Déclaration de Marc Tanguay, chef de l'opposition officielle
QUÉBEC, le 21 janv. 2026 /CNW/ - Allocution du premier ministre du Canada à Davos
« Le monde est à un carrefour. Le discours livré par le premier ministre Mark Carney à Davos est lucide, courageux et opportun. Il réfère à des valeurs fondamentales que nous partageons : la confiance, la stabilité, la prévisibilité. Dans le contexte géopolitique actuel, ces mots ne sont pas des slogans. Ce sont des conditions essentielles pour protéger notre économie, nos emplois et notre capacité d'agir.
Ce discours interpelle tous les Québécois, tous les Canadiens. Et il interpelle, surtout, l'ensemble des décideurs publics. Le Québec n'échappe pas à cette responsabilité.
Comme l'a exposé le premier ministre Carney, nous vivons un moment charnière où nos relations commerciales doivent être redéfinies. Dans une période comme celle-ci, une chose est claire : la troisième voie n'est pas une option viable.
Se tenir sur la clôture n'est pas une stratégie. Pas plus que brûler les ponts, rompre les alliances et fragiliser les marchés qui soutiennent notre croissance. C'est pourquoi le Parti libéral du Québec exprime son appui à l'initiative du gouvernement du Canada visant à rallier les puissances intermédiaires et à renforcer un réseau d'alliances fondé sur le respect des ententes et la primauté du droit.
À titre d'opposition officielle à Québec, nous entendons faire pression pour que le Québec prenne pleinement sa place dans ce mouvement. Le gouvernement du Québec doit s'engager dès maintenant à développer une politique économique, commerciale et de relations internationales qui fait entendre la voix du Québec dans la construction de nouveaux partenariats durables et fiables.
Pour réussir, il faut une meilleure coordination au sein du Canada. Nous insistons pour que le gouvernement fédéral tienne compte, de façon structurée, des voix des provinces et des territoires dans l'élaboration des positions commerciales et stratégiques canadiennes. Le Canada sera plus fort si toutes ses parties constituantes avancent dans la même direction, chacune dans le respect de ses compétences.
Dans ce contexte, une autre réalité s'impose : nous ne pouvons pas nous permettre d'ajouter de l'incertitude inutile au moment même où nous devons consolider notre crédibilité et notre capacité d'influence.
Le Canada est le premier marché de confiance du Québec. C'est notre principal partenaire économique. Ériger des frontières à l'intérieur du pays, affaiblir le marché commun canadien et replonger dans un débat référendaire serait une erreur lourde de conséquences.
Faire de la prochaine élection le point de départ d'un processus vers la séparation détournerait le Québec de l'essentiel et alimenterait des débats qui affaibliraient notre économie, nos investissements et notre poids sur la scène internationale.
Dès aujourd'hui, le gouvernement du Québec doit initier une démarche commune avec ses partenaires canadiens pour renforcer la position du Canada dans le monde et y intégrer pleinement les intérêts et les valeurs du Québec. Le Parti libéral du Québec, comme toujours, est prêt à collaborer. Lorsque nos intérêts fondamentaux sont en jeu, nous devons être capables de nous unir et d'agir.
Le Québec ne peut pas se permettre d'attendre. Le monde bouge vite. À nous d'être à la hauteur.»
SOURCE Cabinet du chef de l'opposition officielle

Source : Maxime Doyon, Attaché de presse du chef de l'opposition officielle, 514-820-7267, [email protected]
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