DRUMMONDVILLE, QC, le 30 mars 2026 /CNW/ - À l'occasion de la Semaine internationale du repreneuriat, EntreChefs PME lève le voile sur une réalité souvent méconnue du transfert d'entreprise. Si la transaction financière marque l'aboutissement d'un long processus, elle représente surtout le début d'un parcours complexe pour l'entrepreneur qui en fait l'acquisition.
En février 2026, un sondage mené par Léger, auprès des 2 200 chefs d'entreprise membres d'EntreChefs PME, met en lumière les véritables enjeux de la reprise. Contrairement aux croyances populaires, reprendre une PME demande autant d'efforts que de lancer une nouvelle entreprise. Dans les deux années suivant le rachat, 55 % des entrepreneurs doivent conjuguer avec une importante pression financière post-transaction. Fait surprenant, le financement n'est pas la ressource la plus recherchée. Pour 40 % des répondants, le manque d'accompagnement stratégique arrive au premier rang des besoins, suivi de près par les outils de gestion des ressources humaines avec 32 %.
Le défi humain et identitaire demeure en effet au cœur de la transition. La moitié des entrepreneurs identifient comme défi majeur le fait de clarifier leur vision et de mettre la culture d'entreprise à leur image. Noémie Caron, repreneure familiale, illustre parfaitement ce besoin de préserver l'ADN de l'entreprise tout en la faisant évoluer. « On veut garder notre recette qui fonctionne, tout en y mettant tranquillement notre couleur », explique-t-elle, soulignant l'importance d'éviter les chocs culturels.
Cette confrontation avec la culture existante frappe également les repreneurs externes. Andrés Lozano a dû adapter ses ambitions face aux processus internes de sa nouvelle entreprise. « La première année, j'étais naïf. Je voulais tout changer... nouveau logiciel, site transactionnel, acquisitions... Je voulais lancer plein de choses en même temps », reconnaît-il. Il a rapidement compris la nécessité de développer des stratégies pour implanter sa vision graduellement.
Par ailleurs, 52 % des répondants trouvent difficile d'établir leur crédibilité et leur légitimité envers les nouveaux employés. Martin Chartrand, repreneur interne non-familial passé du statut d'employé à celui de dirigeant, témoigne de ce changement de posture délicat. « Lâcher quelque chose que je maîtrisais complètement, ça a été vraiment déchirant. C'était une décision marquante dans ma vie », confie-t-il, ajoutant que la pérennité de l'entreprise repose désormais entièrement sur ses épaules.
Malgré ces obstacles, les motivations demeurent puissantes. Près du tiers des repreneurs se lancent dans l'aventure pour relever un défi entrepreneurial, tandis que d'autres sont propulsés par la croissance et le développement de nouveaux marchés. Pour les soutenir, les clubs de repreneurs d'EntreChefs PME offrent cet accompagnement entre pairs pour soutenir la réussite post-acquisition et contribuer à solidifier l'économie de demain.
À propos d'EntreChefs PME
Depuis plus de 50 ans, EntreChefs PME est un organisme à but non lucratif qui soutient les chefs de PME tout au long de leur parcours entrepreneurial. Leur mission est de rassembler ces leaders dans une communauté engagée à un avenir sain et durable. C'est dans cet esprit que leurs clubs offrent aux propriétaires d'entreprise un espace sécuritaire pour aborder leurs enjeux et leurs défis, prendre des décisions éclairées et favoriser la croissance des PME québécoises. L'organisme compte 2 200 membres à travers 245 clubs au Québec et dans ses antennes en Belgique, en Suisse et au Nouveau-Brunswick.
SOURCE EntreChefs PME

Contact média : Véronique Tourigny, Tél. : 819 314-1081, Courriel : [email protected]
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