Remise en question de la viabilité du modèle Ontarien d'enseignement au
niveau du baccalauréat

Un nouveau livre propose des solutions pour améliorer l'enseignement postsecondaire

TORONTO, le 30 nov. /CNW/ - Les auteurs d'un nouveau livre lancé aujourd'hui affirment que le modèle ontarien sur lequel repose le système d'enseignement au niveau du baccalauréat n'est plus viable.

D'après le livre Academic Transformation: The Forces Reshaping Higher Education in Ontario, le modèle standard sur lequel est basé l'enseignement au premier cycle en Ontario est fondé sur la croyance que les étudiants devraient recevoir strictement leur enseignement de professeurs qui se livrent activement à des recherches originales. On s'attend à ce que ces professeurs à plein temps consacrent environ 40 % de leur temps et de leur énergie à de la recherche, 40 % à l'enseignement et 20 % à des activités qui rendent service à l'université et à la collectivité.

Or, deux changements qui sont survenus au cours des deux dernières décennies font qu'il est impossible aujourd'hui de maintenir ce modèle d'éducation. Le premier est que le public et le gouvernement s'attendent de façon croissante à ce que les universités produisent des connaissances qui amélioreront le bien-être économique et la compétitivité internationale du Canada. L'autre est la pression exercée pour que soit accru considérablement l'accès à l'enseignement au niveau du baccalauréat.

De l'avis des auteurs, les coûts élevés associés au modèle universitaire axé sur la recherche ont créé des contraintes financières chroniques. "Compte tenu des niveaux de financement et des frais de scolarité prévus, on ne peut simplement pas se permettre de confier entièrement l'enseignement des étudiants au premier cycle à des professeurs qui consacrent autant de temps et d'efforts à la recherche qu'à l'enseignement", a affirmé Michael Skolnik, professeur émérite, Institut d'études pédagogiques de l'Ontario.

"Outre le problème des coûts, la grande importance accordée au modèle universitaire axé sur la recherche cause un manque de variété dans les types d'expériences au niveau du baccalauréat offerts aux étudiants dont les antécédents, circonstances, aspirations et modes d'apprentissage diffèrent", a expliqué David Trick, président, David Trick and Associates.

Dans le livre Academic Transformation: The Forces Reshaping Higher Education in Ontario, les auteurs font les recommandations suivantes pour améliorer le système d'enseignement postsecondaire en Ontario :

    
    -   Se servir de la hausse prévue du nombre des demandes d'inscription à
        l'université pour créer un nouveau secteur d'institutions
        d'enseignement au niveau du baccalauréat qui mettent l'accent sur
        l'enseignement. On exigerait que les membres du corps professoral
        possèdent des connaissances à jour dans leurs domaines de
        spécialisation, mais ils ne seraient pas obligés de se livrer à de la
        recherche devant mener à des découvertes.

    -   Encourager les universités à créer ou à continuer à offrir un diplôme
        de premier cycle de haute qualité décerné à l'issue d'un programme de
        trois ans.

    -   Accorder à chaque université et collège un montant convenu chaque
        année pour poursuivre les activités d'enseignement et de recherche
        aux niveaux actuels et puis déterminer les fonds additionnels requis
        pour augmenter le nombre des inscriptions, étendre la recherche et
        l'enseignement ou donner suite à d'autres nouvelles priorités.

    -   Favoriser une efficience accrue en encourageant la différenciation
        entre les universités existantes, en combinant réglementation et
        incitatifs financiers.

    -   Favoriser l'équilibre et la différenciation dans le secteur des
        collèges. Un petit nombre de collèges devraient offrir d'importants
        programmes d'études au niveau du baccalauréat, tandis que d'autres se
        concentreraient sur la formation professionnelle et sur les
        apprenants insuffisamment préparés.

    -   Améliorer les possibilités de transfert entre les collèges et les
        universités; mettre sur pied des programmes précis dans les
        universités pour faciliter le transfert des étudiants inscrits à des
        programmes professionnels collégiaux.

    -   Créer une université ouverte en Ontario qui offrirait un
        apprentissage de haute qualité et qui fonctionnerait selon les
        principes d'une reconnaissance souple des crédits, de l'admission
        ouverte et de l'accès d'apprenants qui ne sont pas en mesure de
        s'inscrire aux universités existantes.

    -   Repenser les notions entourant la qualité pour qu'elles soutiennent
        des pratiques innovatrices dans le secteur de l'enseignement
        supérieur qui sont adaptées aux réalités du XXIe siècle.

    -   Reconnaître le besoin d'un leadership plus efficace dans le contexte
        des politiques provinciales dans le secteur de l'enseignement
        supérieur.
    

En tant que bailleur de fonds pour ce projet, le Conseil ontarien de la qualité de l'enseignement supérieur évaluera ces constatations et fournira des recommandations stratégiques au ministère de la Formation et des Collèges et Universités. "Ces recommandations seront utiles au Conseil, alors que nous collaborerons avec nos partenaires dans le secteur de l'enseignement supérieur en vue de conseiller le gouvernement sur le meilleur concept à adopter pour le système d'enseignement postsecondaire en Ontario", a déclaré Ken Norrie, vice-président à la Recherche du Conseil ontarien de la qualité de l'enseignement supérieur.

Le livre est disponible à la vente à http://mqup.mcgill.ca/book.php?bookid=2363 (en anglais seulement).

À propos des auteurs

Ian D. Clark est professeur à l'École de politique publique et de gouvernance de l'Université de Toronto, ancien sous-ministre fédéral et ancien président du Conseil des universités de l'Ontario.

Greg Moran est professeur et membre des groupes chargés des programmes d'études dans les secteurs clinique et développemental au Département de psychologie de l'Université Western Ontario, où il a aussi dirigé ce département et été doyen des études supérieures, vice-recteur et vice-président (Enseignement).

Michael L. Skolnik est professeur émérite à l'Institut d'études pédagogiques de l'Ontario de l'Université de Toronto et a été titulaire de la chaire William G. Davis en leadership relativement aux collèges communautaires de l'Université de Toronto, depuis sa création en 1999 jusqu'à 2007.

David Trick est président de David Trick and Associates, experts-conseils spécialisés en établissement de stratégies et en gestion dans le secteur de l'enseignement supérieur et est ancien sous-ministre adjoint de l'enseignement postsecondaire au gouvernement de l'Ontario.

À propos du Conseil ontarien de la qualité de l'enseignement supérieur

Le Conseil ontarien de la qualité de l'enseignement supérieur est un organisme indépendant du gouvernement de l'Ontario dont l'objectif est d'assurer l'amélioration continue du système d'enseignement postsecondaire en Ontario. Le Conseil a été créé en vertu de la Loi de 2005 sur le Conseil ontarien de la qualité de l'enseignement supérieur. Il a pour mandat de mener des recherches, d'évaluer le système d'enseignement postsecondaire et de communiquer des recommandations stratégiques au ministre de la Formation et des Collèges et Universités dans le but d'améliorer la qualité, l'accessibilité et la responsabilisation du système d'enseignement supérieur de l'Ontario.

SOURCE Conseil ontarien de la qualité de l'enseignement supérieur

Renseignements : Renseignements: Jeff Rohrer, Chef des communications, Conseil ontarien de la qualité de l'enseignement supérieure, (416) 212-5242, jrohrer@heqco.ca, www.heqco.ca

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