Lockout à la Ferme St-Zotique : Les syndicats CSN de la Montérégie font front commun : « Non à l'intimidation ! »
VALLEYFIELD, QC, le 29 oct. 2026 /CNW/ -- À l'initiative du Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Ferme St-Zotique, des militantes et militants de syndicats CSN de toute la région se rassemblent aujourd'hui, à 10 h, dans le parc voisin de l'hôtel MOCO, où se tiendra une séance de négociation.
En lockout depuis le 2 octobre, les travailleuses et travailleurs de l'usine ont un message clair pour la direction : l'intimidation, ça suffit. Pour la présidente du syndicat, Régine Sergerie, une convention collective, ça se règle à la table : « Depuis le début, notre boss mise sur la peur : des agents de sécurité, des sanctions, des avocats. Ça ne marche pas ! On ne craquera pas ! On veut une convention collective qui respecte notre travail, notre ancienneté et nos droits, on est prêts à la négocier dès maintenant ».
Le vice-président de la CSN, David Bergeron-Cyr, rappelle qu'un employeur qui mise sur l'intimidation et les tribunaux plutôt que sur la négociation se trompe de stratégie. Il souligne que : « La CSN sera là aussi longtemps qu'il le faudra, même si Burnbrae Farms fait durer son lockout en envoyant classer ses œufs en Ontario et en s'approvisionnant aux États-Unis ! »
En 2017, Burnbrae, propriétaire de la Ferme St-Zotique, a investi 8 millions de dollars pour que les œufs du Québec soient classés au Québec, rappelle Serge Monette, président de la Fédération du commerce. Il ajoute : « Le plus grand producteur d'œufs au Canada est loin d'être en difficulté : il refuse de partager. Ce sont des employé-es qu'il prive d'un salaire. La Fédération du commerce restera à leurs côtés jusqu'à ce qu'ils obtiennent une convention collective juste. »
Historique de tensions
Les salarié-es de l'usine de classement d'œufs sont sans convention collective depuis le 7 novembre 2025. L'employeur exige des reculs importants, notamment sur le respect de l'ancienneté. Il a aussi annulé huit dates de négociation. Depuis le début des pourparlers, plusieurs membres, dont des délégué-es syndicaux, ont été suspendus, congédiés ou visés par des mises en demeure. La direction multiplie aussi les recours devant les tribunaux : une dizaine de dates d'audience sont prévues d'ici avril. La veille de la séance de conciliation du 16 octobre, l'employeur a annoncé qu'il ne s'y présenterait pas en plus de reporter sa réponse aux demandes syndicales au 11 novembre.
« Quand un employeur s'attaque à un syndicat, il s'attaque à tout le mouvement. Le 2 octobre, on avait dit qu'on ne laisserait pas tomber les travailleuses et travailleurs de la Ferme St-Zotique. Aujourd'hui, on est là. Ils ne sont pas seuls, et la direction doit le comprendre », lance la présidente du Conseil central de la Montérégie, Audrey Benoit.
À propos
Le Syndicat des travailleuses et des travailleurs de la Ferme St-Zotique-CSN représente près d'une centaine de salarié-es de l'usine de classement d'œufs de Saint-Zotique. Il est affilié à la Fédération du commerce-CSN, qui regroupe plus de 67 000 membres, ainsi qu'au Conseil central de la Montérégie-CSN. La CSN rassemble plus de 350 000 travailleuses et travailleurs dans l'ensemble des secteurs d'activité.
SOURCE CSN - Confédération des syndicats nationaux

Renseignements : Valérie Gilker Létourneau, Conseillère aux communications, CSN, 514 588-1654
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