MONTREAL, le 1er oct. 2026 /CNW/ -- Le vol et les enjeux de sécurité en magasin s'ajoutent aux difficultés du commerce de l'alimentation à recruter et à garder son personnel. C'est l'un des constats du Diagnostic sectoriel 2026-2030 du Comité sectoriel de main-d'œuvre du commerce de l'alimentation (CSMOCA), dévoilé le 30 septembre et réalisé à partir d'un sondage de la firme SOM auprès de 453 entreprises québécoises.
Le CSMOCA est l'un des comités sectoriels de main-d'œuvre soutenus par la Commission des partenaires du marché du travail (CPMT). Tous les trois à cinq ans, il dresse l'état des lieux du recrutement et de la rétention dans son secteur. Pour la première fois, le vol et la sécurité en magasin font partie des facteurs qui nuisent à l'embauche et à la rétention. Ils étaient absents du précédent diagnostic, publié en 2020.
« Quand le vol devient une raison de ne pas rester dans un emploi, on n'est plus devant un simple problème de pertes. Les détaillants investissent pour protéger leurs équipes, mais ils ne peuvent plus être laissés à eux-mêmes. Les corps policiers doivent avoir les ressources et les outils nécessaires pour prévenir ces crimes, enquêter et faire poursuivre les responsables », explique Michel Rochette, président de la section Québec du Conseil canadien du commerce de détail (CCCD)
Un phénomène grandissant et qui n'échappe plus à personne
Les Québécois perçoivent eux aussi le problème. Face aux assauts groupés, qui défraient de plus en plus la manchette, où des groupes d'individus masqués envahissent un commerce pour le dévaliser en quelques minutes, 80 % de ceux qui en ont entendu parler y voient un risque pour la sécurité des employés et des clients. C'est ce que révèle un sondage Léger dévoilé cet été par le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD). De plus, 59 % estiment que les autorités n'en font pas assez face à ce phénomène grandissant.
Le vol en magasin est aussi bien visible. Selon un sondage Caddle réalisé pour le CCCD auprès de 10 000 répondants, compilé en 2024 et dévoilé en 2025, de 35 à 37 % des répondants affirmaient avoir vu un vol en magasin de leurs propres yeux. Rappelons que les pertes liées au crime dans le commerce de détail, évaluées l'an dernier à 9,2 milliards de dollars par année, avaient doublées en 5 ans. Et la tendance ne cesse de croître.
C'est pourquoi, en vue des élections du 5 octobre, le CCCD a demandé aux cinq principaux partis provinciaux de reconnaître le crime au détail comme un enjeu de sécurité publique et de l'intégrer aux priorités de lutte contre le crime organisé, avec des ressources spécialisées au sein des corps policiers.
C'est dans cet esprit que plusieurs corps policiers, dont la Sûreté du Québec, des détaillants ainsi que des experts en technologie et en sécurité se réuniront le 16 octobre à Montréal, pour une deuxième année, à l'occasion d'une vaste rencontre organisée par le CCCD sur la sécurité.
- Le diagnostic : Diagnostic CSMOCA
- Lettre envoyée aux 5 partis politiques en début d'élection : Lettre aux partis politiques
- Sondage Leger sur les assauts groupés en commerces (juillet 2026) : Assauts groupés - Leger
À propos du Conseil canadien du commerce de détail
Fondé en 1963, le Conseil canadien du commerce de détail (CCCD) est la Voix des détaillants au Québec et au Canada. Il regroupe une diversité d'entreprises, allant des grandes chaînes aux commerces indépendants, dans tous les secteurs du commerce de détail, incluant l'alimentation et la restauration rapide. Le CCCD représente plus de 18 000 commerces au Québec et 65 000 au pays. Le secteur du détail emploie plus de 483 000 personnes au Québec et génère annuellement près de 118 G$ en activité économique.
SOURCE Conseil canadien du commerce de détail

Pour en savoir plus, veuillez communiquer avec : Francis Mailly, Vice-président, Affaires publiques, CCCD, (514) 891-2617, [email protected]
Partager cet article