Budget 2026-2027 - Il va manquer de bras pour mettre en œuvre les projets
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Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)18 mars, 2026, 17:42 ET
QUÉBEC, le 18 mars 2026 /CNW/ - Le Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ) salue l'augmentation des budgets de certains ministères, mais se demande sérieusement qui va s'occuper de la mise en œuvre des nouvelles mesures annoncées considérant les abolitions de postes qui se poursuivent.
« C'est très bien d'investir pour s'adapter aux changements climatiques, par exemple, mais on a coupé environ 300 personnes au ministère de l'Environnement, de la Lutte aux changements climatiques, de la Faune et des Parcs. On demande encore de faire plus avec moins, mais ce n'est plus possible. Il n'y a pas eu de véritable analyse, on a coupé n'importe qui n'importe comment et les processus n'ont pas été améliorés. On compte environ 1500 professionnelles et professionnels de moins depuis le 1er novembre 2024 dans la fonction publique et on demande à ceux qui restent de compenser, tout simplement », signale Guillaume Bouvrette, président du SPGQ.
France-Élaine Duranceau, ministre de la Magie?
La présidente du Conseil du trésor, France-Élaine Duranceau, continue de tromper la population lorsqu'elle affirme que les compressions n'ont aucun impact sur les services. « À moins de travailler au ministère de la Magie, c'est tout simplement impossible. Sondés avant les Fêtes, 19 % de nos membres ont signalé des bris de service à la population et des situations rehaussant la vulnérabilité de la clientèle. De plus, 33 % constatent plus d'insatisfaction de la clientèle et 59 % notent que les délais dans leur service ont augmenté », rappelle M. Bouvrette.
Enseignement supérieur : les bottines doivent suivre les babines
Par ailleurs, le SPGQ se réjouit d'entendre le gouvernement affirmer que l'enseignement supérieur est prioritaire, après qu'il ait coupé 151 millions $ dans le réseau des cégeps l'an dernier. « Maintenant, il faudrait que les bottines suivent les babines. Le gouvernement augmente le budget en enseignement supérieur de 5,4 %, mais il réduit les sommes octroyées pour les mesures émanant de budgets antérieurs. Autrement dit, on donne d'une main et on reprend de l'autre. Ce n'est pas ce que j'appelle prioriser les services aux étudiants », juge M. Bouvrette.
SAAQclic : le gouvernement n'a rien compris
De toute évidence, ce gouvernement n'a tiré aucune leçon du scandale SAAQclic. « Les consultants en informatique représentent 27,4 % du personnel en informatique au gouvernement du Québec, une augmentation de 2,2 % dans les deux dernières années. C'est totalement inacceptable, considérant que les sous-traitants coûtent souvent le double du personnel de l'État et parfois bien plus. On se souvient tous des consultants à 350 $ l'heure dans SAAQclic! Pour faire de réelles économies, il faut miser sur l'expertise interne, mais le gouvernement fait exactement l'inverse en réduisant le personnel au ministère de la Cybersécurité et du Numérique, entre autres. En plus, on diminue les sommes allouées à la transformation numérique et à la cybersécurité accordées dans les budgets antérieurs », dénonce M. Bouvrette.
Violence conjugale et sexuelle
Finalement, le gouvernement veut s'attaquer à la violence conjugale et sexuelle, mais le ministre du Travail, Jean Boulet, s'entête à refuser une mesure peu coûteuse, soit l'octroi de dix jours d'absence rémunérés pour les victimes de violence conjugale. « Le gouvernement fédéral offre à son personnel cette mesure depuis plusieurs années. Le Québec est en retard à ce chapitre. Les dix jours d'absence rémunérés sont un minimum pour aider les victimes à réorganiser leur vie », estime M. Bouvrette. Le syndicaliste rappelle du même souffle la surcharge de travail persistante des agents de probation responsables, notamment, de faire le suivi de personnes violentes et de s'occuper des bracelets antirapprochements.
À propos du SPGQ
Le SPGQ est le plus grand syndicat de personnel professionnel du Québec. Créé en 1968, il représente plus de 34 000 spécialistes, dont environ 25 000 dans la fonction publique, 6 000 à Revenu Québec et 3 000 répartis dans les secteurs de la santé, de l'enseignement supérieur et au sein de diverses sociétés d'État.
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SOURCE Syndicat de professionnelles et professionnels du gouvernement du Québec (SPGQ)

Renseignements : Nathalie Côté, Conseillère en communication, 418 254-7892 | [email protected]
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