Le Parti libéral du Québec réclame le maintien de l'enveloppe protégée consacrée à l'achat de livres dans les écoles
QUÉBEC, le 12 mai 2026 /CNW/ - La porte-parole du PLQ en matière d'éducation, Madwa-Nika Cadet, se joint à plusieurs acteurs du milieu du livre pour réclamer la protection du statut du livre dans les nouvelles règles budgétaires proposées par la Coalition avenir Québec.
Lors d'un point de presse qui s'est tenu aujourd'hui à l'Assemblée nationale, la députée libérale et des représentants du milieu du livre ont dénoncé les restrictions budgétaires de la ministre de l'Éducation, Sonia Lebel. Ces restrictions obligent la fusion de 10 programmes éducatifs en une seule enveloppe, ce qui retire au livre son statut protégé.
La demande du milieu du livre est claire : il faut maintenir une enveloppe budgétaire spécifique à l'achat de livres dans les écoles. De plus, ces sommes doivent servir exclusivement à l'acquisition de livres, spécialement dans les coins lectures des classes et dans les bibliothèques scolaires.
Citations :
« La lecture n'est pas une dépense optionnelle. En choisissant de diluer les budgets consacrés aux livres dans une enveloppe globale, la CAQ prend le risque de sacrifier un outil essentiel à la réussite éducative de nos jeunes. C'est contraire à la promesse de la première ministre, qui s'est engagée à ne pas couper dans les services aux élèves. Protéger l'achat de livres dans nos écoles, c'est faire le choix de la réussite scolaire, de la maîtrise du français et de la vitalité de notre culture québécoise. »
- Madwa-Nika Cadet, députée de Bourassa-Sauvé et porte-parole du PLQ en matière d'éducation
« Nous reconnaissons qu'un assouplissement des règles budgétaires en éducation était nécessaire. Mais le changement proposé est trop radical : on passe du tout au rien. Les quelque 37 millions de dollars consacrés au livre doivent être maintenus intégralement et indexés d'une année à l'autre. Dans ce contexte, il est difficile d'imaginer que l'accès aux livres et à la lecture, des éléments essentiels à la réussite éducative, ne soit pas compromis. Il y a des mesures qu'il vaut la peine de protéger. »
- Claudine Grenier, responsable sociopolitique à l'Association québécoise des professeur•e•s de français, et Ariane Régnier, présidente de l'Association pour la promotion des services documentaires scolaires
« Les recherches ont bien identifié les ingrédients-clés de la motivation et de l'engagement à lire des textes variés et des œuvres littéraires : un accès le plus proximal possible aux livres et une vaste quantité de choix offerts aux lectrices et aux lecteurs, en particulier pour les enfants et les ados, sont les principaux leviers (ou freins) au développement de leurs compétences et de leurs appétences en lecture. Et, rappelons-le, les compétences lectorales sont au cœur de la persévérance scolaire, de la réussite éducative et de l'épanouissement personnel. »
- Martin Lépine, professeur agrégé, didactique du français, Faculté d'éducation, Université de Sherbrooke
« La lecture est l'un des rares outils qui aident les élèves à accroître leur vocabulaire, à développer leur empathie, à structurer leur esprit critique, à mieux connaître le monde et à se connaître eux-mêmes. C'est un vecteur de réussite. La lecture devrait être une priorité. Prétexter la « flexibilité budgétaire » pour fusionner les enveloppes d'acquisition, c'est ignorer les défis auxquels la société fait face. Le Québec n'a pas le luxe de se priver d'une mesure qui encourage la lecture. Parce qu'à court terme, si ce sont les écrivaines et les écrivains pour la jeunesse qui seront les premiers affectés, à long terme, c'est l'ensemble du Québec qui va subir les conséquences de cette décision. »
- Pierre-Yves Villeneuve, président de l'Union des écrivaines et des écrivains québécois
« En plus de s'en prendre à un des piliers de la réussite scolaire, la réforme en cours risque de fragiliser tout le secteur du livre québécois. Le Québec s'est doté d'un modèle qui fait l'envie partout dans le monde : des librairies indépendantes dans toutes les régions du Québec, véritables pôles culturels qui font rayonner la littérature d'ici. Ce modèle repose sur un équilibre entre deux piliers : la vente au détail et les achats institutionnels. Sans enveloppes protégées, l'achat de livres dans les librairies redevient la variable d'ajustement, comme ce fut déjà le cas, et ce sont nos librairies et les élèves qui en paieront le prix. »
- Laurence Monet, présidente de l'Association des libraires du Québec
Partenaires signataires
- Association des libraires du Québec (ALQ)
- Association des distributeurs exclusifs de livres en langue française (ADELF)
- Association nationale des éditeurs de livres (ANEL)
- Association des Écrivains Québécois pour la Jeunesse (AÉQJ)
- Association pour la promotion des services documentaires scolaires (APSDS)
- Association québécoise des professeur•e•s de français (AQPF)
- Association québécoise des salons du livre (AQSL)
- Coopérative des Librairies indépendantes du Québec (LIQ)
- Union des écrivaines et écrivains québécois (UNEQ)
- Secteur livre, Québécor
SOURCE Aile parlementaire du Parti libéral du Québec

Sources : Audrée Meessen-Pinard, Attachée de presse, Aile parlementaire de l'opposition officielle, 819-347-8332, [email protected]; William Huynh-Jan, Attaché de presse, Aile parlementaire de l'opposition officielle, 514-229-9955, [email protected]
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