Une vaste nouvelle étude nationale révèle l'écart entre la volonté d'agir comme liquidateur testamentaire et la préparation nécessaire pour accomplir le travail
MONTRÉAL, le 19 oct. 2026 /CNW/ -- Un sondage compréhensif commandé par ClearEstate technologies révèle que la plupart des québécois sont prêts à assumer la responsabilité du règlement de la succession d'un proche, même s'il est vastement reconnu que les formalités administratives peuvent dépasser ce à quoi ils sont préparés.
Cette tension est au cœur de la nouvelle étude comparative menée par Canada Pulse Insights auprès de 3 048 adultes. Elle révèle une nette préférence pour que le rôle de liquidateur demeure confié à la famille, mais aussi une forte demande pour au moins une certaine forme de soutien professionnel.
90 % des québécois sondés (89 % au Canada) admettent que le rôle de liquidateur peut devenir complexe et chronophage, et que la plupart des gens y sont mal préparés. Pourtant, 73% des québécois (76 % au Canada) accepteraient ce rôle pour un membre de leur famille ou un proche, même sans en comprendre pleinement les responsabilités. Plus de huit québécois sur dix (82 %, et 83 % au Canada) souhaiteraient obtenir du soutien professionnel si cette responsabilité leur incombait.
« On peut affirmer sans trop de risque qu'il s'agit du plus vaste sondage canadien sur cette question de mémoire récente », a déclaré Will Daley, responsable de l'étude et vice-président principal, Recherche et analytique chez Canada Pulse Insights. « Avec plus de 3 000 répondants, l'échantillon est deux ou trois fois plus important que celui d'un sondage habituel et nous permet d'analyser des groupes très précis. »
La famille avant tout
Parmi les personnes qui disposent d'un plan successoral complet sans avoir fait appel à un liquidateur professionnel, une vaste majorité (80 %, et 82 % au Canada) a désigné un membre de la famille ou un ami pour remplir ce rôle.
Parallèlement, plus des deux tiers des répondants (69 %, et 63 % au Canada) estiment qu'il est injuste de s'attendre à ce qu'un membre de la famille assume seul toutes les tâches administratives liées au règlement d'une succession.
La préparation à ce transfert de responsabilité est souvent limitée. Parmi ceux qui n'ont pas fait appel à un liquidateur professionnel, près de la moitié des répondants (44 %) ne savent pas comment leur liquidateur accéderait, après leur décès, aux renseignements les plus récents sur leurs actifs et leurs passifs, notamment leurs comptes, leurs titres de propriété et leurs mots de passe.
« On peut en faire une lecture bienveillante : les gens veulent que la personne en qui ils ont le plus confiance s'occupe de quelque chose d'aussi profondément personnel », a déclaré Davide Pisanu, cofondateur et chef de la direction de ClearEstate.
« Mais on peut aussi en faire une interprétation moins généreuse. Nous savons que le travail peut être pénible et complexe, et pourtant nous demandons encore à quelqu'un que nous aimons de l'assumer sans toujours en faire assez pour lui faciliter la tâche.»
Selon Pisanu, cette contradiction témoigne d'une lacune persistante en matière d'information sur la planification successorale : les familles reconnaissent que le règlement d'une succession est difficile, mais continuent souvent de présumer qu'un proche de confiance sera en mesure de s'en charger.
La confiance au cœur du choix
Les résultats renforcent l'idée que la confiance est le principal moteur du choix d'un liquidateur, ce qui pose un défi aux fournisseurs de services professionnels.
Parmi les répondants qui ont désigné un membre de la famille ou un ami, 59 % (58% au Canada) affirment avoir choisi la personne en qui ils ont le plus confiance. Pour les conseillers et les divers professionnels qui interviennent dans les finances d'une famille, l'administration successorale -- notamment les complexités du règlement de la succession -- offre des occasions de sensibiliser les clients à une approche globale de la gestion de patrimoine.
Selon Daley, la plupart des Canadiens « se tournent vers les personnes en qui ils ont le plus confiance » lorsqu'ils cherchent de l'aide pour gérer leur succession et beaucoup hésitent à « tout confier à un inconnu ».
