraux sont confrontés à une triple attaque simultanée. D'importantes coupures de postes, le retour au bureau forcé et une vague d'incitations à la retraite anticipée. Ce n'est pas un plan. C'est un acharnement.»
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SOURCE Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC)

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