L'ACB invite les élus à fonder leurs politiques sur les connaissances scientifiques les plus à jour. Il importe également de garder en tête que la caféine a le même effet, peu importe sa source, et de tenir compte des réelles habitudes de consommations des boissons des adolescents. Une telle approche requiert que toute réglementation de la caféine, si elle est considérée appropriée, s'appuie sur des fondements scientifiques et s'applique à toutes les sources de cette substance. Interdire la vente de boissons énergisantes aux moins de 16 ans n'est pas une réponse appropriée aux inquiétudes sur la consommation de caféine qui sont au cœur du débat au Québec et pourrait avoir des conséquences imprévisibles.
La caféine est l'un des ingrédients alimentaires les plus anciens et les mieux étudiés au monde. Elle est consommée, chaque jour, par des millions de personnes sous différentes formes comme le café, le thé, les boissons gazeuses et le chocolat. Au Québec, une boisson énergisante de 250 ml contient généralement 80 mg de caféine soit l'équivalent d'une tasse de café instantané.
L'offre de boissons énergisantes au Québec et au Canada fait déjà l'objet d'une surveillance et d'un encadrement strict de la part de Santé Canada. Les boissons énergisantes doivent être conformes à des exigences réglementaires précises qui comprennent des limites sur la teneur en caféine, des normes sur l'étiquetage, des mises en gardes clairement visibles et un cadre de mise en marché. L'imposition d'une limite à la vente pour une certaine partie de la population d'une source mineure de caféine, alors que celle-ci est soumise à une stricte réglementation fédérale, n'est pas une mesure soutenue largement par la littérature scientifique.
« C'est important de fournir des informations claires et exactes sur les boissons énergisantes, » affirme Krista Scaldwell, présidente de l'Association canadienne des boissons. « Nous sommes pleinement engagés envers un marketing responsable de ces produits sur la base du Code de Marketing des boissons énergisantes d'ACB. Cela comprend notamment un engagement de longue date de ne pas vendre de boissons énergisantes dans les écoles primaires et secondaires. L'Association canadienne des boissons croit qu'une discussion collective sur la caféine et ses effets est une initiative plus constructive que de pointer un seul produit sans que cela ne soit une mesure soutenue largement par la littérature scientifique, » a-t-elle ajouté.
INFORMATIONS ADDITIONNELLES
- Les boissons énergisantes existent depuis plus de 35 ans et sont vendues dans plus de 175 pays.
- Les boissons énergisantes sont strictement encadrées par la réglementation de Santé Canada sur les aliments supplémentés.
- Ces produits doivent se conformer au Code de commercialisation des boissons énergisantes d'ACB, pleinement en vigueur au Québec.
- Les boissons énergisantes ont fait l'objet d'évaluations par de nombreuses agence de santé à travers le monde qui ont confirmé qu'elles étaient sécuritaires. Cela inclut Santé Canada, l'Autorité Européenne de sécurité des aliments (EFSA), l'agence américaine de réglementation des aliments et des médicaments (FDA) et agence des normes alimentaires d'Australie et de Nouvelle-Zélande (FSANZ) et d'autres.
1 Tableau 2 : Les boissons énergisantes représentent 17,6 mg/jour de la consommation total des personnes agées de 13 à 17 ans qui est de 159,5 mg/jour. |
L'ASSOCIATION CANADIENNE DES BOISSONS
L'Association canadienne des boissons (ACB) est l'association nationale représentant le large éventail d'entreprises qui fabriquent et distribuent la majorité des boissons rafraîchissantes non alcoolisées consommées au Canada. L'ACB représente plus de 60 marques de jus, boissons aux fruits, eaux embouteillées, boissons pour sportifs, thés et cafés prêts‑à‑boire, nouvelles boissons de substitution, boissons gazeuses, boissons énergisantes et autres boissons non alcoolisées.
SOURCE Association canadienne des boissons

INFORMATIONS ET ENTREVUES: Rémi Authier, 514-973-8549, [email protected]
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