Le ministre Boulet abandonne des lockoutés
MONTRÉAL, le 16 juin 2026 /CNW/ - Béton Provincial utilise le lockout pour imposer plusieurs demandes de reculs dans les conditions de travail et un gel salarial sans avoir vraiment l'intention de faire de compromis en négociation.
« On assiste à une utilisation abusive du lockout pour appauvrir les travailleuses et les travailleurs. Le ministre du Travail, Jean Boulet, doit intervenir pour éviter cet usage extrême d'un des outils du Code du travail. Il ne semble pas se préoccuper du sort des travailleuses et travailleurs », affirme la présidente de la CSN, Caroline Senneville.
Rappelons que les syndiqué-es de Béton Provincial de Saint-Eustache sont en lockout depuis le 6 juin et ceux de Lasalle-Longueuil le sont depuis plus d'un an et demi. Dans les deux cas, on parle de nombreux reculs équivalents à des milliers de dollars annuellement et d'un gel salarial imposé par l'employeur pour les prochaines années. C'est pourtant une industrie qui se porte bien. En moyenne, le prix du béton a augmenté de 4 % chaque année, de 2015 à 2024 et plusieurs projets d'infrastructures importants sont planifiés pour les années à venir.
Faire face à l'inflation
« On prévoit des hausses salariales moyennes de 3 % en 2026 et de 3,3 % en 2025. Dans ce contexte, un recul est complètement inacceptable et crée un exemple dangereux. En plus, ça envoie un mauvais signal pour l'attractivité de ce secteur, alors que les chantiers du Québec en ont besoin », affirme le président de la Fédération de l'industrie manufacturière-CSN, Kevin Gagnon.
« La vie de nombreuses familles est bouleversée par une décision d'affaires aucunement justifiée. Est-ce vraiment ce qu'on veut pour les travailleuses et les travailleurs du Québec, une dégradation de leurs conditions », s'interroge la présidente de la CSN, Caroline Senneville.
À propos
La Fédération de l'industrie manufacturière (FIM-CSN) rassemble quelque 320 syndicats et plus de 25 000 travailleuses et travailleurs de toutes les régions du Québec, œuvrant dans sept principaux secteurs d'activité. Elle est très active sur le plan de la formation et de la prévention en santé et sécurité au travail. Fondée en 1921, la CSN regroupe 350 000 travailleuses et travailleurs des secteurs publics et privés, et ce, dans l'ensemble des régions du Québec et ailleurs au Canada.
SOURCE CSN - Confédération des syndicats nationaux

Pour information : Thierry Larivière, conseiller aux communications de la CSN, 514 966-4380, [email protected]
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