Visite à Washington : « Le Québec a besoin d'une vraie stratégie, pas d'un rattrapage de dernière minute », affirme Désirée McGraw
QUÉBEC, le 28 avril 2026 /CNW/ - Au retour de la visite de la Première ministre Christine Fréchette à Washington, la porte-parole de l'opposition officielle en matière de commerce et relations internationales, Désirée McGraw, estime que le gouvernement est en mode rattrapage à cause de son inaction au cours des 18 derniers mois et revient avec bien peu d'avancées concrètes pour les entreprises québécoises qui subissent l'incertitude commerciale avec les États-Unis.
Alors que le Québec fait face à un contexte de tensions commerciales, de menaces tarifaires et de renégociation de l'ACEUM, Mme McGraw juge que cette mission illustre surtout l'absence d'une stratégie économique et diplomatique préparée en amont, alors que Mme Fréchette était ministre de l'Économie au sein du gouvernement Legault.
La députée de Notre-Dame-de-Grâce salue la nomination de Louise Blais comme émissaire du Québec dans le cadre de la renégociation de l'ACEUM, mais elle déplore qu'elle arrive tardivement, alors que le Parti libéral du Québec demande la nomination d'un émissaire du Québec depuis le mois de novembre 2024.
Alors qu'elle était ministre de l'Économie, Christine Fréchette aurait dû mettre en place une réponse plus forte, plus rapide et mieux coordonnée face aux tensions commerciales avec les États-Unis.
Pour l'opposition officielle, le gouvernement doit maintenant répondre à des questions très concrètes:
- Quels engagements concrets ont été obtenus à Washington?
- Quelle sera l'approche vis-à-vis des États frontaliers?
- Quel rôle précis jouera l'émissaire Blais?
- Quel mécanisme de suivi sera mis en place avec Ottawa et les autorités américaines?
- Quelles mesures seront rapidement déployées pour soutenir les entreprises québécoises touchées par l'incertitude commerciale?
Mme McGraw soutient que le Québec ne peut plus se contenter de réagir crise par crise.
La guerre commerciale actuelle avec Donald Trump exige une stratégie sérieuse de diversification des marchés, une meilleure coordination avec le gouvernement fédéral, une présence renforcée dans les réseaux d'influence américains et une mobilisation plus structurée des représentations du Québec à l'étranger ainsi qu'une meilleure coordination entre les représentations du Québec à l'étranger, Investissement Québec, les associations sectorielles et le gouvernement fédéral.
Mme McGraw souligne également l'importance de renforcer les liens avec les États américains frontaliers, un enjeu qu'elle connaît bien grâce à son mandat comme vice-présidente de la Délégation de l'Assemblée nationale pour les relations avec les États-Unis (DANREU), dans le cadre duquel elle a réalisé une dizaine de missions aux États-Unis, notamment auprès du Council of State Governments et de la National Conference of State Legislatures.
Citations :
« Le Québec a besoin d'une stratégie, pas d'un rattrapage de dernière minute. Le Québec aurait dû être beaucoup plus proactif, mais la CAQ n'a pas été à la hauteur du défi. Mme Fréchette ne peut pas faire comme si elle découvrait aujourd'hui l'ampleur du problème. Elle était ministre de l'Économie lorsque nos entreprises demandaient déjà un accompagnement clair, une coordination avec Ottawa et une présence active auprès des décideurs américains. Une mission à Washington ne remplace pas une véritable stratégie de diplomatie économique. La Première ministre doit expliquer pourquoi son gouvernement a attendu si longtemps avant de prendre la situation au sérieux. »
- Désirée McGraw, députée de Notre-Dame-de-Grâce et porte-parole de l'opposition officielle en matière de commerce et relations internationales.
« Cette mission aurait pu, et aurait dû, avoir lieu bien avant. Comme sur plusieurs autres dossiers, la CAQ a mis le Québec sur pause pendant des mois, le temps d'organiser sa propre transition politique. Pendant que François Legault préparait la suite pour son successeur, des décisions importantes pour les Québécois et pour nos entreprises ont été retardées. Le Québec ne peut pas se permettre une diplomatie économique improvisée. Dans le contexte actuel, nous avons besoin d'un gouvernement qui anticipe, qui protège nos intérêts et qui ouvre de nouveaux marchés. »
- Charles Milliard, chef du Parti libéral du Québec.
SOURCE Aile parlementaire du Parti libéral du Québec

Source : Audrée Meessen-Pinard, Attachée de presse, Aile parlementaire de l'opposition officielle, 819-347-8332, [email protected]
Partager cet article