45 projets miniers : une nouvelle étude mesure leur potentiel économique pour le Québec
QUÉBEC, le 4 sept. 2026 /CNW/ -- Les projets miniers actuellement en développement au Québec pourraient générer des retombées économiques majeures au cours des prochaines décennies. Une nouvelle étude réalisée par EcoTec Consultants pour l'Association minière du Québec (AMQ) estime que s'ils se réalisaient tous, 45 projets miniers avancés pourraient représenter jusqu'à 577 milliards de dollars d'activité économique au Québec.
Fondée sur les données techniques disponibles, l'étude évalue les retombées de ces projets qui sont à différents stades de développement. Elle permet d'estimer un ordre de grandeur des retombées que pourraient générer ces projets, advenant leur réalisation.
Un apport économique important pour le Québec
Selon les données analysées, ces projets pourraient représenter pour le Québec au cours des prochaines décennies :
- jusqu'à 577 milliards de dollars de dépenses effectuées par les sociétés minières au Québec sur l'ensemble du cycle de vie des projets, incluant les investissements et le chiffre d'affaires. Les dépenses au Québec représentent 95 % des 609,3 milliards de dollars de dépenses estimées au Canada ;
- jusqu'à 471,4 milliards de dollars de contribution au produit intérieur brut (PIB) québécois;
- jusqu'à 1,6 million d'années-personnes d'emploi, soit l'équivalent de 1,6 emplois à temps plein pendant un an ;
- jusqu'à 100,3 milliards de dollars de revenus fiscaux et parafiscaux pour le gouvernement du Québec.
Des retombées au-delà des régions minières
Les retombées de ces projets dépasseraient largement les régions où seraient situés les futurs sites miniers. Les besoins en construction, en transport, en ingénierie, en services spécialisés et en équipements permettraient de soutenir un vaste réseau de fournisseurs. De plus, la chaîne de valeur de l'industrie minière permettrait à plusieurs régions du Québec de bénéficier de cette activité économique. L'Abitibi-Témiscamingue, la Côte-Nord, le Nord-du-Québec, le Saguenay-Lac-Saint-Jean et Montréal figurent notamment parmi les régions qui pourraient profiter des plus importantes retombées au cours des prochaines décennies.
« Cette étude permet avant tout de mesurer l'importance du potentiel économique de projets miniers actuellement à l'étude au Québec. Sans présumer que l'ensemble de ces projets se réaliseront, elle montre que ceux qui verront le jour généreront des retombées bien au-delà des sites miniers eux-mêmes. Derrière ces chiffres, il y a des entreprises qui investissent, des travailleurs qui bâtissent leur vie en région, des jeunes qui peuvent y envisager leur avenir et des centaines de PME québécoises qui fournissent des biens et des services spécialisés. C'est tout un écosystème économique, réparti dans plusieurs régions du Québec, qui bénéficie des projets miniers », souligne Emmanuelle Toussaint, présidente-directrice générale de l'Association minière du Québec.
La place grandissante des minéraux critiques et stratégiques
L'étude met également en lumière la place grandissante que pourraient occuper les minéraux critiques et stratégiques (MCS) dans l'industrie minière québécoise, en plus de l'or et du fer, qui demeurent aujourd'hui les minéraux les plus produits au Québec. Parmi les 45 projets étudiés, 27 produiraient principalement des MCS, tels que le cuivre, le fer de haute pureté, le graphite, le lithium, le nickel, le niobium, le phosphate, le scandium, le titane, le zinc et des éléments des terres rares. Représentant plus de 70 % des investissements potentiels recensés dans l'étude, la présence de ces minéraux témoigne du rôle stratégique que pourrait jouer le Québec dans les chaînes d'approvisionnement nécessaires à notre sécurité économique, à la transition énergétique et aux technologies de pointe.
Des retombées dans une perspective à long terme
Les résultats de cette étude doivent toutefois être considérés dans une perspective à long terme. Les investissements, la mise en production et les retombées économiques des différents projets seraient répartis sur plusieurs décennies, de la construction à la production, puis à la fermeture des sites miniers. Les chiffres présentés ne correspondent donc ni à des retombées annuelles ni à des retombées qui se matérialiseraient simultanément.
Par ailleurs, bien qu'il existe plus de 1 100 projets d'exploration au Québec aujourd'hui, une partie importante du territoire québécois demeure sous-explorée, particulièrement dans le Nord-du-Québec, laissant entrevoir un potentiel encore plus important.
Alors que le Québec dispose de ressources minérales importantes, d'une expertise reconnue et d'un réseau de fournisseurs établi dans plusieurs régions, l'étude illustre l'ampleur du potentiel économique associé au développement des projets miniers.
Des conditions pour concrétiser ce potentiel
« Le Québec dispose d'un portefeuille important de projets miniers avancés. Cette étude permet d'en mesurer le potentiel économique. La concrétisation de ce potentiel dépendra évidemment de nombreux facteurs, notamment une meilleure efficacité administrative et réglementaire, l'accès à l'énergie et aux infrastructures, la disponibilité de la main-d'œuvre, un meilleur partage des redevances minières, de même que les conditions de marché, la progression des projets à travers les différentes étapes de développement et l'acceptabilité sociale », ajoute Mme Toussaint.
