QUÉBEC, le 19 mars 2026 /CNW/ - À la suite de la publication du budget 2026-2027 du gouvernement de la CAQ, la Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) dresse un constat clair : malgré quelques montants intéressants, ce budget manque d'ambition et ne corrige en rien les reculs imposés au réseau collégial au cours des dernières années.
Après lecture, le réseau de l'enseignement supérieur n'a rien à célébrer ni à craindre : le gouvernement choisit le statu quo. Pour un budget préélectoral, les attentes étaient pourtant élevées.
Alors qu'en 2021 le gouvernement lançait le Plan d'action sur la réussite et le Plan d'action sur la santé mentale étudiante en enseignement supérieur, ces programmes, pourtant reconnus pour leur efficacité, sont totalement absents du budget 2026‑2027. Par ailleurs, malgré un investissement annoncé pour les Banques alimentaires du Québec, le réseau de l'enseignement supérieur ne devra pas s'attendre à avoir accès à un fonds d'urgence nécessaire pour lutter contre l'insécurité alimentaire sur les campus. Enfin, la rémunération des stages reste, encore une année, la grande absente des priorités budgétaires.
Alors que plusieurs acteurs espéraient que le budget apporte enfin de bonnes nouvelles pour l'enseignement supérieur, la FECQ déplore que les compressions de 151 M$ imposées aux cégeps n'aient toujours pas été annulées. Les établissements devront continuer d'en absorber les conséquences, tout en composant avec un gel de recrutement qui fragilise les services étudiants.
Sur le plan des infrastructures, le constat demeure tout aussi décevant. Le gouvernement investit le strict minimum pour pouvoir affirmer que ses objectifs financiers sont atteints, mais après deux années consécutives sans aucune donnée publique sur l'état du parc immobilier collégial, il est impossible de déterminer si la situation s'est aggravée. Les chiffres qu'avance le gouvernement deviennent ainsi impossibles à interpréter de manière crédible. Sur le terrain, les infrastructures des cégeps continueront de se détériorer, les salles de classe resteront surchargées et les personnes étudiantes continueront à se faire refuser faute de places disponibles.
« Si le gouvernement souhaitait se dégager des allégations d'austérité, il y est parvenu, mais sans offrir de véritable vision. Ce qui aurait pu être un budget audacieux, aligné sur les priorités de la population québécoise, se transforme en exercice fade, sans personnalité, qui se contente de répondre aux critiques plutôt que de bâtir l'avenir. » constate Christopher Zéphyr, président de la FECQ.
Ce budget est le reflet direct des choix budgétaires des dernières années. En refusant de corriger ses propres erreurs, le gouvernement prive encore une fois les personnes étudiantes des conditions nécessaires à leur réussite et laisse l'enseignement supérieur dans un état préoccupant.
À PROPOS
La Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ) représente près de 80 000 personnes étudiantes provenant de 30 établissements collégiaux répartis sur tout le territoire québécois. Depuis plus de 35 ans, elle contribue à l'amélioration des conditions de vie et d'études de la population étudiante collégiale québécoise en étant la seule organisation à représenter exclusivement leurs intérêts.
SOURCE Fédération étudiante collégiale du Québec (FECQ)

INFORMATIONS : Clémentine Bergeron-Isabelle, attachée de presse, vice-présidente, (514) 554-0576, [email protected]
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