Un nouveau rapport révèle que les outils de planification énergétique du Canada n'analysent pas la valeur de son système électrique dans une perspective de long terme English
Cette étude préconise la modernisation de la méthode d'évaluation des coûts énergétiques
OTTAWA, ON, le 19 févr. 2026 /CNW/ - Selon un nouveau rapport publié aujourd'hui par Hydroélectricité Canada, la transition énergétique du Canada est guidée par des outils de planification qui ne reflètent pas pleinement la fiabilité, la capacité et la valeur globale du système sur le long terme. Le document d'analyse Évaluer la valeur réelle de l'hydroélectricité révèle que lorsque les systèmes électriques sont évalués à l'échelle du réseau et dans une optique de long terme, l'hydroélectricité se révèle comme l'une des ressources énergétiques propres les plus rentables et les plus fiables qui soient.
Cette recherche souligne que des indicateurs de coût simplifiés, en particulier le coût actualisé de l'énergie (CAE ou LCOE dans son appellation la plus courante), sont souvent utilisés dans les débats publics, les modélisations réalisées par des groupes de réflexion et certains processus de planification provinciaux visant à comparer les technologies électriques. Bien qu'utile comme outil d'évaluation préliminaire, cet indicateur ne tient pas compte de la disponibilité de la ressource électrique pendant les périodes de pointe. Généralement, les analyses basées sur le LCOE ignorent également la valeur des actifs à long terme, comme les centrales hydroélectriques.
En revanche, les opérateurs de réseaux et les services publics utilisent couramment des modèles de planification détaillés qui tiennent compte de la fiabilité, de la capacité et des besoins à long terme en matière d'infrastructures lors de la conception des réseaux électriques.
« Le Canada planifie actuellement une expansion de sa production énergétique qui sera d'une importance historique, mais la façon dont nous continuons d'aborder la question des coûts n'est plus en adéquation avec la complexité du système », a déclaré Lorena Patterson, présidente-directrice générale d'Hydroélectricité Canada. « Cette vision à court terme de la planification énergétique risque d'entraîner des coûts plus élevés à long terme pour les générations à venir. Nous avons besoin de cadres d'analyse qui reflètent le fonctionnement réel des réseaux électriques sur plusieurs décennies et qui garantissent que le plus grand nombre possible de Canadiennes et de Canadiens aura accès à l'électricité la plus fiable à un coût optimisé. »
Le rapport souligne que de nombreux projets éoliens et solaires nécessitent plusieurs cycles de reconstruction ou de renouvellement sur une période équivalant à la durée de vie d'une seule centrale hydroélectrique. Or, ces coûts d'investissement futurs sont rarement pris en compte dans les comparaisons de coûts publics. Pour sa part, l'hydroélectricité ne requiert qu'une seule fois des investissements majeurs en capitaux - lors de la phase initiale de construction -, mais continue de fournir de l'énergie, de la capacité et de la flexibilité durant une période de 80 à 100 ans, voire davantage. Pourtant, les analyses utilisent généralement un horizon de planification de 20 à 30 ans.
L'hydroélectricité génère des économies systémiques essentielles qui favorisent l'intégration fiable d'autres ressources énergétiques propres dans la durée. Le rapport constate que les mesures de coût simplifiées ont considérablement influencé la manière dont les coûts énergétiques sont abordés dans les débats politiques et publics.
« Le LCOE a été conçu comme un outil de sélection préliminaire, et non comme un véritable outil de planification systémique », explique Brady Yauch, directeur, marchés et affaires réglementaires, Power Advisory, le cabinet de conseil indépendant qui a réalisé l'étude en question. « Lorsqu'on tient compte de la nécessité de maintenir la fiabilité, de remplacer les actifs à courte durée de vie et d'investir dans la capacité au fil du temps, les aspects économiques sont considérablement redéfinis. Les ressources à longue durée de vie comme l'hydroélectricité apportent une valeur ajoutée au système qui est largement invisible dans les comparaisons de coûts conventionnelles. »
Lorsqu'elles utilisent des méthodologies qui tiennent compte de la valeur de la capacité, de la durée de vie des actifs, de la valeur résiduelle et des coûts de remplacement, les analyses révèlent systématiquement que l'hydroélectricité est plus compétitive que ce que les indicateurs simplifiés semblent montrer. Selon les différents scénarios envisagés, on constate que les cadres de planification qui s'appuient sur des indicateurs de coûts à court terme peuvent sous-estimer les coûts à long terme du système pour les contribuables.
Un document d'information destiné aux médias, qui résume les principales conclusions du rapport, est accessible via le lien suivant.
Le rapport technique complet, intitulé Évaluer la valeur réelle de l'hydroélectricité, est accessible via le lien suivant.
À propos d'Hydroélectricité Canada :
Hydroélectricité Canada (HC) est l'association nationale qui représente l'industrie hydroélectrique canadienne. En tant qu'association à but non lucratif, HC regroupe des membres de l'ensemble du secteur, y compris des producteurs d'hydroélectricité, des fabricants d'équipements et des développeurs qui représentent collectivement plus de 95 % de la capacité hydroélectrique du Canada. À ce titre, l'association promeut le développement durable et le recours à l'hydroélectricité pour répondre aux besoins énergétiques actuels et futurs du Canada.
SOURCE WaterPower Canada

Contact pour les médias : Paula Gray, Directrice des communications, Hydroélectricité Canada, 613-608-8155, [email protected]
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