L'ACEUM doit avant tout servir les travailleurs -- pas d'accord commercial au détriment des emplois, de l'industrie ou des services publics English
OTTAWA, ON, le 15 janv. 2026 /CNW/ - Aujourd'hui, les syndicats du Canada ont rencontré le ministre Dominic LeBlanc, ministre responsable du Commerce Canada-États-Unis, des Affaires intergouvernementales, du Commerce intérieur et de l'Unité de l'économie canadienne, à l'occasion d'une table ronde de haut niveau portant sur le prochain examen de l'Accord Canada-États-Unis-Mexique (ACEUM) prévu pour 2026, afin de livrer un message clair et urgent : les travailleuses et travailleurs doivent passer avant tout.
Bea Bruske, présidente du Congrès du travail du Canada, était accompagnée de dirigeants de plusieurs des plus importants syndicats de la fabrication et des métiers de la construction au Canada, représentant des travailleuses et travailleurs dont les emplois, les collectivités et l'avenir dépendent directement des décisions en matière de politiques commerciales et industrielles.
Face à d'autres menaces tarifaires des É.-U. et à une instabilité commerciale croissante, les syndicats ont mis en garde le gouvernement fédéral contre la répétition des erreurs du passé : sacrifier la production nationale, de bons emplois syndicaux et la capacité industrielle afin d'obtenir un accord à tout prix.
« Tout accord qui nuit aux emplois au Canada ou affaiblit la capacité du Canada à bâtir sa propre économie serait pire que si aucun accord n'était conclu », a déclaré madame Bruske. « Les États-Unis délaissent de plus en plus le système commercial fondé sur des règles, se servant de la pression commerciale pour affaiblir les travailleurs, déstabiliser les chaînes d'approvisionnement et favoriser les entreprises. Le Canada doit réagir en adoptant une position de force, et non de concession, et refuser de sacrifier les travailleuses et travailleurs pour apaiser les demandes des États-Unis. »
Le CTC exhorte le gouvernement fédéral à demeurer centré avant tout sur une politique commerciale axée sur les travailleurs qui maintient et accroît les emplois canadiens, renforce l'industrie nationale et les cadres réglementaires afin d'investir dans la fabrication nationale, la résilience de la chaîne d'approvisionnement et les industries de l'avenir. La production et les emplois continuent de chuter au Canada en raison des tarifs sectoriels américains sur l'automobile, le bois d'œuvre résineux et d'autres industries, avec des répercussions croissantes sur les collectivités et les économies locales. Le gouvernement doit trouver de toute urgence un moyen de faire supprimer ces tarifs.
À la table des négociations, le Canada doit défendre son droit d'adopter une politique industrielle active, d'appliquer de solides protections du travail et d'accroître la production nationale à valeur ajoutée. Les règles commerciales ne doivent pas porter atteinte aux droits des travailleuses et travailleurs, aux services publics, au développement industriel ou aux salaires équitables.
Les syndicats ont également insisté pour que tout accord renouvelé contienne un chapitre solide et exécutoire sur le travail, notamment le recours accru au Mécanisme d'intervention rapide pour tenir les employeurs responsables des violations des droits du travail partout en Amérique du Nord.
Le message du mouvement syndical était unifié et sans équivoque : l'examen de l'ACEUM doit renforcer les industries canadiennes et les communautés travailleuses, et non les vider. Le gouvernement doit collaborer avec les syndicats et les faire participer aux négociations commerciales; les syndicats connaissent leurs industries mieux que quiconque. Les travailleuses et travailleurs ne veulent pas que le gouvernement sacrifie leurs emplois, leurs moyens de subsistance ou leur avenir économique simplement pour renouveler un accord imparfait.
SOURCE Congrès du travail du Canada (CTC)

Les médias sont priés d'adresser leurs demandes à : Relations avec les médias, CTC, [email protected]
Partager cet article