Les dernières compressions au fédéral mettent à mal la science et la sécurité publique English
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Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC)23 janv, 2026, 09:45 ET
OTTAWA, ON, le 23 janv. 2026 /CNW/ - L'Institut professionnel de la fonction publique du Canada prévient que les réductions annoncées cette semaine dans les principaux ministères fédéraux à vocation scientifique affaibliront la capacité du Canada à prévenir les catastrophes, à intervenir en cas d'urgence et à protéger les populations, la sécurité publique et l'environnement.
Les réductions opérées à Environnement et Changement climatique Canada, Transports Canada, Pêches et Océans Canada, et Innovation, Sciences et Développement économique Canada visent les scientifiques, les ingénieur•es et les expert•es en politiques publiques dont le travail soutient la surveillance des marchandises dangereuses, la sécurité ferroviaire, les prévisions et alertes météorologiques, la prévention de la pollution, la conservation marine, la restauration des habitats et les interventions en cas d'urgence environnementale.
« Il ne s'agit pas de programmes abstraits ou de fonctions bureaucratiques », soutient Sean O'Reilly, président de l'IPFPC. « Ce sont ces expert•es qui empêchent les déversements d'hydrocarbures de se transformer en catastrophes, qui veillent à ce que les marchandises dangereuses n'explosent pas sur nos voies ferrées, qui s'assurent que les Canadien•nes peuvent se fier aux alertes météorologiques et qui protègent les espèces menacées d'extinction. La suppression de cette expertise scientifique met en péril la sécurité publique et l'environnement. »
Ces réductions font écho à un rapport de l'IPFPC publié en octobre 2025 avertissant que le système scientifique public fédéral du Canada était déjà à un point de rupture. « Une feuille de route scientifique pour l'avenir du Canada : leçons tirées d'une décennie de contributions des scientifiques fédéraux », qui s'appuie sur 12 années de données provenant de milliers de scientifiques fédéraux, montre l'effondrement du financement public, la diminution des capacités et le déclin de la confiance dans la prise de décision fondée sur des données probantes, et appelle à un réinvestissement immédiat, et non à des réductions plus importantes.
« Les Canadien•nes ont vu ce qu'il en coûte de ne pas investir dans la science, la réglementation et la surveillance », prévient Bryan Van Wilgenburg, président du groupe Sciences appliquées et examen des brevets de l'IPFPC et métérologue à Environnement et changement climatique Canada (ECCC). « L'effondrement de la pêche à la morue dans l'Atlantique, les étangs toxiques de goudron de Sydney (le site le plus contaminé du Canada) et la catastrophe ferroviaire de Lac-Mégantic, qui a coûté la vie à 47 personnes, ne sont pas des catastrophes naturelles. Il s'agit plutôt d'échecs en matière de surveillance, d'investissement et de prise de décision fondée sur des données probantes - exactement ce que ces compressions sont en train de détruire. »
L'IPFPC demande au gouvernement fédéral de protéger l'expertise en matière de science, d'ingénierie, de recherche et de réglementation qui protège la population canadienne, leurs communautés et l'environnement, aujourd'hui et pour les générations futures. « Nous avons besoin d'investissement dans la science, pas de désinvestissement », martèle Sean O'Reilly.
L'IPFPC représente plus de 85 000 professionnel•les du secteur public à travers le pays, dont la plupart sont employés par le gouvernement fédéral. Suivez-nous sur Facebook, sur X (anciennement connu sous le nom de « Twitter ») et sur Instagram.
SOURCE Institut professionnel de la fonction publique du Canada (IPFPC)

Source : Johanne Fillion, 613-883-4900 (cellulaire), [email protected]
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