MANIFESTATION POUR DÉNONCER L'INSUFFISANCE DES CHÈQUES D'AIDE SOCIAL ET LE COÛT EXORBITANT DE L'ALIMENTATION
MONTRÉAL, le 7 mai 2026 /CNW/ - À l'occasion de la 53ème Semaine de la dignité des personnes assistées sociale, des groupes de défense des droits des prestataires de l'aide sociale ont organisé une manifestation pour dénoncer les coûts élevés dans les épiceries sous le thème : Vos promesses c'est bin beau, mais ça remplit pas l'frigo. La manifestation a lieu le jeudi 7 mai 2026 à 15h au métro Préfontaine.
Alors que les médias annonçaient, en décembre 2025 qu'une famille moyenne pourrait dépenser jusqu'à 17 572 $ pour se nourrir en 2026, soit 995 $ de plus qu'en 2025, nous apprenions, il y a quelques jours, que les épiceries Métro engendrent toujours plus de profits sur le dos des consommateurs. Ainsi, pendant que les grandes compagnies de distribution alimentaire s'enrichissent, les ménages québécois, eux, peinent toujours plus à se nourrir.
« Comment est-ce possible que des gens aient faim alors que les ressources abondent et que les compagnies s'en mettent plein les poches ? » déplore Marie-Christine Latte de l'OPDS (Organisation populaire des droits sociaux) du quartier Hochelaga-Maisonneuve.
De plus, les organismes communautaires condamnent le gouvernement québécois de ne rien faire depuis plusieurs années pour augmenter les chèques d'aide sociale. « La plupart des personnes sur l'aide sociale reçoivent un maigre 845 $ par mois. Si on considère qu'elles doivent payer un loyer de 1200 $ et d'autres charges comme Hydro, le forfait de téléphone, les déplacements, comment les gens font pour s'alimenter convenablement ? » critique Margaret Van Nooten de Projet Genèse, un organisme communautaire situé dans Côte-des-Neiges. « En ce moment, les gens que nous rencontrons dans nos bureaux doivent choisir entre se loger et se nourrir, ça ne fait aucun sens. »
Les personnes assistées sociales lancent un message clair aux élu.es : les récentes modifications à l'aide sociale n'ont pas amélioré la qualité de vie des gens et encore moins le respect de leur dignité.
Pire encore, certaines allocations ont été enlevées au 1er janvier 2026. Les groupes en aide sociale de Montréal exigent que la Loi sur l'aide aux personnes et aux familles, qui a pour principes entre autres « d'encourager les personnes à exercer des activités permettant [...] leur participation active dans la société » le fasse pour vrai, avec des montants de prestations qui permettent réellement aux personnes assistées sociales de remplir leur frigo.
SOURCE Projet Genèse

Contact presse : Maria Laura Chobadindegui, Organisatrice communautaire au Projet Genèse, 514 917-3974
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