Journée mondiale sans tabac (31 mai): Des leaders en santé publique réclament un objectif national de réduction de la consommation de nicotine tout en exhortant la ministre fédérale de la Santé à immédiatement protéger les jeunes contre le vapotage nicotinique English
OTTAWA, ON, le 30 mai 2026 /CNW/ - Plus de 20 organisations de santé et de lutte contre le tabac d'à travers le pays se sont réunis à Ottawa cette fin de semaine à l'occasion d'une table ronde nationale sur l'avenir de la lutte antitabac au Canada. Préoccupés par les taux élevés de vapotage chez les jeunes et l'utilisation croissante des sachets de nicotine, les participants ont publié une déclaration de consensus appelant à un nouvel objectif national, soit de réduire la consommation de nicotine à moins de 5 % d'ici 2045. L'objectif actuel de moins de 5 % de consommation de tabac d'ici 2035 a également été réaffirmé.
L'objectif national visant à ramener le taux global de tabagisme à moins de 5 % d'ici 2035 a été initialement fixé lors d'un sommet national organisé à l'Université Queen's en 2016, puis officiellement adopté par Santé Canada en 2018.
« La bonne nouvelle, c'est que le Canada a accompli des progrès significatifs vers l'objectif ambitieux de réduire la consommation de tabac à moins de 5 % d'ici 2035 », a déclaré Michael Chaiton, directeur de la recherche, Unité de recherche sur le tabac de l'Ontario. « Dans l'ensemble, la consommation de tabac a considérablement diminué depuis le début du siècle. Le Canada compte aujourd'hui plus de cinq millions de fumeurs de moins que si les taux de consommation étaient restés aux niveaux de 2000. Cette réduction représente une avancée colossale en matière de santé publique. Cependant, avec 13 % des adultes canadiens qui fument encore et des taux plus élevés chez les populations vulnérables, les gouvernements doivent redoubler d'efforts pour atteindre, voire dépasser, l'objectif de moins de 5 % d'ici 2035. »
« La mauvaise nouvelle, c'est qu'une nouvelle génération de jeunes devient dépendante à la nicotine en raison de la mise en marché agressive des cigarettes électroniques et des sachets de nicotine », a déclaré Rob Cunningham, analyste principal des politiques à la Société canadienne du cancer. « En raison de l'apparition de ces nouvelles catégories de produits, la consommation globale de nicotine ne diminue plus au Canada. Il faut fixer un nouvel objectif national précis pour ramener la prévalence de la consommation de nicotine à moins de 5 % d'ici 2045. »
« Le vapotage n'est pas sans danger, en particulier pour les jeunes et les personnes qui ne fument pas », a déclaré le Dr Hassan Mir, cardiologue et chercheur à l'Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa. « Le tabac et les produits de vapotage contiennent tous deux de la nicotine, l'une des drogues les plus addictives qui soient. Plusieurs revues systématiques ont révélé que les jeunes qui vapotent de la nicotine sont beaucoup plus susceptibles de commencer à fumer. Le principe de précaution devrait toujours s'appliquer lorsqu'il s'agit de protéger les jeunes contre le tabac et la nicotine. »
Les participants à la table ronde ont également appelé à une meilleure collaboration entre les gouvernements fédéral, provinciaux et territoriaux en vue d'atteindre les objectifs nationaux de réduction de la consommation de tabac et de nicotine. Nos organisations ont hâte de collaborer avec les gouvernements à tous les niveaux afin de faire progresser les politiques visant à réduire la consommation de tabac d'ici 2035 et celle de nicotine d'ici 2045.
« Les gouvernements provinciaux et territoriaux sont des acteurs clés et doivent participer activement à une stratégie nationale de réduction du tabagisme et de la consommation de nicotine », a déclaré Les Hagen, directeur général d'Action sur le tabagisme et la santé (ASH Canada). « Ces gouvernements assument les coûts des soins de santé liés à la consommation de tabac et de nicotine. Une stratégie nationale plus collaborative, assortie d'objectifs nationaux unifiés, s'impose. Le gouvernement fédéral doit collaborer plus étroitement avec les provinces et les territoires pour obtenir des résultats positifs. Un Canada fort est un Canada sans tabac et sans nicotine. »
Les participants à la table ronde ont discuté des nouvelles mesures politiques ambitieuses nécessaires pour atteindre, voire dépasser, les objectifs fixés en matière de tabac et de nicotine.
« Les progrès réalisés par le Canada dans la réduction du tabagisme sont le fruit de plusieurs mesures politiques ambitieuses fondées sur des données probantes mises en œuvre depuis 2000 », a déclaré Flory Doucas, codirectrice de la Coalition québécoise pour la lutte contre le tabagisme. « Ces politiques incluent des hausses de la taxe-tabac, des avertissements sanitaires proéminents avec images, l'interdiction des arômes dans le tabac, l'emballage neutre, des restrictions sur la promotion dont l'interdiction des étalages, de même que l'interdiction de fumer sur les lieux de travail et dans les lieux publics. Nous devons nous appuyer sur ces politiques pour bâtir un encadrement similaire pour les produits de nicotine à usage récréatif. La priorité absolue est de finaliser la réglementation nationale proposée restreignant les saveurs dans les produits de vapotage. Nous demandons à la ministre de la Santé, Marjorie Michel, d'agir immédiatement afin de faire avancer cette politique cruciale. »
La table ronde s'est tenue les 29 et 30 mai, en amont de la Journée mondiale sans tabac, organisée chaque année le 31 mai par l'Organisation mondiale de la Santé, dont le slogan cette année est « Démasquons les tactiques de séduction - luttons contre la dépendance à l'égard du tabac et contre l'addiction nicotinique »
Le tabagisme est la principale cause évitable de maladie, d'invalidité et de décès au Canada, où il fait 46 000 victimes chaque année. La nicotine crée une forte dépendance. Fumer provoque le cancer, des maladies cardiaques, des accidents vasculaires cérébraux, l'emphysème et de nombreuses autres maladies et affections. Proportionnellement, les nouveaux vapoteurs proviennent majoritairement des jeunes et jeunes adultes (12 à 24 ans) qui n'ont jamais fumé.
SOURCE Coalition québécoise pour le contrôle du tabac

Contacts: Les Hagen, directeur général, Action sur le tabagisme et la santé (ASH Canada), 780-919-5546 ou [email protected] ; Rob Cunningham, analyste principal des politiques, Société canadienne du cancer, 613-762-4624 ou [email protected] ; Sarah Butson, PDG, Association pulmonaire du Canada, 647-904-2817 ou [email protected] ; Stephanie Lawrence, directrice des communications, Cœur et AVC, 613-691-4022 [email protected] ; Michael Chaiton, directeur de la recherche, Unité de recherche sur le tabac de l'Ontario, 416-837-9631 ou [email protected] ; Flory Doucas, codirectrice, Coalition québécoise pour le contrôle du tabac, 514-515-6780 ou [email protected] ; Dr Hassan Mir, cardiologue et chercheur, Institut de cardiologie de l'Université d'Ottawa ; professeur adjoint, Faculté de médecine, Université d'Ottawa ; président, Modèle d'Ottawa pour l'abandon du tabac, [email protected]
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