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Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle09 oct, 2026, 16:15 ET
MONTRÉAL, le 9 oct. 2026 /CNW/ -- La CLES se réjouit que ce sujet fasse l'objet d'un reportage dans une émission grand public et connue pour sa rigueur. Grâce à cette émission, la population a pu prendre acte de ce que nous voyons tous les jours, et ce, depuis plus de 20 ans : une industrie qui fonctionne en toute impunité, à Montréal, mais aussi dans plusieurs autres régions du Québec. L'agence Euphoria en est une parmi d'autres; elle n'est pas une niche de luxe, mais une organisation comme les autres qui recrute et embauche des femmes pour vendre leurs actes sexuels à des hommes qui en redemandent toujours plus.
Les pensées de la CLES vont à la vingtaine de femmes qui ont accepté de parler à l'équipe de journalistes et à toutes celles pour qui le reportage va susciter de fortes émotions.
Maintenant, les réactions au reportage doivent dépasser la surprise et l'indignation, ainsi que le réflexe de se dire qu'il s'agit d'une exception voire d'une anomalie. Il n'y a pas deux industries de la prostitution. Il n'y a pas deux sortes de clients, les bons et les autres. Il y a un système. Et ce système existe parce que, tous les jours au Québec, des hommes de toutes les classes sociales magasinent pour obtenir des actes sexuels. C'est parce que ces hommes le font en toute impunité que l'industrie s'organise : des agences se forment, des recruteurs sont embauchés, des proxénètes s'activent. L'industrie, que vous avez peut-être découverte à travers le reportage, existe parce que des hommes ordinaires s'arrogent le droit d'acheter des corps de femmes. Sans clients, pas d'industrie. Le prochain gouvernement et les corps policiers doivent s'attaquer à la source du problème : ceux qui font que le système existe.
« Sortir de la prostitution n'est pas qu'une affaire individuelle. C'est un choix que nous devons faire en tant que société. » - Jennie-Laure Sully, coordonnatrice à la Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle (CLES).
SOURCE Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle

Pour plus d'informations : Mélodie Pelletier, chargée des communications, Concertation des luttes contre l'exploitation sexuelle, 438-391-7625, [email protected]
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