Les modifications au Code du travail sont un affront à la démocratie, estime le Syndicat des Métallos

TORONTO, le 7 juin 2013 /CNW/ - « Adhérer à un syndicat au Canada est un processus démocratique, un exercice de recherche d'équité en vue d'avoir une voix au chapitre au travail », a affirmé Ken Neumann, directeur national, Syndicat des Métallos.

« Truquer le système de façon à saboter délibérément ce processus constitue un affront à la démocratie », a dit M. Neumann en référence au Projet de loi C-525, dernière attaque en règle des conservateurs de Harper contre les syndicats. « Si le gouvernement Harper affaiblit les syndicats, c'est tout le monde qui en pâtira. »

Le projet de loi d'initiative parlementaire présenté par le député conservateur Blaine Calkins aurait pour effet de modifier le processus d'accréditation et de révocation de l'accréditation dans les territoires fédéraux au moyen de modifications apportées au Code canadien du travail, à la Loi sur les relations de travail au Parlement et à la Loi sur les relations de travail dans la fonction publique.

« Ce n'est pas la première fois que ce gouvernement agit ainsi - apportant des changements majeurs à des symboles de notre société démocratique par l'adoption en catimini de projets de loi d'initiative parlementaire », a déclaré M. Neumann.

« Ce projet de loi pernicieux propose des seuils d'accréditation et de révocation en fonction du nombre de votes admissibles, et non en fonction du nombre réel de bulletins de vote déposés », a dit M. Neumann.

« Pratiquement aucun député siégeant à la Chambre des communes aujourd'hui ne serait élu si les mêmes seuils s'appliquaient à eux. L'obtention d'un appui majoritaire de 50 % des électeurs admissibles pourrait en fait nécessiter l'appui d'au moins 80 % des bulletins de vote déposés. Ce n'est pas démocratique, et les Canadiens voient bien que c'est injuste. »

Le Congrès du travail du Canada demande à juste titre pourquoi modifier un système qui fonctionne? Le processus consultatif qui a été suivi pendant des décennies pour modifier le Code du travail témoigne du respect et de l'appui dont jouit le système fédéral.

« Les conservateurs de Harper sont tellement embourbés dans les scandales et la controverse que même leurs plus solides partisans prennent leurs distances », a déclaré M. Neumann.

« Les conservateurs lancent donc une nouvelle attaque contre les syndicats pour tenter de détourner l'attention de leurs scandales et pour renforcer leur base. »

« Un sondage indique que 13 % seulement des Canadiens croient Stephen Harper quand il déclare ne pas avoir été au courant de l'affaire de son chef de cabinet et du sénateur déchu Mike Duffy », a fait remarquer M. Neumann.

« Qui plus est, les Canadiens ne croient pas que les conservateurs de Harper travaillent dans l'intérêt des familles ordinaires.

« Les attaques des conservateurs contre les syndicats et les travailleurs ordinaires font partie intégrante de la recherche par Stephen Harper d'une économie de bas salaires dans laquelle les multinationales et les plus fortunés parmi les riches font d'énormes profits, pendant que la majorité des Canadiens restent aux prises avec des inégalités croissantes. »

SOURCE : Syndicat des Metallos

Renseignements :

Ken Neumann, directeur national du Syndicat des Métallos pour le Canada, 416-544-5951
Bob Gallagher, communications, Syndicat des Métallos, Canada, 416-544-5966, 416-434-2221, bgallagher@usw.ca

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