Règlement sur la réparabilité - LES DÉTAILLANTS QUÉBÉCOIS DEMANDENT À LA PREMIÈRE MINISTRE FRÉCHETTE DE PROTÉGER LE POUVOIR D'ACHAT DES CONSOMMATEURS
MONTRÉAL, le 13 mai 2026 /CNW/ - Au lendemain de l'étude des crédits budgétaires, la Coalition pour la réparabilité des électroménagers dénonce la posture du ministre de la Justice, Simon Jolin-Barrette, et demande à la première ministre du Québec, Christine Fréchette, de reporter à 2027 l'entrée en vigueur du règlement lié à la Loi 29.
Malgré les drapeaux rouges soulevés par l'industrie, le ministre a indiqué hier que le gouvernement entendait maintenir le cap. Il dit reconnaître « que ça demande un effort de la part des commerçants, des fabricants, des manufacturiers », mais conclut vouloir « aller de l'avant avec ça ».
Le règlement actuel produira l'effet inverse de celui recherché : plus de remplacements que de réparations, des coûts plus élevés et des consommateurs perdants.
La Coalition partage les objectifs de la Loi 29 et appuie le droit à la réparation ainsi que la lutte contre l'obsolescence programmée. Mais le règlement transfère la responsabilité aux détaillants, alors qu'ils ne contrôlent ni la conception des appareils, ni la disponibilité des pièces, ni la capacité du marché à réparer.
Ces coûts risquent d'être refilés aux consommateurs. La hausse potentielle du prix des appareils est estimée entre 10 % et 30 %. Ce n'est pas un choix des détaillants, mais la conséquence d'un cadre réglementaire mal calibré.
Or, lors de son discours inaugural, la première ministre Fréchette affirmait la volonté de son gouvernement de poser des gestes concrets pour aider les Québécois à faire face à la hausse du coût de la vie. La Coalition estime qu'il serait incohérent d'alourdir davantage la facture des consommateurs pour des produits essentiels comme les électroménagers.
Le gouvernement veut accélérer la réparabilité. Les détaillants répondent présent, mais le réseau n'est pas prêt. Il y a présentement une pénurie de réparateurs dans plusieurs régions du Québec et moins de 20 nouveaux techniciens seraient formés chaque année au Québec, ce qui est nettement insuffisant pour répondre à la demande qui n'ira qu'en croissant une fois la nouvelle réglementation en vigueur.
« La Coalition demande donc au gouvernement de reporter l'entrée en vigueur à 2027. Ce délai doit servir à ouvrir le dialogue avec l'industrie. Ensemble, identifions les meilleures façons de protéger le pouvoir d'achat, préserver l'accès à des appareils abordables et mettre en place une réparabilité qui fonctionne vraiment », a mentionné Anthony Amiel, pdg de Corbeil Électroménagers.
À propos de la Coalition
La Coalition pour la réparabilité des électroménagers regroupe des détaillants et distributeurs québécois présents dans toutes les régions du Québec, incluant Groupe Amiel (Corbeil Électroménagers et Distinctive), Tanguay, Meubles RD, Groupe P.A.S. Inc. (JC Perreault, Gagnon Frères, Ameublement Branchaud, Setlakwe Ltée, Meubles Bouvreuil, Meubles Domon, Meubles Croteau, Meubles Dégelis, Meubl'en Vrac, Meubles Poirier, Maison Bureau et Bureau), MEGA Group (Germain Larivière), Cantrex Nationwide.
SOURCE Coalition pour la réparabilité des électroménagers

Contact : Justin Meloche, NATIONAL, [email protected], cell : 514-995-9704
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