Le sommaire du rapport peut être consulté en ligne. Le rapport complet peut être fourni sur demande.
À propos de l'Association minière du Québec
Fondée en 1936, l'Association minière du Québec (AMQ) agit à titre de porte-parole proactif des entreprises minières en production, en exploration et en transformation, des entrepreneurs miniers, des entreprises minières en développement, de même que des fournisseurs, des institutions, des organismes sans but lucratif et divers partenaires du secteur minier. Fière des activités de ses membres qui génèrent plus de 51 300 emplois et contribuent pour 12 milliards de dollars au PIB du Québec, l'AMQ a pour mission de promouvoir, soutenir et développer de façon proactive une industrie minérale québécoise engagée, responsable et innovante.
FAQ - Comment interpréter les résultats de l'étude?
Que mesure cette étude?
Cette étude estime les retombées économiques potentielles associées à 45 projets miniers avancés actuellement à l'étude au Québec et pour lesquels des données techniques et économiques sont disponibles selon le règlement NI 43-101. Elle vise à illustrer l'ordre de grandeur des bénéfices économiques que ces 45 projets pourraient générer tout au long de leur cycle de vie, de la construction à la fermeture des sites.
Les 45 projets vont-ils tous se réaliser?
Non. L'étude repose sur les données actuellement disponibles pour 45 projets miniers avancés, mais elle ne suppose pas que les 45 projets se concrétiseront. Les résultats représentent donc un potentiel économique et non une prévision. Elle utilise les données actuellement disponibles pour mesurer l'ordre de grandeur du potentiel économique associé à des projets miniers avancés actuellement connus au Québec.
Que signifie le chiffre de 609 milliards de dollars au Canada et le chiffre de 577 milliards de dollars au Québec?
Il s'agit de l'ensemble des dépenses associées aux projets durant leur cycle de vie complet, de la construction à l'opération et à la fermeture des sites miniers. Ce montant comprend les investissements ainsi que le chiffre d'affaires. Ce dernier inclut notamment les dépenses d'opération, les achats auprès des fournisseurs, les salaires et les revenus générés pendant la production.
Que signifie une année-personne?
Une année-personne correspond à une personne travaillant à temps plein pendant un an. Cette mesure permet d'évaluer le volume total de travail généré par les projets sur plusieurs décennies.
Est-ce que 1,6 million d'années-personnes signifient 1,6 million d'emplois?
Non. Les 1,6 million d'années-personnes représentent l'équivalent de 1,6 million d'années de travail à temps plein, réparties sur plusieurs décennies. Il ne s'agit pas de 1,6 million de travailleurs différents ni d'emplois simultanés.
Par exemple :
- 1 emploi maintenu pendant 10 ans = 10 années-personnes
- 100 emplois pendant 1 an = 100 années-personnes
- 1 000 emplois pendant 20 ans = 20 000 années-personnes
Ainsi, 1,6 million d'années-personnes correspondent à l'équivalent de 1,6 million d'emplois à temps plein pendant un an, répartis sur l'ensemble de la période d'analyse des projets. Le chiffre de 1,6 million représente donc l'ensemble du travail qui serait réalisé tout au long de la vie des projets, et non 1,6 million de travailleurs différents. À titre d'exemple, si ces emplois étaient maintenus pendant 20 ans, cela représenterait en moyenne environ 80 000 emplois par année.
Que représente le PIB?
Le produit intérieur brut (PIB) mesure la valeur économique créée grâce à une activité. Dans le contexte de cette étude, il reflète notamment les salaires versés aux travailleurs, la valeur créée par les entreprises et les retombées générées chez les fournisseurs.
D'où proviennent les données utilisées?
Les résultats reposent principalement sur les estimations de coûts et d'emplois contenus dans les rapports techniques NI 43-101 de 45 projets miniers avancés. Le Règlement 43-101 sur l'information concernant les projets miniers encadre la divulgation publique de l'information scientifique, technique et économique des projets miniers par les sociétés assujetties aux règles canadiennes en valeurs mobilières. Les projets qui ne sont pas visés par cette réglementation ou dont les données ne sont pas disponibles publiquement ne font pas partie du périmètre de l'étude.
La ventilation des retombées économiques par région administrative repose sur une base de données qui contient la structure détaillée des coûts de production ainsi que la liste complète des fournisseurs de l'industrie minière au Québec en 2022. Elle contient aussi les informations au sujet des lieux de travail et de résidence des travailleurs de l'industrie minière.
Les retombées se limitent-elles aux régions où les mines seraient opérées?
Non. Les retombées bénéficieraient également à des fournisseurs, entrepreneurs, entreprises d'ingénierie, transporteurs et travailleurs situés dans plusieurs régions du Québec. L'étude montre d'ailleurs que les retombées économiques potentielles se répartiraient dans l'ensemble des régions administratives.
SOURCE Association minière du Québec inc.

Renseignements : Mélanie Charbonneau, Directrice, Marketing et rayonnement, 514 293-0589 | [email protected]
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