Mobilisation des cols bleus de Montréal : «Partout ailleurs, on s'entend. Avec la Ville de Montréal, ça s'éternise!»
MONTRÉAL, le 19 sept. 2026 /CNW/ -- Plus de 1000 cols bleus membres du Syndicat des cols bleus regroupés de Montréal (SCFP 301) et leurs alliés issus de plusieurs sections locales sœurs et d'autres milieux se sont rassemblés derrière l'hôtel de ville, au Champ-de-Mars, pour lancer un dernier appel à l'administration de Soraya Martinez Ferrada. Appuyés par des syndicats de plus de 10 pays, les cols bleus donnent moins de 36 heures à l'administration Martinez Ferrada pour éviter la grève.
Plus tôt ce matin, le constat était clair pour les cols bleus réunis en assemblée générale : avec plusieurs autres employeurs municipaux, les négociations se sont conclues rapidement et de manière constructive. Mais quand la Ville de Montréal est mêlée de près ou de loin à une accréditation, les négociations s'éternisent et se traduisent par des conflits de travail néfastes, tant pour les membres que pour les citoyens.
« Le problème, ce n'est pas les cols bleus. Avec d'autres employeurs, on s'assoit et on règle. Le point commun de nos conflits qui s'éternisent, c'est la Ville de Montréal », a déclaré Nicolas De Ciccio, président du SCFP 301.
Depuis le 1er janvier 2025, plus de 6000 cols bleus travaillent sans convention collective. Ce sont eux qui entretiennent les rues, les parcs et les réseaux d'aqueduc, et qui font fonctionner au quotidien une multitude de services indispensables de la Ville de Montréal. Ce que l'administration leur propose aujourd'hui aurait pour effet de les appauvrir et de réduire leur pouvoir d'achat, compte tenu de l'inflation et du coût de la vie.
Pendant que le monde a les yeux tournés vers Montréal pour les Championnats du monde route UCI, les cols bleus reçoivent des appuis de partout. Plus d'une dizaine de syndicats représentant des employés municipaux de plus de 10 pays, ainsi que différentes organisations internationales représentant plus de 200 millions de travailleuses et travailleurs, ont fait parvenir leur appui aux cols bleus. On y retrouve notamment des syndicats suisses, allemands, français, danois, africains, européens et mondiaux.
« Des travailleurs municipaux d'ailleurs dans le monde regardent ce qui se passe à Montréal, et ils sont derrière nous. Ils savent ce que les cols bleus font pour que cette ville fonctionne. Ce qu'ils ne comprennent pas, c'est qu'une ville qui se présente comme une métropole internationale offre à ses cols bleus de s'appauvrir », a déclaré Nicolas De Ciccio, président du SCFP 301.
Les cols bleus souhaitent continuer de donner le maximum pour les citoyens et pour les grands événements comme les Championnats du monde route UCI. Ils ne peuvent toutefois pas le faire dans des conditions où la Ville de Montréal les appauvrit.
« Les cols bleus veulent que ces Championnats soient une réussite. Ce sont eux qui entretiennent, chaque jour, la ville que le monde entier regarde cette semaine. Il reste moins de 36 heures à l'administration pour faire la bonne chose. Si une grève devait survenir, ce serait le résultat de ses choix, pas des nôtres », a conclu Nicolas De Ciccio.
Comptant 143 000 membres au Québec, le SCFP représente environ 70 % de l'ensemble des employés municipaux au Québec, soit quelque 40 000 membres. Le SCFP est de plus présent dans les secteurs suivants : les affaires sociales, les communications, l'éducation, les universités, l'énergie, les sociétés d'État et organismes publics, les transports aérien et terrestre, le secteur mixte, le transport maritime ainsi que le secteur incendie. Il est le plus grand syndicat affilié à la FTQ.
SOURCE Syndicat canadien de la fonction publique (FTQ)

Renseignements : Julien Royal, Service des communications SCFP, 514-638-1461, [email protected]
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