Elle soutient que le développement économique collaboratif doit devenir un principe constitutionnel.
QUÉBEC, le 6 févr. 2026 /CNW/ - La Corporation d'employabilité et de développement économique communautaire (CEDEC) a comparu hier devant le comité de l'Assemblée nationale étudiant le projet de loi 1, la Loi constitutionnelle du Québec proposée, appelant les législateurs à veiller à ce que l'avenir constitutionnel du Québec soit fondé sur l'inclusion, la collaboration et la résilience économique.
Alors que le projet de loi 1 était le sujet formel des audiences, la CEDEC a utilisé sa présence pour aborder une question plus large : comment le Québec peut renforcer sa vision constitutionnelle dans un contexte économique et géopolitique en rapide évolution.
« Un Québec fort repose sur trois principes interconnectés », a déclaré madame Line Bouffard, une administratrice siégeant au conseil d'administration de la CEDEC, au comité. « La reconnaissance et le respect mutuel renforcent notre vivre-ensemble. La collaboration renforce la cohésion économique et sociale. L'inclusion renforce l'avenir du Québec. »
Caractéristiques de la communauté anglophone et l'importance de celles-ci
La CEDEC a rappelé aux membres de l'Assemblée nationale que la communauté anglophone du Québec est une communauté linguistique minoritaire au sein du Québec qui parle la même langue que la majorité des Canadiens à l'extérieur de la province. Les Québécois anglophones forment une minorité, car ils vivent, ils travaillent et ils bâtissent leur vie au Québec. Ils comptent sur les mêmes services publics que les autres Québécois et ils contribuent quotidiennement à la vitalité économique et sociale de la province.
Assurer les droits des anglophones et la vitalité de leur communauté, y compris de ses institutions, relève donc de la protection constitutionnelle, a souligné la CEDEC. Dans ce contexte, la CEDEC a demandé à l'Assemblée nationale de créer un Comité sur la situation et l'avenir de la communauté anglophone du Québec, chargé de :
- Examiner la reconnaissance et le statut de la communauté ;
- Définir les obligations du Québec envers sa vitalité ;
- Évaluer le projet de loi 1 à travers une perspective constitutionnelle inclusive.
Québec s'appuie sur une solide fondation constitutionnelle
La CEDEC a également souligné que le Québec opère déjà dans un cadre constitutionnel robuste, ancré dans la Constitution canadienne, le fédéralisme coopératif et la reconnaissance par le Parlement que le Québec forme une nation au sein d'un Canada uni.
Ce cadre a permis au Québec de prendre des mesures importantes pour protéger la langue française, affirmer son autonomie et développer un modèle social et économique distinct, tout en profitant des institutions communes, des marchés nationaux et des partenariats fédéraux-provinciaux.
La dualité linguistique comme avantage stratégique et économique
Un des principaux thèmes de la présentation de la CEDEC était que la dualité linguistique ne constitue pas un frein au développement économique ni à la vision constitutionnelle du Québec. Plutôt, il s'agit d'un avantage stratégique et économique.
Chaque jour, des Québécois anglophones et francophones travaillent ensemble pour élargir l'accès au marché, soutenir l'entrepreneuriat, maintenir les infrastructures de services, améliorer la participation au marché du travail et renforcer la résilience régionale. « Ces collaborations ne sont pas symboliques », a déclaré monsieur John Buck, le président-directeur général de la CEDEC, aux législateurs. « Elles sont fondamentales pour la performance économique et la prospérité collective à travers le Québec. »
Développement économique collaboratif en tant que principe constitutionnel
Dans l'environnement mondial d'aujourd'hui, la CEDEC soutient que le développement économique ne peut plus être traité comme un simple domaine politique parmi tant d'autres. C'est devenu un impératif stratégique qui transcende les frontières constitutionnelles, institutionnelles et intergouvernementales.
Pour cette raison, la CEDEC a exhorté les législateurs à reconnaître le Développement économique collaboratif comme un principe clé dans l'élaboration de l'avenir constitutionnel du Québec.
Dans le cadre de ses recommandations, la CEDEC a également proposé la création d'un Conseil consultatif sur le développement économique et du marché du travail de la communauté anglophone du Québec, relevant des ministres concernés. Le Conseil serait chargé de :
- Évaluer les retombées économiques des décisions prises en vertu du projet de loi 1 ;
- Dispenser des conseils sur les moyens d'atténuer les effets négatifs sur la communauté ; et
- Assurer l'harmonisation aux principes de soutien fédéral en vertu de la Loi sur les langues officielles.
Regarder vers l'avenir
La CEDEC a conclu sa participation en réaffirmant un message clair : la reconnaissance renforce la cohésion sociale, la collaboration renforce l'économie et l'inclusion renforce l'avenir du Québec.
Alors que les audiences sur le projet de loi 1 se poursuivent, la CEDEC a confirmé son engagement à travailler de manière constructive avec les législateurs pour aider à façonner un cadre constitutionnel qui reflète la diversité du Québec, qui soutient la résilience économique et qui renforce les fondements d'un Québec fort au sein d'un Canada fort.
Ressources :
Comparution de la CEDEC au comité de l'Assemblée nationale portant sur l'étude du projet de loi 1
Présentation de la CEDEC au comité de l'Assemblée nationale portant sur l'étude du projet de loi 1
SOURCE CEDEC

Contact média : Kirsten Hathaway, CEDEC (Corporation d'employabilité et de développement économique communautaire), (514) 755-7043, [email protected]
Partager cet article