Les partis politiques doivent proposer une stratégie et s'engager financièrement à soutenir la prévention pour affronter les enjeux liés aux personnes aînées
MONTRÉAL, le 2 sept. 2026 /CNW/ -- En ce début de campagne électorale au Québec, l'organisme Les Petits Frères unit sa voix à celles de nombreux autres partenaires du milieu pour réclamer des engagements précis des partis politiques. L'objectif est d'assurer le financement des initiatives de prévention destinées à plus d'un million de personnes aînées qui auront plus de 75 ans d'ici 2030. La situation à laquelle font face les personnes âgées est déjà extrêmement précaire et elle s'aggravera de façon exponentielle au cours des prochaines années, si rien n'est mis en place pour y remédier. Notre société n'est tout simplement pas préparée à affronter le tsunami annoncé. Dédiés depuis 64 ans à la lutte contre l'isolement social des personnes aînées, Les Petits Frères sont aux premières loges pour constater l'importance des problèmes à venir et œuvrer dans une optique de prévention pour en atténuer les effets.
Des solutions existent
Même si ces enjeux sont largement reconnus et documentés, la volonté politique et financière de favoriser une mobilisation collective et de mettre en place des politiques bien définies ne semble pas être au rendez-vous. Répondre à ces problèmes complexes exigera de mettre en commun les forces respectives du secteur public, de la philanthropie, de la recherche, du milieu communautaire et de l'économie sociale au sein d'une action concertée.
« Même si nous sommes bien au fait que la situation économique limitera la marge de manœuvre budgétaire des gouvernements, ceux-ci doivent tout de même s'engager à investir de façon ciblée dans le cadre d'un plan d'action faisant appel au financement privé et au savoir-faire des acteurs présents sur le terrain. Plus que jamais, nous avons besoin d'un financement adéquat pour aborder ces défis », souligne Catherine Harel Bourdon, présidente-directrice générale des Petits Frères.
Un meilleur soutien pour les aîné•es : une question prioritaire pour la population
Selon un sondage de la firme Léger réalisé en mars dernier pour le compte des Petits Frères, 85 % des Québécois•es sont d'avis que le gouvernement du Québec devrait en faire davantage pour améliorer la qualité de vie et favoriser l'inclusion sociale des personnes aînées. Le constat est clair : une vaste majorité de la population réclame davantage de soutien. Le temps est venu pour les partis d'aborder vraiment cet enjeu en explorant de nouvelles avenues de financement et en misant sur l'innovation sociale. Ceci doit s'inscrire dans une approche préventive globale qui permettra éventuellement de réduire l'importante hausse des coûts en santé qu'entrainera inévitablement le vieillissement accéléré de la société québécoise.
« Les gériatres sont aux premières lignes pour constater l'ampleur de la situation sur le terrain et leurs observations démontrent que le réseau des ressources d'hébergement spécialisées, tant publiques que privées, est déjà presque saturé. Pour éviter d'accentuer cette pression, il faut agir en amont et mieux coordonner les réponses offertes aux personnes âgées. L'objectif doit être de leur offrir, au bon moment, des soins et des services adaptés à leur état de santé, à leur autonomie et à leur réalité. C'est en répondant plus justement aux besoins de chacun que nous pourrons rendre le réseau plus résilient et éviter qu'il ne soit constamment en situation de saturation », affirme Dre Julia Chabot, présidente de l'Association des médecins gériatres du Québec.
À propos des Petits Frères
Depuis 1962, Les Petits Frères ont pour mission de briser l'isolement des personnes du grand âge qui vivent seules, en leur offrant une famille de cœur par l'entremise d'un accompagnement bénévole jusqu'en fin de vie, peu importe leur condition. Présent dans 12 régions du Québec, l'organisme joue un rôle d'aidant communautaire et se fait le porte-voix des personnes aînées dans une optique de prévention et de rapprochement intergénérationnel. Âgés en moyenne de 85 ans, les « Grandes Amies » et « Grands Amis », comme les surnomment affectueusement les bénévoles, bénéficient d'un réseau de soutien durant une période moyenne de quatre ans, s'étendant parfois à plus de dix ans.
Avec le soutien de : Dre Julia Chabot, présidente, Association des médecins gériatres du Québec; Fondation Luc Maurice; Thomas Bastien, directeur général de l'Association pour la santé publique du Québec (ASPQ); Dr Stéphane Lemire, interniste-gériatre et fondateur, Fondation AGES; J. Benoit Caron, directeur général du réseau de coopération des EÉSAD; Nouha Ben Gaied, directrice générale de la Fondation Berthiaume-Du Tremblay; Marguerite Blais, Ph.D. - ministre responsable des Aînés 2007-2012 et ministre responsable des Aînés et des Proches aidants 2018-2022.
SOURCE Les Petits Frères

Source : Paul Gilbert, Conseiller principal aux communications et relations publiques (intérim), Tél. : (514) 969-3633, [email protected]
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