À l'issue de son procès devant une commission militaire - LE BARREAU DU<br>QUÉBEC VEILLERA À CE QUE LE GOUVERNEMENT CANADIEN RESPECTE SON ENGAGEMENT À<br>RAPATRIER OMAR KHADR
MONTRÉAL, le 2 nov. /CNW Telbec/ - Prenant acte de l'engagement du gouvernement canadien à « accueillir favorablement » la demande de transfert du détenu Omar Khadr au terme de la première année de sa sentence, le Barreau du Québec continuera de suivre avec vigilance le dossier de M. Khadr et fera tout en son possible, si cela devient nécessaire, pour rappeler cet engagement aux autorités canadiennes.
Le Barreau maintient sa position
Le Barreau a suivi avec attention le « dossier Khadr », depuis le
traitement qui lui a été réservé à la prison de Guantanamo et le
déroulement de son dossier judiciaire jusqu'au dénouement récent de son
procès devant une commission militaire. Le Barreau tient à rappeler
qu'il dénonce, encore aujourd'hui, plusieurs aspects dans ce dossier
dont, notamment, le fait que M. Khadr a été détenu à la prison de
Guantanamo par les autorités américaines en violation des règles
fondamentales du droit et de la Charte canadienne des droits et libertés ainsi que le fait que la Commission militaire qui l'a jugé ne satisfait
pas aux exigences d'un procès équitable selon la Cour suprême du Canada
et la Cour suprême des États-Unis.
« Nous réclamons depuis 2008 le rapatriement de Omar Khadr pour qu'il subisse un procès juste et équitable et nous veillerons, si cela est nécessaire, à rappeler au gouvernement canadien son engagement à le faire, maintenant qu'il a reçu sa sentence de la Commission militaire le rendant apte au rapatriement dans un an pour continuer de purger sa peine dans une prison canadienne, » a déclaré Me Claude Provencher, directeur général du Barreau.
Une politique pour assurer la protection des citoyens canadiens à
l'étranger
Le dénouement de l'affaire Khadr met en lumière le besoin urgent
d'apporter davantage de précisions sur les obligations du gouvernement
canadien à l'égard des ressortissants canadiens à l'étranger. « Il
devient évident selon nous, a ajouté Me Provencher, que le Canada a besoin de baliser formellement et avec plus
de cohérence la manière dont il doit assurer la protection de ses
citoyens à l'étranger ». Pour l'Ordre, tant l'image du Canada dans la
sphère internationale que la confiance des citoyens à l'égard de la
gestion de leurs droits fondamentaux à l'étranger dépendent de telles
précisions, à l'issue du précédent inquiétant que constitue le
traitement du dossier de M. Omar Khadr.
Le dossier Omar Khadr
Rappelons que M. Omar Khadr est un citoyen canadien qui a été capturé
par les forces armées des États-Unis au cours d'un combat en
Afghanistan alors qu'il avait 15 ans. Incarcéré à la prison de
Guantanamo Bay depuis 2002 dans des conditions qui ont bafoué
pratiquement tous ses droits fondamentaux en tant qu'individu et en
tant que mineur, Khadr n'a pu voir un avocat que 27 mois après le début
de sa détention et n'a appris les chefs d'accusation pesant contre lui
qu'au bout de trois ans et demi. Victime de traitements cruels et
dégradants comprenant des allégations de torture, Omar Khadr n'a jamais
bénéficié du traitement d'enfant-soldat auquel il avait droit et ce,
même si le Canada a souscrit aux principes et aux traités du droit
international. Dans une décision rendue par la Cour suprême du Canada
le 29 janvier dernier, les faits retenus établissent la participation
du Canada à une conduite étatique violant les principes de justice
fondamentale.
Pour consulter les précédents communiqués émis par le Barreau dans le dossier Khadr et les pressions de la Coalition juridique pour valoir les droits d'Omar Khadr : http://www.barreau.qc.ca/actualites-medias/index.html
Le Barreau du Québec
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