Grand Prix de Montréal 2026 : L'exploitation sexuelle commence plus tôt
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Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle12 mai, 2026, 10:42 ET
MONTRÉAL, le 12 mai 2026 /CNW/ - Le Grand Prix du Canada a lieu du 22 au 24 mai cette année, lançant les festivités estivales de la métropole deux semaines plus tôt et devançant la hausse fulgurante des cas d'exploitation sexuelle. La course de Formule 1 fera de Montréal, encore cette année, une destination de choix pour les touristes sexuels.
Dans la foulée de l'affaire Epstein, Montréal a une fois de plus été présentée comme une ville où tout est permis pour les hommes qui veulent acheter des actes sexuels. La Comité Un trop Grand Prix craint une hausse de la demande des clients prostitueurs après la publication de documents où Jeffrey Epstein fait l'apologie du Grand Prix de Montréal comme une de ses destinations préférées pour l'accès facile au corps des femmes. Le comité s'inquiète des conséquences de cette promotion indésirable de l'industrie du sexe montréalaise.
« Les hommes viennent assouvir leurs fantasmes le temps d'une fin de semaine et les femmes en porteront les conséquences toute leur vie. », affirme Jennie-Laure Sully, membre du comité Un trop Grand Prix et organisatrice communautaire à la CLES.
Avec plus de 300 salons de massage dans le Grand Montréal et une grande quantité d'isoloirs installés dans des bars dits de danseuses pour répondre à la demande toujours grandissante des clients, le crime organisé et les proxénètes n'ont que faire de la sécurité et des droits des femmes. Le récent démantèlement de l'agence d'escorte XO par le SPVM a d'ailleurs démontré les violences que subissent les femmes en situation de prostitution : harcèlement, menaces, agressions physiques et psychologiques, viols, etc.
« Il faut tracer les liens entre l'industrie du sexe et des hommes comme Epstein. Aucune négociation concernant les droits des femmes n'est possible avec eux, car ils les voient comme des marchandises. », s'indigne Jennie-Laure Sully.
Le Comité Un trop Grand Prix est formé de Prévention jeunesse Longueuil, de la Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle (CLES), du Y des femmes de Montréal et de Zéro Exploitation. Les membres rappellent aux filles et aux femmes dans l'industrie du sexe que des intervenantes sont disponibles pour elles auprès de ces organismes.
SOURCE Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle

Source : Mélodie Pelletier, chargée des communications, Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle, 438-391-7625, [email protected]
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