Abolition du PEQ en milieu universitaire - POUR UNE CLAUSE GRAND-PÈRE
MONTRÉAL, le 29 janv. 2026 /CNW/ - La présidente de la CSN, Caroline Senneville, et le Syndicat des professeurs et professeures de l'Université du Québec à Montréal-CSN, accompagnés de quelques-uns de ses membres affectés par l'abolition du Programme de l'expérience québécoise (PEQ), réclament qu'une clause de droit acquis (clause grand-père) soit mise en place rapidement par le gouvernement du Québec.
« Aujourd'hui, la CSN joint sa voix à celles de plusieurs maires du Québec, d'employeurs, d'organismes communautaires et d'établissements publics et demande au ministre de l'Immigration, Jean-François Roberge, de respecter la parole de son gouvernement envers différents immigrants et immigrantes qui sont venus ici dans le but de répondre à un besoin de main-d'œuvre », affirme d'entrée de jeu Caroline Senneville.
Des professeur-es devant l'incertitude
« Ce sont plus de 20 de nos membres qui vont devoir quitter le Québec, mais aussi leur emploi. Ces professeur-es avaient choisi de joindre la communauté uqamienne, et ils vont laisser un grand trou derrière eux. Cette mesure s'inscrit dans une politique d'immigration désastreuse pour les universités québécoises et l'UQAM en particulier. Parce qu'en plus d'abolir le PEQ, le gouvernement refuse dorénavant d'accorder des permis de travail dans la région de Montréal et Laval. Cette mesure doit être levée immédiatement », soutient Geneviève Hervieux, présidente du Syndicat des professeurs et professeures de l'Université du Québec à Montréal-CSN.
Elle ajoute que les décisions irrationnelles de la politique d'immigration du gouvernement caquiste auront également des effets néfastes sur l'innovation et le développement économique et culturel du Québec à travers le rayonnement de ses universités. « Des cours ne se donneront pas et des recherches ne se réaliseront pas. »
« Le gouvernement québécois doit cesser de blâmer Ottawa pour toutes ses bévues. Le PEQ est une création du Québec et a été aboli par le Québec. C'est à Québec de résoudre ce problème », conclut Caroline Senneville.
À propos
Le Syndicat des professeurs et professeurs de l'Université du Québec à Montréal-CSN, affilié à la Fédération des professionèles (FP-CSN) et au Conseil central du Montréal métropolitain (CCMM-CSN), regroupe près de 1200 professeur-es de l'UQAM.
Fondée en 1921, la CSN est une organisation syndicale qui œuvre pour une société solidaire, démocratique, juste, équitable et durable. À ce titre, elle s'engage dans plusieurs débats qui intéressent la société québécoise. Elle regroupe plus de 330 000 travailleuses et travailleurs réunis sur une base sectorielle ou professionnelle dans 8 fédérations, ainsi que sur une base régionale dans 13 conseils centraux, principalement sur le territoire du Québec.
SOURCE CSN - Confédération des syndicats nationaux

Renseignements: Julie Lampron-Lemire, Service des communications de la CSN, Cellulaire : 514 966-0710, Courriel : [email protected]
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