L'expérience montre que même des successions relativement simples peuvent exiger beaucoup de travail. Plus d'un québécois sur cinq interrogé (23%, et 20% au Canada) a déjà agi comme liquidateur, pour une charge de travail médiane déclarée de 35 heures alors que 37 % (39 % au Canada) y ont consacré 50 heures ou plus et que 11 % (17 % au Canada) ont complètement perdu le compte des heures. Les données de ClearEstate auprès de sa propre clientèle montrent que même les règlements de succession non contestés s'échelonnent généralement sur 12 à 18 mois, répartissant ces heures de travail sur une longue période.
« Les gens comprennent généralement ce que signifie être témoin au mariage de quelqu'un et quelles responsabilités cela comporte », a déclaré Daley. « Avec le rôle de liquidateur, les mêmes attentes de base n'existent pas. Les gens se sentent honorés ou obligés d'accepter, mais peuvent n'avoir aucune idée claire de ce que le rôle implique réellement. »
Ce que les familles fortunées savent déjà
Les familles disposant d'un patrimoine important ont depuis longtemps recours à des fiducies, à des bureaux de gestion de patrimoine familial et à d'autres structures professionnelles pour séparer la dimension émotive de l'héritage du travail technique lié à la gestion et au transfert du patrimoine. Les proches demeurent au cœur du processus, tandis que des spécialistes prennent en charge une grande partie des formalités.
Pisanu affirme que le sondage laisse croire que ce modèle est pertinent bien au-delà des ménages les plus fortunés. Beaucoup de Canadiens veulent toujours qu'une personne de confiance demeure responsable, mais les résultats montrent un intérêt plus large pour un soutien professionnel en coulisses.
« Les familles fortunées ont depuis longtemps mis en place des mécanismes pour séparer la dimension émotive de l'héritage du travail financier lié au transfert des actifs », a déclaré Pisanu. « Ce qui ressort de cette étude, c'est que beaucoup plus de québécois sont ouverts à l'aide de professionnels. Le défi consiste à rendre ces options faciles à comprendre, accessibles et, surtout, dignes de confiance. »
Le modèle privilégié n'est toutefois pas nécessairement d'écarter la famille du processus. Interrogés sur la personne qu'ils désigneraient aujourd'hui comme liquidateur, près de la moitié des répondants (45 %, et 48 % au Canada) ont choisi un membre de la famille ou un proche qui pourrait faire appel à des professionnels au besoin, comparativement à 26 % (30 % au Canada) qui s'attendraient à ce que cette personne s'occupe de tout elle-même. Seulement 28 % (22 % au Canada) choisiraient une solution principalement confiée à des professionnels : 13 % feraient appel à un service de liquidateur professionnel et 11 % (9 % au Canada) désigneraient une institution financière ou une société de fiducie.
Les Canadiens demeurent néanmoins ouverts aux solutions professionnelles : 72 % des québécois (70 % au Canada) affirment qu'ils seraient plus à l'aise de désigner un service de liquidateur professionnel, ou d'y avoir recours pour soutenir leur liquidateur, si les frais étaient clairement expliqués et nettement inférieurs à ceux des options traditionnelles.
Les résultats font ressortir une voie intermédiaire dans le règlement des successions : maintenir un membre de la famille ou un proche de confiance dans le processus, tout en lui donnant accès à une aide professionnelle pour les tâches juridiques, financières et administratives. Comme l'option du liquidateur professionnel demeure encore peu connue, l'étude laisse croire que le manque d'éducation sur le sujet demeure l'un des principaux freins à son adoption.
À propos de ClearEstate
ClearEstate est la seule solution numérique complète au Canada consacrée à la planification et au règlement des successions. Sa plateforme intuitive offre un soutien transparent et efficace en matière d'administration successorale et de services de liquidation. Fondée en 2020 et soutenue par des investisseurs tels que Diagram Ventures, OMERS Ventures, NAVentures, Investissement Québec, Canada Vie et IG gestion de patrimoine, ClearEstate a accompagné des milliers de familles en Amérique du Nord dans certains des moments les plus difficiles de leur vie.
SOURCE ClearEstate Technologies Inc.

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